Bruno Bini : "On a donné le meilleur de nous-même"

Le sélectionneur national revient sur le tournoi de Chypre et la prestation des Bleues face à la Nouvelle-Zélande qui a permis de décrocher la troisième place.



Le tournoi se termine sur une bonne note avec ce succès aux tirs au but face à la Nouvelle-Zélande, c'est un bon résultat ?

C'était un bon match. On jouait pour la première fois la Nouvelle-Zélande, mais ce que j'avais vu sur les vidéos des matches, c'est avéré exact. Quant on a fait la présentation aux filles, on leur avait dit que le côté droit était très fort avec la n°7 (NDLR : Ali Riley) et la n°2 (NDRL : Ria Percival) et c'est vrai qu'il axe beaucoup leur jeu là dessus. On a fait un match très sérieux et on a produit du jeu, c'est ça qui est intéressant par rapport au match de l'Afrique du Sud. Il y a eu du jeu, de l'engagement. Pour un quatrième match, j'ai trouvé qu'athlétiquement les filles étaient biens. Après on n'a pas voulu prendre de risque avec quelques filles : Gaëtane Thiney, Louisa Necib qui a ressenti une petite pointe juste à la fin de l'échauffement, Delphine Blanc parce qu'il y a la santé des filles qui est prioritaire et les échéances aussi avec les clubs, et il faut les respecter. Ce qui m'a aussi bien plu, c'est l'état d'esprit des filles durant ce match. Ce qu'on n'avait pas eu contre l'Afrique du Sud, on l'a eu ici. Cela nous a permis de terminer le tournoi sur une très bonne note.

Mais on a senti une équipe de France qui a mis du temps à prendre le dessus et à presser cet adversaire ?

Il y avait beaucoup d'absentes et il fallait retrouver des automatismes. Si on regarde l'équipe alignée face à la Nouvelle-Zélande par rapport à l'équipe-type qui a fait l'essentiel des éliminatoires, il manquait 6 filles : Sandrine Dusang, Louise Necib, Ophélie Meilleroux, Sonia Bompastor, Elise Bussaglia, Camille Abily. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui sont capables avec autant d'absentes de produire ce jeu. Celles qui étaient là on fait le boulot.

Ce tournoi à Chypre a en tout cas permis de faire des essais, de préparer l'Euro ?

Ca a permis de regarder celles qui avaient la maille ou non. Malgré tout, je pense que le match contre l'Angleterre, restera le match référence. Il faut être fou pour jouer sa vie au foot. A la dernière minute des arrêts de jeu, on tape sur le coin des buts, si on met le but, on est en finale mais là ça sort ! Aujourd'hui sur l'un des premiers tirs de la Nouvelle-Zélande, même si le but est magnifique, ça tape la barre, ça rentre et nous ça tape la barre et c'est sorti. Il faut regarder la compétition avec sérénité et se dire qu'on a donné le meilleur de nous-même, les filles aussi et après arrive ce qui arrive.

Propos recueillis par Sébastien Duret

Mercredi 18 Mars 2009
Sébastien Duret