#D1F #PSGOL Olivier ECHOUAFNI : « Un grand match »

Heureux du match nul acquis par son équipe face à Lyon ce dimanche (1-1) lors de la 10e journée de D1, Olivier Echouafni est revenu sur cette première un dimanche à 21 heures, au terme d’une semaine mouvementée…



Que ressortez-vous de ce match ?
« C’était un grand match, sur le plan de l’intensité, sur le plan du jeu… Il y a eu de très bonnes séquences ! C’est ce qu’on aime dans le foot avec des équipes très proches l’une de l’autre, même si Lyon a peut-être eu plus d’opportunité que nous ! Le seul petit regret que j’ai c’est l’égalisation qui est revenue trop rapidement. Si on avait réussi à maintenir notre niveau d’exigence, on savait que les coups de pied arrêtés étaient leur point fort, on aurait pu leur causer des soucis...

Vous avez aussi été touché par les blessures…
On a eu pas mal de soucis tout au long de la semaine ! Andrine Hegerber s’est blessée pendant la semaine, elle souffre d’une fissure à une cheville !Ce matin, Aminata Diallo s’est blessée à son tour, alors que Christiane Endler revenait d’un long déplacement en Australie… On rentre dans une période où les filles ont pas mal donné. Quant à Eve Perisset (sortie sur civière à la 65e minute, NDLR) elle a un problème au mollet. On va passer les examens afin de connaître la gravité de sa blessure.

Le plus dur est fait pour le PSG dans sa rivalité avec Lyon ?
Pas complètement. On a pêché sur l’animation offensive, je pense que certaines filles ont été en dessous de leur niveau. Après sur l’état d’esprit je n’ai rien à reprocher aux filles, elles ont tout donné, elles se sont accorchées pour préserver ce résultat face à l’armada lyonnaise. Quand sur le banc vous avez Fishlock, Van de Sanden et Le Sommer qui rentrent, il faut le prendre en compte.

Avez-vous effectué un travail spécifique avec vos joueuses du fait de cette diffusion en prime time ?
J’appréhendais un petit peu de savoir comment elles allaient gérer l’évènement, c’était une première historique. Cette date restera gravée, on est rentré dans une nouvelle ère, elles ont bien géré l’évènement, et pourtant il y avait de la pression.

Marie-Antoinette Katoto a été marquée par son passage en équipe de France selon vous ?
Au contraire, quand vous vivez de telles situations, avec cette première cape et une grande affiche ensuite, ça doit vous donner de l’envie. Après il faut se préparer. Marie, comme d’autres joueuses, est encore très jeune, et je pense qu’elle n’a pas encore assez d’expérience pour préparer ces matches-là. On y travaille mais ça doit aussi venir d’elle. A force de jouer des matches comme ça, elle va franchir des caps. C’est à elle de faire la première démarche.

A 8 mois de la coupe du monde, vous sentez l’atmosphère monter ?
La meilleure des réponses c’est ce qui vient de se passer, avec un match retranscrit sur Canal, 10 000 spectateurs (8 700 en réalité, NDLR), une ambiance fantastique… Les filles aussi sentent qu’il se passe quelque chose, on vient de franchir une nouvelle étape ce soir dans le foot féminin.


Lundi 19 Novembre 2018
Vincent Roussel