BLEUES - Comment lutter contre le manque d'efficacité ?

Une bonne vingtaine de tirs, des occasions à la pelle mais seulement deux buts d'inscrits. Le manque de réalisme français a tranché avec l'insolente réussite anglaise samedi. Tentative d'explication et perspectives.



Marie-Laure Delie a été la seule à trouver la clé du succès samedi (Photo William Morice)
Les vieux démons sont ressortis. Et le manque d'efficacité en attaque chez les Bleues s'est à nouveau fait sentir samedi à Charléty. Le contraste fut d'ailleurs saisissant avec des Anglaises qui ont inscrit deux buts sur leurs deux seules occasions nettes. Il a fallu que les Françaises – qui sont aussi tombées sur une Bradley très performante – tirent plus d'une vingtaine de fois au but pour arracher un nul plus que mérité au vue de la physionomie du match.
D'ailleurs, ce manque d'adresse avait été flagrant aux Jeux. Et cela avait coûté aux Bleues la finale lors du match contre le Japon mais aussi la médaille de bronze avec cette défaite contre le Canada. « Il ne faut pas repenser aux matches des J.O où l'on a manqué d'efficacité. Il faut avancer et puis Marie-Laure (Delie) en met deux aujourd'hui. Il faut qu'on pense aux matches où l'on marquait d'entrée et qu'on arrive à reproduire la même chose », argumentait Corine Franco.

"Peut-être un peu de concentration"

« La gardienne était très bonne aujourd'hui et on a marqué des buts sur des actions moins bien construits que d'habitude peut-être qu'il faut passer par là.... Mais on continue de bosser. A chaque séance d'entraînement, on travaille devant le but », se justifiait le sélectionneur Bruno Bini. Mais alors que manque-t-il aux Bleues pour que ce ballon rentre au fond ? Un peu plus d'application, de détermination ? « Il nous manque peut-être un peu de concentration. Et au haut niveau il ne suffit pas de construire des actions, il faut les mettre au fond : les grandes équipes font très peu d'actions et les mettent régulièrement au fond », soulignait Laura Georges « frustrée » que son équipe ait gâchée autant de munitions. « Quand on voit que ça se passe de cette manière, on se dit qu'on va encaisser un but ». La double buteuse qui a buté pendant 59 minutes sur Bradley a, elle, une autre version et invoque un manque de réussite. « Il nous manque peut-être un peu de chance, ça se joue à rien, un petit centimètre », avançait Marie-Laure Delie qui fut la seule à détenir la clé du match, samedi.

T.S.

Lundi 22 Octobre 2012
Thibault Simonnet