EURO - Les BLEUES affichent clairement la couleur

Les joueuses de l'équipe de France le disent haut et fort : elles ont envie de gagner cet Euro. « Toujours échouer en demi-finale, c'est frustrant. Même vraiment frustrant », soupire Marie-Laure Delie. Alors en Suède, la seule ambition, c'est la victoire.



Marie-Laurie Delie et les Bleues espèrent franchir un palier à l'Euro (Photo : Eric Baledent)
Elles ne cachent pas leurs ambitions. Elles ont envie d'accrocher, pour la première fois de leur histoire, un titre à leur palmarès. Après deux échecs en demi-finale lors de la Coupe du monde en Allemagne puis aux Jeux de Londres l'année dernière, les Bleues savent qu'elles doivent encore franchir ce cap. « Toujours échouer en demi-finale, c'est frustrant. Même vraiment frustrant. Mais on a suffisamment la rage pour essayer de passer un palier cette fois, lâche Marie-Laure Delie. L'objectif c'est d'aller chercher le titre. J'espère qu'on ira au bout. Mais attention il y a quand même du chemin à parcourir avant. » Si la France avait déjà changé de statut aux Jeux Olympiques, elle en a encore conquis un nouveau aujourd’hui. Avec la Suède et l'Allemagne, elle fera partie des favorites déclarées pour cet Euro (10-28 juillet).
Déterminée, Corine Franco assume parfaitement ce statut : « On le dit : on est plus sûrs de nous. Les bonnes performances qu'on a réalisées lors des deux dernières grosses compétitions font que nous ne sommes plus des outsiders. On a hâte d'y être et de prouver qu'on va faire quelque chose. Est-ce que ne pas gagner serait un échec ? Oui bien sûr. Après on peut tomber contre plus fort que nous, passer à côté mais on n'est pas dans cette optique là. On ne veut pas d' un échec. »
La capitaine des Bleues, Sandrine Soubeyrand tient, elle aussi, un discours offensif. « A un moment donné, il faut être ambitieux et les résultats des deux compétitions précédentes nous ont donné confiance en nos capacités parce que ça ne s'est pas joué à grand chose les deux dernières fois. On va entamer une troisième phase finale en trois ans. Ce n'est pas rien non plus. Mais aujourd’hui, on ne peut pas se satisfaire d'être seulement en lice pour la phase finale. Il faut aller très loin !»

Soubeyrand : "Il faut aller très loin"

Et puis les Bleues ont fait une sacrée préparation en affrontant des équipes de top niveau. Pays-Bas (1-1), Angleterre (2-2), Canada (1-1) mais surtout le Brésil (2-2, 1-1) et l'Allemagne (1-1, 3-3). Malgré ses sept matches nuls, ça leur a permis d'engranger de l'expérience. Et par rapport à la médaille en chocolat ramenée de Londres, Sandrine Soubeyrand espère que les petits détails pencheront, cette fois-ci, en faveur des Bleues. « Ça fait 20 ans que les Allemandes sont sur le toit de l'Europe, elles n'envisagent pas de lâcher leur titre comme ça. On a fini quatrième aux Jeux alors que c'était la première fois qu'on les faisait et on s'est fait un peu matraquer dans tous les sens. Alors, oui, c'était frustrant en termes de jeu parce qu'on s'est peut-être moins retrouvé. Mais, en termes de résultats, quatrième aux Jeux ça démontre qu'on a progressé. Maintenant : de la quatrième à la première place : il y a un petit pas. J'espère qu'on l'aura franchi cette année en rencontrant de grosses nations. Cela nous a permis d'engranger de la confiance, de travailler certains domaines qui ne marchaient pas ou certaines choses sur lesquelles on était en difficulté. »

Mardi 9 Juillet 2013
Thibault Simonnet