Tournoi de CHYPRE - Elodie THOMIS : "On ne craint plus personne"

L'attaquante française parle de sa blessure, du match de la Finlande, du nouveau statut des Bleues mais aussi de sa complicité avec Marie-Laure Delie.



Elodie Thomis sent l'équipe de France "sûre d'elle" (Photo : Thibault Simonnet)
Le minimum syndical
« On ne peut pas être à 100% de nos capacités sur tous nos matches mais on a quand même assuré l'essentiel. Il fallait vraiment que la Finlande gagne ce match-là, nous on en avait déjà gagné un et on l'a joué un peu plus sereinement. Elles ont joué à 100% tout le match, ont osé et nous ont posé pas mal difficultés avec leur attaquante (Sällström). Mais c'est ça aussi les grandes équipes, elles gagnent quand elles ne sont pas à 100%. »

Les adducteurs qui sifflent
« J'ai eu un problème aux adducteurs qui est remonté jusqu'au niveau de mes abdos et ça a carrément handicapé mon jeu. Je me suis arrêté jusqu'à hier et ce match contre la Finlande. Sur mes courses, ça a été mais, au niveau du souffle, c'était un peu plus compliqué de récupérer, d'enchaîner les courses mais sinon, ça s'est bien passé. »

« Allez Elodie ! »
« Ce n'était pas évident pour moi de rentrer dans un match comme ça parce que la Finlande est une équipe physique et très costaude défensivement mais j'avais besoin de rythme. Hier, c'était mon premier match, mon « premier entraînement haute tension ». Le fait que le banc m'ait encouragé m'a aidé. Quand j'ai des coups de moins bien, il y a toujours des personnes derrière moi pour m'aider à remonter la pente. Hier, c'est ce qu'ils ont fait, je me suis réveillé à temps. »

Elodie Thomis en compagnie de Marina Makanza à l'entraînement aujourd'hui
Sûre d'elle, mental, fierté
« Je sens l'équipe sûre d'elle et de ses capacité, on ne craint plus personne. A une certaine époque, si on avait eu l'Allemagne en face de nous, on se serait dit : « C'est costaud, comment on va faire mais maintenant ce n'est plus le cas ». On se dit que l'on peut gagner contre ces équipes. On a nos forces, nos faiblesses mais peu importe. Quand on joue à 100%, on est capable de faire tomber à n'importe quelle équipe et quand notre mental est à 100%, on peut faire des « folies ». L'équipe a changé, on a vraiment un nouveau statut on le ressent. Des filles disaient que certaines grandes nations nous craignaient parce qu'elle disait qu'on était une équipe complète. Quand j'entends ça, je me sens fière de mon équipe surtout quand ça sort de la bouche du Brésil... »

La Coupe du monde, ça forge
« Avoir participé à une compétition mondiale nous a changé. On s'est surpassé chacune individuellement et collectivement pour arriver à ce résultat. Ça forge...On en apprend tous les jours mais à la Coupe du monde beaucoup, on apprend plus vite. Et puis on est resté un mois ensemble avec toutes les joueuses concentrées sur le même objectif. Il y a vraiment eu une prise de conscience sur nous même pour que l'on reste tout le temps dans la compétition et cela nous sert dans nos vies actuelles. Si on a l'occasion de faire la prochaine Coupe du monde...Avec la maturité que l'on aura pris ces derrières années, on arrivera avec un autre statut, un autre mental. »

Complices
« Marie (Marie-Laure Delie), je l'aime beaucoup, elle est formidable et sourit tout le temps. Alors même si t'as le cafard et que t'es pas bien, tu souris avec elle. Parfois, elle sourit pour rien alors toi aussi tu souris ! C'est Marie. On se comprend d'un regard, c'est rare d'avoir des amitiés comme celle-là. Quand je suis en club, on s'envoie parfois des textos de temps en temps mais quand on se retrouve, on est les plus heureuses du monde. On se raconte nos vies et ce qui a changé depuis la dernière fois, c'est important. »

Thibault Simonnet à Larnaca

Vendredi 2 Mars 2012
Thibault Simonnet