Laurent Bonadei (photo FFF.fr)
Pourriez-vous nous donner un point sur l'état du groupe ?
À l'exception des départs de Selma (Bacha) et Naomi (Feller) en début de stage, toutes les joueuses sont valides pour la rencontre face à l'Irlande. J'ai également fait appel à Alice Pinguet par mesure de précaution, suite à une petite opposition réalisée avec les U23 en fin de semaine. Pauline (Peyraud-Magnin) et Constance (Picaud) ont reçu de légers chocs, mais rien de grave ; c'est vraiment de l'anticipation à J-2.
Vous avez convoqué un groupe élargi pour ce rassemblement afin de pallier d'éventuels forfaits. Est-ce que le reste du stage correspond à vos attentes ?
Oui. La liste a été établie il y a déjà quinze jours, et je savais qu'il y avait des risques de pépins physiques avec la Ligue des Champions et le championnat. Mon rôle est d'anticiper. Avec les départs de Selma et Naomi, nous nous sommes retrouvés à 24 joueuses. Comme nous avons eu une grosse semaine d'entraînement avec plus de séances, le risque de coups ou de petites blessures augmentait. Certaines joueuses, comme Elisa (De Almeida), sont arrivées un peu diminuées physiquement, et nous avons suivi un protocole strict avec le staff médical pour les remettre dans les meilleures dispositions. C’est aussi le cas pour Kessya Bussy. Je suis satisfait car tout le monde est désormais opérationnel.
Vous avez bénéficié d'une semaine entière de préparation, ce qui est rare. Cela a-t-il facilité votre travail ?
Absolument. Même si j'ai décidé de laisser un jour de repos supplémentaire aux joueuses le mardi 24 pour qu'elles puissent souffler physiquement et mentalement, avoir du temps nous a permis de travailler sans précipitation. Nous avons pu bien décortiquer le travail tactique lors des séances du jeudi. Cela nous a aussi permis de leur laisser un samedi plus tranquille avant de venir à Dublin à J-2 pour préparer le match sereinement.
À l'exception des départs de Selma (Bacha) et Naomi (Feller) en début de stage, toutes les joueuses sont valides pour la rencontre face à l'Irlande. J'ai également fait appel à Alice Pinguet par mesure de précaution, suite à une petite opposition réalisée avec les U23 en fin de semaine. Pauline (Peyraud-Magnin) et Constance (Picaud) ont reçu de légers chocs, mais rien de grave ; c'est vraiment de l'anticipation à J-2.
Vous avez convoqué un groupe élargi pour ce rassemblement afin de pallier d'éventuels forfaits. Est-ce que le reste du stage correspond à vos attentes ?
Oui. La liste a été établie il y a déjà quinze jours, et je savais qu'il y avait des risques de pépins physiques avec la Ligue des Champions et le championnat. Mon rôle est d'anticiper. Avec les départs de Selma et Naomi, nous nous sommes retrouvés à 24 joueuses. Comme nous avons eu une grosse semaine d'entraînement avec plus de séances, le risque de coups ou de petites blessures augmentait. Certaines joueuses, comme Elisa (De Almeida), sont arrivées un peu diminuées physiquement, et nous avons suivi un protocole strict avec le staff médical pour les remettre dans les meilleures dispositions. C’est aussi le cas pour Kessya Bussy. Je suis satisfait car tout le monde est désormais opérationnel.
Vous avez bénéficié d'une semaine entière de préparation, ce qui est rare. Cela a-t-il facilité votre travail ?
Absolument. Même si j'ai décidé de laisser un jour de repos supplémentaire aux joueuses le mardi 24 pour qu'elles puissent souffler physiquement et mentalement, avoir du temps nous a permis de travailler sans précipitation. Nous avons pu bien décortiquer le travail tactique lors des séances du jeudi. Cela nous a aussi permis de leur laisser un samedi plus tranquille avant de venir à Dublin à J-2 pour préparer le match sereinement.
"C'est une bonne chose de pouvoir varier le système d'attaque"
Concernant votre adversaire, l'Irlande, comment abordez-vous cette rencontre ?
Il n'y a plus de matchs faciles. L'Irlande est une nation qui progresse et occupe la 27e place au classement FIFA. Nos dernières expériences face à elles ont été compliquées : une victoire difficile 1-0 à Metz, puis une défaite lors du dernier match de poule. Même si l'équipe était remaniée à l'époque, l'Irlande méritait sa victoire. Nous nous attendons donc à un match sérieux et difficile, où il faudra s'engager pleinement avec détermination pour ramener les trois points.
On observe que sur les huit derniers matchs, vous avez aligné six attaques différentes. Est-ce une volonté délibérée de varier ou souhaiteriez-vous plus de stabilité ?
Je pense que c'est une bonne chose de pouvoir varier le système d'attaque pour surprendre l'adversaire avec différents profils de puissance, de vitesse ou de technique. Cela permet aussi aux joueuses de rester "éveillées" et de maintenir une certaine fraîcheur athlétique sur des matchs rapprochés. Enfin, cela nous évite d'être dépendants d'une seule joueuse, comme le montre le forfait de Delphine aujourd'hui.
Comment tranchez-vous pour vos choix offensifs alors que vous disposez de profils très variés ?
Cela dépend de l'état de forme du moment et du temps de jeu en club. Contrairement à un club, nous devons aussi tenir compte de ce qui s'est passé lors du dernier stage il y a trois mois, tout en observant les performances récentes. J'affine ensuite mes choix selon l'adversaire et le fait de jouer à domicile ou à l'extérieur.
Comment gérez-vous la concurrence côté droit entre Kadidiatou Diani et Delphine Cascarino ?
C'est très difficile. J'en ai fait l'amère expérience lors d'un quart de finale de championnat d'Europe en déplaçant Delphine à gauche, ce qui avait un peu dénaturé son profil. J'essaie d'être le plus honnête et transparent possible avec elles. Les attaquantes ont besoin de confiance ; elles ne doivent pas avoir peur de l'échec devant le but. Je ne sortirai pas forcément une joueuse parce qu'elle n'a pas marqué, si son travail de pressing ou son respect des consignes est irréprochable, comme c'est parfois le cas pour Marie (Katoto). Je veux qu'elles soient épanouies et prennent des initiatives.
Comme s'est passée l'intégration d'Anaïs Ebayilin ?
Je suis très satisfait de son intégration, mais aussi du rôle des anciennes joueuses qui l'ont accueillie. Elle fait déjà partie intégrante du groupe.
Vous avez organisé une opposition contre les U23 avec quels objectifs ?
Avec une fenêtre internationale plus longue, c'était intéressant de voir tout le monde. Cela m'a permis d'observer en direct des joueuses U23 que je ne vois parfois qu'en vidéo, comme Océane Hurtré qui joue en Angleterre. En collaboration avec le sélectionneur des U23, nous avons mis en place un système de jeu qui nous préparait spécifiquement pour l'Irlande. C'était une belle opportunité pour ces jeunes de se montrer.
Justement, comment suivez-vous les joueuses qui évoluent à l'étranger ?
Il m'arrive de me déplacer, notamment en Angleterre, mais nous utilisons surtout la vidéo. Je regarde les multiplex le dimanche et mon analyste vidéo prépare des montages individuels pour chaque joueuse observée, ainsi que pour les potentiels nouveaux talents. Par exemple, cela m'a permis de voir que Magou Doucouré retrouvait son niveau athlétique après une période difficile. Le staff se répartit les observations pour recouper toutes les informations.
Il n'y a plus de matchs faciles. L'Irlande est une nation qui progresse et occupe la 27e place au classement FIFA. Nos dernières expériences face à elles ont été compliquées : une victoire difficile 1-0 à Metz, puis une défaite lors du dernier match de poule. Même si l'équipe était remaniée à l'époque, l'Irlande méritait sa victoire. Nous nous attendons donc à un match sérieux et difficile, où il faudra s'engager pleinement avec détermination pour ramener les trois points.
On observe que sur les huit derniers matchs, vous avez aligné six attaques différentes. Est-ce une volonté délibérée de varier ou souhaiteriez-vous plus de stabilité ?
Je pense que c'est une bonne chose de pouvoir varier le système d'attaque pour surprendre l'adversaire avec différents profils de puissance, de vitesse ou de technique. Cela permet aussi aux joueuses de rester "éveillées" et de maintenir une certaine fraîcheur athlétique sur des matchs rapprochés. Enfin, cela nous évite d'être dépendants d'une seule joueuse, comme le montre le forfait de Delphine aujourd'hui.
Comment tranchez-vous pour vos choix offensifs alors que vous disposez de profils très variés ?
Cela dépend de l'état de forme du moment et du temps de jeu en club. Contrairement à un club, nous devons aussi tenir compte de ce qui s'est passé lors du dernier stage il y a trois mois, tout en observant les performances récentes. J'affine ensuite mes choix selon l'adversaire et le fait de jouer à domicile ou à l'extérieur.
Comment gérez-vous la concurrence côté droit entre Kadidiatou Diani et Delphine Cascarino ?
C'est très difficile. J'en ai fait l'amère expérience lors d'un quart de finale de championnat d'Europe en déplaçant Delphine à gauche, ce qui avait un peu dénaturé son profil. J'essaie d'être le plus honnête et transparent possible avec elles. Les attaquantes ont besoin de confiance ; elles ne doivent pas avoir peur de l'échec devant le but. Je ne sortirai pas forcément une joueuse parce qu'elle n'a pas marqué, si son travail de pressing ou son respect des consignes est irréprochable, comme c'est parfois le cas pour Marie (Katoto). Je veux qu'elles soient épanouies et prennent des initiatives.
Comme s'est passée l'intégration d'Anaïs Ebayilin ?
Je suis très satisfait de son intégration, mais aussi du rôle des anciennes joueuses qui l'ont accueillie. Elle fait déjà partie intégrante du groupe.
Vous avez organisé une opposition contre les U23 avec quels objectifs ?
Avec une fenêtre internationale plus longue, c'était intéressant de voir tout le monde. Cela m'a permis d'observer en direct des joueuses U23 que je ne vois parfois qu'en vidéo, comme Océane Hurtré qui joue en Angleterre. En collaboration avec le sélectionneur des U23, nous avons mis en place un système de jeu qui nous préparait spécifiquement pour l'Irlande. C'était une belle opportunité pour ces jeunes de se montrer.
Justement, comment suivez-vous les joueuses qui évoluent à l'étranger ?
Il m'arrive de me déplacer, notamment en Angleterre, mais nous utilisons surtout la vidéo. Je regarde les multiplex le dimanche et mon analyste vidéo prépare des montages individuels pour chaque joueuse observée, ainsi que pour les potentiels nouveaux talents. Par exemple, cela m'a permis de voir que Magou Doucouré retrouvait son niveau athlétique après une période difficile. Le staff se répartit les observations pour recouper toutes les informations.
Kadidiatou Diani : "Je pense être plus efficace à droite"
Est-ce que les changements fréquents nuisent aux automatismes en attaque ?
Pas forcément. Nous avons l'habitude d'évoluer ensemble en sélection depuis un certain temps, donc les automatismes reviennent assez facilement. Que je joue à gauche, dans l'axe ou à droite, j'essaie de donner le meilleur de moi-même pour servir l'équipe. Nous nous entendons toutes très bien, sur le terrain comme en dehors.
Vous êtes capable de jouer sur tout le front de l'attaque. Comment vivez-vous cette polyvalence ?
C'est vrai que je peux jouer partout, mais je pense être plus efficace à droite, puis dans l'axe, et enfin à gauche. Peu importe où le coach a besoin de moi, j'essaierai d'aider l'équipe au mieux, même si j'ai une petite préférence pour le côté droit.
Une nouvelle campagne commence. À quel point est-il important de bien débuter pour se qualifier directement pour la Coupe du Monde ?
C'est primordial d'être concentrées dès les premiers matchs pour viser la qualification directe et éviter les barrages. Cela nous permettrait d'être plus sereines dans nos têtes.
Comment avez-vous trouvé l'intégration d'Anaïs Ebayilin cette semaine ?
Je ne connaissais pas Anaïs personnellement car je n'ai pas joué avec elle au PSG. C'est une jeune joueuse très prometteuse, physique et talentueuse, ce qui est de bon augure pour l'avenir de l'équipe de France.
Pas forcément. Nous avons l'habitude d'évoluer ensemble en sélection depuis un certain temps, donc les automatismes reviennent assez facilement. Que je joue à gauche, dans l'axe ou à droite, j'essaie de donner le meilleur de moi-même pour servir l'équipe. Nous nous entendons toutes très bien, sur le terrain comme en dehors.
Vous êtes capable de jouer sur tout le front de l'attaque. Comment vivez-vous cette polyvalence ?
C'est vrai que je peux jouer partout, mais je pense être plus efficace à droite, puis dans l'axe, et enfin à gauche. Peu importe où le coach a besoin de moi, j'essaierai d'aider l'équipe au mieux, même si j'ai une petite préférence pour le côté droit.
Une nouvelle campagne commence. À quel point est-il important de bien débuter pour se qualifier directement pour la Coupe du Monde ?
C'est primordial d'être concentrées dès les premiers matchs pour viser la qualification directe et éviter les barrages. Cela nous permettrait d'être plus sereines dans nos têtes.
Comment avez-vous trouvé l'intégration d'Anaïs Ebayilin cette semaine ?
Je ne connaissais pas Anaïs personnellement car je n'ai pas joué avec elle au PSG. C'est une jeune joueuse très prometteuse, physique et talentueuse, ce qui est de bon augure pour l'avenir de l'équipe de France.