Laurent Bonadei (photo FFF)
C'est une victoire très importante, qui met la pression sur les Pays-Bas, et un premier clean sheet depuis près d'un an et treize matchs, depuis la Belgique. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?
En termes de combativité et d'état d'esprit, c'est cette équipe de France-là que je veux voir, avec une défense vraiment impliquée. On n'a quasiment pas vu Pajor sur ce match. Thiniba Samoura et Maëlle Lakrar ont été très solides, sur les côtés aussi, l'apport de Selma Bacha nous a fait du bien sur le plan de l'équilibre, et avec Alice Sombath. Mais c'est tout le travail de l'équipe : on a fait un pressing intense. À part les cinq premières minutes, où on a eu un peu de mal à entrer dans le match, et quelques situations de contre qu'on doit éviter quand on joue à l'extérieur, on a maîtrisé. On est une équipe joueuse ; dans ces moments-là, il faut aussi savoir temporiser un peu, faire davantage bloc équipe. Mais j'ai une équipe généreuse, qui a toujours envie d'aller de l'avant. Constance Picaud fait l'arrêt décisif, une superbe parade, je suis vraiment content pour elle. Et ce clean sheet fait du bien : quand on commence à y penser trop souvent, ça peut devenir chronique et on perd un peu confiance. Là, globalement, le match a été bien maîtrisé. Ce n'était pas facile de venir ici — les Pays-Bas n'y ont arraché qu'un nul, dans la difficulté. C'est vraiment une belle victoire.
Vous parliez de l'arrêt décisif de Constance Picaud. Vous aviez annoncé votre choix hier soir aux gardiennes. Pourquoi elle, plutôt que Mylène Chavas ou Pauline Peyraud-Magnin ?
Oui, hier soir, très tard. On s'était entretenus avec les joueuses dans la journée et on s'était donné jusqu'au bout du dernier entraînement pour trancher, avec Lionel. Il n'est pas question de remettre en cause la hiérarchie, mais Pauline n'a joué que cinq matchs depuis novembre-décembre : elle manque de rythme, et c'est une fille honnête, on a vu qu'elle n'était pas à 100 %. Dans ce genre de rencontre, il faut être à 100 %. Pareil pour Marie-Antoinette Katoto, qui aurait pu démarrer mais qui n'est pas complètement à 100 % — et qui nous a bien aidés en fin de match. Je préfère avoir des joueuses à 100 %, même pour trente minutes, plutôt que d'en lancer une au coup d'envoi sans qu'elle soit au top. Constance avait fait un très beau match en Irlande, c'était normal qu'elle prenne la place dans le but ; elle a déjà disputé quatorze matchs avec cette équipe de France. Lancer Mylène pour un premier match officiel — elle n'avait qu'une sélection, en amical contre le Cameroun — dans une rencontre à fort enjeu et sous cette pression, ça n'aurait pas été judicieux, même si elle le méritait après une très belle saison. J'ai préféré miser sur la stabilité, et récompenser le très bon match de Constance.
Vous confirmez qu'elle devrait enchaîner ?
Tout à fait.
En termes de combativité et d'état d'esprit, c'est cette équipe de France-là que je veux voir, avec une défense vraiment impliquée. On n'a quasiment pas vu Pajor sur ce match. Thiniba Samoura et Maëlle Lakrar ont été très solides, sur les côtés aussi, l'apport de Selma Bacha nous a fait du bien sur le plan de l'équilibre, et avec Alice Sombath. Mais c'est tout le travail de l'équipe : on a fait un pressing intense. À part les cinq premières minutes, où on a eu un peu de mal à entrer dans le match, et quelques situations de contre qu'on doit éviter quand on joue à l'extérieur, on a maîtrisé. On est une équipe joueuse ; dans ces moments-là, il faut aussi savoir temporiser un peu, faire davantage bloc équipe. Mais j'ai une équipe généreuse, qui a toujours envie d'aller de l'avant. Constance Picaud fait l'arrêt décisif, une superbe parade, je suis vraiment content pour elle. Et ce clean sheet fait du bien : quand on commence à y penser trop souvent, ça peut devenir chronique et on perd un peu confiance. Là, globalement, le match a été bien maîtrisé. Ce n'était pas facile de venir ici — les Pays-Bas n'y ont arraché qu'un nul, dans la difficulté. C'est vraiment une belle victoire.
Vous parliez de l'arrêt décisif de Constance Picaud. Vous aviez annoncé votre choix hier soir aux gardiennes. Pourquoi elle, plutôt que Mylène Chavas ou Pauline Peyraud-Magnin ?
Oui, hier soir, très tard. On s'était entretenus avec les joueuses dans la journée et on s'était donné jusqu'au bout du dernier entraînement pour trancher, avec Lionel. Il n'est pas question de remettre en cause la hiérarchie, mais Pauline n'a joué que cinq matchs depuis novembre-décembre : elle manque de rythme, et c'est une fille honnête, on a vu qu'elle n'était pas à 100 %. Dans ce genre de rencontre, il faut être à 100 %. Pareil pour Marie-Antoinette Katoto, qui aurait pu démarrer mais qui n'est pas complètement à 100 % — et qui nous a bien aidés en fin de match. Je préfère avoir des joueuses à 100 %, même pour trente minutes, plutôt que d'en lancer une au coup d'envoi sans qu'elle soit au top. Constance avait fait un très beau match en Irlande, c'était normal qu'elle prenne la place dans le but ; elle a déjà disputé quatorze matchs avec cette équipe de France. Lancer Mylène pour un premier match officiel — elle n'avait qu'une sélection, en amical contre le Cameroun — dans une rencontre à fort enjeu et sous cette pression, ça n'aurait pas été judicieux, même si elle le méritait après une très belle saison. J'ai préféré miser sur la stabilité, et récompenser le très bon match de Constance.
Vous confirmez qu'elle devrait enchaîner ?
Tout à fait.
Un point sur Maëlle Lakrar : on l'a vue se faire strapper le mollet gauche, elle semblait très marquée. C'est inquiétant pour mardi ?
On fait attention, ça a gonflé. On va prendre le temps, tranquillement. On a un très bon staff médical — le docteur, le kiné —, on travaille très bien et on a tous les moyens à disposition pour bien récupérer et permettre à Maëlle de jouer. On va suivre ça dans les prochaines heures, les prochains jours, en espérant que ce ne soit pas grave.
Sur le plan offensif, vous vous êtes encore créé beaucoup d'occasions, avec un peu de mal à vous mettre en route, puis un but qui tombe presque sur un temps fort polonais. Satisfait de la performance offensive, sachant que la jeune gardienne adverse a aussi fait le travail en face ?
Tout à fait. On a tenté huit frappes cadrées pour deux buts, alors qu'en général c'est environ la moitié des frappes cadrées qui se transforment. C'est vrai qu'elle a fait de beaux arrêts. Je suis content pour Melvine Malard, qui évoluait dans l'axe de l'attaque et qui nous a libérés en début de seconde période : si on ne marque pas d'entrée au retour des vestiaires, le temps qui passe peut faire monter le stress, donc ça nous a soulagés. Et puis on connaît la frappe de Sandy Baltimore — un but magnifique, sur la remise de Melvine, ça fait plaisir. Il y a eu de bons enchaînements sur les côtés, elles ont respecté le plan de jeu à la lettre. Elles ont surtout été courageuses, et je retiens ça, parce que le terrain était difficile : la pelouse était détrempée par moments, c'étaient des conditions de jeu compliquées. Malgré tout, elles ont toujours essayé de jouer et de se créer des occasions. C'est très satisfaisant.
On fait attention, ça a gonflé. On va prendre le temps, tranquillement. On a un très bon staff médical — le docteur, le kiné —, on travaille très bien et on a tous les moyens à disposition pour bien récupérer et permettre à Maëlle de jouer. On va suivre ça dans les prochaines heures, les prochains jours, en espérant que ce ne soit pas grave.
Sur le plan offensif, vous vous êtes encore créé beaucoup d'occasions, avec un peu de mal à vous mettre en route, puis un but qui tombe presque sur un temps fort polonais. Satisfait de la performance offensive, sachant que la jeune gardienne adverse a aussi fait le travail en face ?
Tout à fait. On a tenté huit frappes cadrées pour deux buts, alors qu'en général c'est environ la moitié des frappes cadrées qui se transforment. C'est vrai qu'elle a fait de beaux arrêts. Je suis content pour Melvine Malard, qui évoluait dans l'axe de l'attaque et qui nous a libérés en début de seconde période : si on ne marque pas d'entrée au retour des vestiaires, le temps qui passe peut faire monter le stress, donc ça nous a soulagés. Et puis on connaît la frappe de Sandy Baltimore — un but magnifique, sur la remise de Melvine, ça fait plaisir. Il y a eu de bons enchaînements sur les côtés, elles ont respecté le plan de jeu à la lettre. Elles ont surtout été courageuses, et je retiens ça, parce que le terrain était difficile : la pelouse était détrempée par moments, c'étaient des conditions de jeu compliquées. Malgré tout, elles ont toujours essayé de jouer et de se créer des occasions. C'est très satisfaisant.