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Bleues - Philippe BERGEROO : "Je ne prendrais que des joueuses qui ne sont pas blessées"

Alors que les Bleues sont rassemblées depuis jeudi dernier à Ploufragan, Philippe Bergerôo a évoqué ces premiers jours de préparation, l'état de forme des joueuses à quelques jours de la sortie de la liste des 18 élues + 4 réservistes. Il a aussi annoncé qu'il ne prendrait aucun risque vendredi lors de l'annonce de la liste sur les joueuses ne seraient pas encore aptes.



Philippe Bergerôo ce lundi matin à Ploufragan (photo Sébastien Duret)
Philippe Bergerôo ce lundi matin à Ploufragan (photo Sébastien Duret)
>> La préparation
Tout se passe bien pour l'instant dans des conditions exceptionnelles au niveau des terrains, de l'hébergement. C'est un temps idéal, il n'y a pas un soleil écrasant. Cela nous permet de récupérer beaucoup plus vite sur des séances qui sont bien dosées mais difficiles.
On travaille par palier. Ce matin (ndlr : lundi), on a travaillé pendant deux heures. C'est pendant cette période-là que l'on peut faire le travail le plus important. Ensuite, on affinera les séances quand on sera à Clairefontaine. On est obligé de les freiner dans la préparation, car il ne faut pas dépasser certaines critères. On travaille beaucoup en aérobie-capacité. Ce matin, je demandais à certaines joueuses de ne pas aller constamment presser. On fera cela un peu plus tard. Cela reste de bons signes quand même.
En dehors du terrain, on a fait du voilier (dimanche) sur deux gros chalutiers. Il n'y a pas eu de noyées, ni de malades, cela nous permet aussi de bien bosser mais aussi de trouver des espaces pour mentalement être équilibré.

>> La liste pour les JO
Les filles sont très motivées parce qu'il va y avoir 18 joueuses plus 4 remplaçantes. Il faudra se séparer de six joueuses, mais il faudra continuer à travailler avec ces six joueuses parce que l'on a deux matchs de préparation. Et si on a de la "casse", il faudra qu'elles soient là, c'est pour cela que j'ai pris 28 joueuses et que je n'ai pas annoncé les réservistes ou d'autres situations. Il y a des filles qui reviennent de blessure et c'est un début de saison. Si j'annonce à l'avance, les 18, les 4 et les remplaçantes, ce sera assez compliqué.

"Les quatre réservistes devront avoir un excellent état d'esprit"

>> L'état de forme, les retours de blessure
Il faut faire attention au niveau des entraînements en allégeant certaines séances pour des joueuses qui n'ont pas beaucoup joué cette année en équipe de France et même dans leur club. De toute façon, je ne prendrais que des joueuses qui ne sont pas blessées. On part à dix-huit et je ne veux pas me retrouver en grosse difficulté. Les quatre qui seront dans les tribunes, il faudra que je prenne de bonnes joueuses, polyvalentes, mais avec un excellent état d'esprit. Faire une compétition en restant dans les tribunes en étant spectatrice, si on n'a pas l'esprit de groupe, cela peut devenir très compliqué.
(A propos d'Amandine Henry) Il va falloir réguler sa condition physique car elle ne va pas être dans le même état que les autres. Ce sera le job des deux préparateurs physiques.

>> Les matchs de préparation (Chine le 16 juillet, Canada le 23 juillet)
C'est très difficile d'avoir des matchs amicaux à cette période-là. J'avais rencontré au tirage au sort, Bruno Bini. On s'était mis d'accord pour jouer l'un contre l'autre. On avait du mal à trouver un deuxième match, mais la Fédération nous a trouvé le Canada. Ce sont deux gros matchs où l'on fera notamment tourner l'effectif lors du premier match.

>> L'objectif aux JO
Cela fait dix ans que le foot féminin français attend une médaille. On est tombé dans un groupe avec les Etats-Unis, la Colombie qui nous a battu 2-0 à la Coupe du Monde et la Nouvelle-Zélande que l'on a battue que 2-1 à Laval. Il faudra prendre match par match et il ne faudra pas faire de faux-pas dès le premier match. C'est un niveau qui est peut-être plus important dès le début que la Coupe du Monde car il n'y a que 12 pays.

>> Le Brésil
On verra un peu au niveau de l'environnement par rapport à ce qui se passe au Brésil. Pour l'instant, on n'a pas beaucoup d'informations. Si on était à Rio dès le début, on serait sur le site dans le village. Je pense que c'est un peu mieux d'être éloigné de ce village-là pendant les premiers matchs (ndlr : la France débutera à Belo Horizonte, Salvador). On a aussi évoqué les risques de Zika. Le médecin en a parlé aux joueuses, tout est géré. C'est lui le spécialiste.

Mardi 5 Juillet 2016
Sebastien Duret

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