Algarve Cup - Présentation du tournoi

L'Algarve est un tournoi sur invitation organisé par les fédérations portugaise, danoise, norvégienne et suédoise depuis 1994. Cette année, les douze équipes en lice réparties en trois groupes pourront pour la première fois prétendre à une finale. Il faudra pour cela finir parmi les deux meilleurs premiers des trois groupes.



Absente pour la première fois d'une Coupe du Monde en 2011, la Chine n'a plus le lustre d'antan. Mais le football chinoise reste un potentiel majeur du football féminin et depuis sa prise de fonctions en 2011, le sélectionneur Hao Wei a bâti une équipe avec de jeunes joueuses.
Arrivé en sélectionneur, il a su insuffler un nouvel élan à l'équipe et redonner de solides bases défensives. S'appuyant sur des attaquantes rapides comme Yang Li et Ma Yun, la Chine a pris la troisième place du dernier Championnat d'Asie, battue par le Japon en demi-finale (1-2).
Sans rival sur son continent, le Brésil compte de nombreuses joueuses évoluant en Europe. Si Marta reste l'attaquante clé de la sélection comme elle l'a montré en décembre dernier avec un triplé face aux Etats-Unis, d'autres joueuses comme Cristiane ou encore Formiga font parler leur expérience. Mais Vadao a aussi commencé à renouveler le groupe lors de la dernière Copa America et ses matchs amicaux. Si le Brésil voudra briller au Mondial, c'est surtout pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016 que la sélection souhaite décrocher l'Or.
Toujours présente dans les phases finales, l'Allemagne avait chuté en huitième en 2011. Les Allemandes se préparent donc à laver cet affront en 2015. La Frauenmannschaft est l'un des candidats les plus sérieux au titre. Championnes d'Europe en 2013, Silvia Neid a su allier plusieurs générations dont la gardienne Nadine Angerer est l'illustration alors que des talents comme Nadine Kessler pèse beaucoup sur l'équipe.
Deux fois médaillée d'or olympique et une fois Entraîneur de l'Année FIFA pour le football féminin, Pia Sundhage a depuis sa prise de fonction apporté des nouveautés dans le jeu suédois. Avec plus ou moins de réussite, même si le parcours qualificatif au mondial a été un sans-faute, l'attaque n'a pas toujours brillé. Malgré cela, la sélection compte sur des valeurs sures comme Nilla Fischer en défense, la Parisienne Caroline Seger, mais aussi les attaquantes de l'OL Lotta Schelin et du PSG Kosovare Asllani. Finaliste en 2003, la Suède est un parfait outsider.

Mercredi 4 mars 2015
Brésil - Chine (15h, Albufeira)
Allemagne - Suède (16h, Real San Antonio)
Vendredi 6 mars 2015
Allemagne - Chine (13h, Real San Antonio)
Suède - Brésil (13h30, Lagos)
Lundi 9 mars 2015
Brésil - Allemagne (17h30, Parchal)
Suède - Chine (17h30, Real San Antonio)

Groupe B : Le réveil américain ?

Saison historique pour la Suisse qui a décroché pour la première fois sa place pour une Coupe du Monde. Emmenées par l'attaquante Ramona Bachmann et sa partenaire Lara Dickenmann (Lyon), les Suissesses ont devancé le Danemark et l'Islande en qualifications. Depuis l'arrivée de Martina Voss-Tecklenburg il y a trois ans, l'ex-internationale allemande a apporté son expérience. La Suisse continue de progresser.
Deuxième à neuf points de la Suisse dans son groupe de qualification, l'Islande n'a pas réussi à décrocher une place de barragiste. La sélection de Freyr Alexandersson qui avait été lourdement battue par la Suisse (3-0) s'est déjà fixée sur un nouvel objectif, celui de décrocher une nouvelle qualification pour l'Euro aux Pays-Bas en 2017. Quart de finaliste pour la première fois de leur histoire en 2013, l'Islande qui a déjà disputé une finale à l'Algarve Cup aura l'occasion de se jauger.
Présente pour la septième fois en Coupe du Monde Féminine, la Norvège fait partie des habitués. Mais la sélection ne figure plus sur les podimus régulièrement contrairement aux années 90 et 2000. La sélection est malgré tout une valeur sure comme la finale atteinte en 2013 alors que l'équipe n'était pas attendue à ce stade de la compétition. Sous la houlette d'Even Pellerud, les expérimentées Trine Rønning, Ingvild Stensland ou Ingrid Hjelmseth côtoient désormais Isabell Herlovsen, la Lyonnaise Ada Hegerberg, ou encore Caroline Hansen et Emilie Haavi.
Les Américaines brillent sur le continent mais ont souvent été malmenées ces derniers mois. Après seulement une septième à la dernière Algarve Cup, les Etats-Unis ont remporté leurs matchs amicaux et le titre continental face au Costa Rica (6-0). Mais le tournoi au Brésil (1 défaite et 1 nul face au Brésil), ou encore la récente défaite face aux Bleues montre que l'équipe n'est pas au mieux ou tout du moins pas encore prête. Si Alex Morgan est la nouvelle génération talentueuse, les récentes absences de joueuses comme Megan Rapinoe ou Sydney Leroux se ressentent, tout comme Hope Solo, alors que la sélectionneuse Jill Ellis ne fait pas l'unanimité. Mais les Américaines finalistes en 2011 voudront au Canada retrouver la couronne.

Mercredi 4 mars 2015
Suisse - Islande (15h, Lagos)
Norvège - Etats-Unis (19h, Real San Antonio)
Vendredi 6 mars 2015
Etats-Unis - Suisse (17h, Real San Antonio)
Norvège - Islande (18h, Lagos)
Lundi 9 mars 2015
Norvège - Suisse (17h30, Albufeira)
Etats-Unis - Islande (17h30, Lagos)

Groupe C : un coup à jouer pour la France

Malgré leur titre de championnes du monde il y a quatre ans, les Japonaises n'avaient jamais remporté la Coupe d'Asie avant le mois de mai 2014, où elles ont conquis le titre continental suprême pour la première fois de leur histoire. Signe que les Nadeshiko restent une solide formation qui a su éviter le piège face à la Chine et l'Australie. Reconnue pour son jeu collectif, sa technique et des qualités de passes hors du commun, l'équipe de Norio Sasaki est avant tout une équipe plutôt que des individualités. Mais il ne faut pas oublier l'expérience des Aya Miyama, Shinobu Ohno, Kozue Ando ou encore Yuki Ogimi. Les deux "Françaises" Saki Kumagai et Rumi Utsugi sont aussi des sélectionnées régulières.
Demi-finaliste de l'Euro 2013 après avoir sorti la France en quart de finale, le Danemark n'a pas brillé en qualification au Mondial. Troisième de son groupe derrière la Suisse et l'Islande, les Danoises ont déçu. Défaites par l'Israël (0-1), accrochées par la Serbie (1-1), ou encore battues par la Suisse, l'équipe scandinave peine offensivement. Avec un bloc avant tout défensif et peu de créativité, le Danemark devra se renouveler. L'exploit face à la France cache une remise en question globale qui débutera dès ce tournoi.
Le Portugal est le petit poucet de ce tournoi. 42e au classement, le Portugal reste cependant sur deux victoires face à la Suisse en février dernier. La formation portugaise, hôte du tournoi, est chaque saison l'un des derniers classés. Mais il n'en reste pas moins que ce tournoi est l'un des meilleurs apprentissages pour l'équipe de Francisco Neto qui débutera face aux Bleues.

Mercredi 4 mars 2015
Japon - Danemark (14h10, Parchal)
Portugal - France (18h, Parchal)
Vendredi 6 mars 2015
Portugal - Japon (12h10, Algarve Faro)
France - Danemark (15h, Algarve Faro)
Lundi 9 mars 2015
Portugal - Danemark (14h10, Real San Antonio)
Japon - France (14h10, Parchal)

Mardi 3 Mars 2015
Sebastien Duret