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Bleues - Wendie RENARD, une (grosse) boulette sans conséquence

Auteure d’un but contre son camp alors que l’équipe de France menait 1-0 contre la Norvège, Wendie Renard ne s’est pas cachée à la fin de la rencontre, pour expliquer son erreur, et affirmer que cela ne l’avait en rien perturbé.



Wendie Renard après son but contre son camp (photo Eric Baledent/FOF)
Wendie Renard après son but contre son camp (photo Eric Baledent/FOF)
C’est un but qui va faire le tour du monde. Mais pas pour les bonnes raisons. Sur les réseaux sociaux, certains tabloïds anglais qui n’hésitent pas à la surnommer comme la « Van Dijk française » (du nom du défenseur néerlandais de Liverpool), partageaient déjà la séquence en masse. Ce mercredi, à l’Allianz Riviera, 54e minute de jeu, alors que l’équipe de France vient de s’ouvrir le chemin de la victoire face à la Norvège, grâce au but de Valérie Gauvin moins de dix minutes avant, l’impensable va se produire.

« Je veux la mettre en corner »

Wendie Renard et Sarah Bouhaddi constatent les dégâts (photo Eric Baledent/FOF)
Wendie Renard et Sarah Bouhaddi constatent les dégâts (photo Eric Baledent/FOF)
Servie en profondeur sur la gauche de la surface, Isabell Herlovsen tente de trouver une partenaire au deuxième poteau, où se trouve uniquement l’ancienne capitaine tricolore : « Le centre arrive, il y a une attaquante sur le côté donc je sais qu’il en reste une, racontait Wendie Renard, une fois le coup de sifflet final passé. Après Amel (Majri) me parle, je ne comprends pas trop ce qu’elle me dit, donc pour assurer je veux la mettre en corner ». Sauf que le ballon termine sa course au fond des filets de Sarah Bouhaddi, impuissante et qui, comme sa partenaire à l’Olympique lyonnais, se prend la tête à deux main, abasourdie par un si gros coup de théâtre.

Alors, comment l’une des meilleures défenseures du monde a pu faire mettre ce « but gag », comme elle l’a appelé ? « Je la prends un peu du talon je pense, ça fait tâche et ça a fait mal collectivement je pense, parce qu’on avait fait les efforts pour essayer d’ouvrir la marque ». Pas de quoi abattre la plus grande joueuse (en taille) de ce Mondial : « Ce sont des situations qui arrivent, on doit être capables de vite switcher, parce que si on faiblit mentalement, ça veut dire qu’on n’est pas prêtes pour le sport de haut niveau. Ça permet de garder les pieds sur terre, et de se remettre en question ».

« Je vais passer au zapping »

(photo Eric Baledent)
(photo Eric Baledent)
Surtout, le but de Le Sommer pour redonner l’avantage aux Bleues lui a enlevé un poids des épaules : « On a démontré avec l’appui de nos supporters qu’on était prêtes, on est costauds, on a fait les efforts pour aller chercher ce 2e but, c’est bien », se réjouissait Renard. « Honnêtement, on n’a pas eu peur de craquer, (le but) c’est la faute à pas de chance, relativisait sa partenaire en charnière centrale, Griedge Mbock. Ça arrive à tout le monde de marquer contre son camp, la force de notre groupe c’est le collectif, on est restées solidaire et ça a fait la différence ».

« Elle a assez de mental pour rebondir, ça s’est vu juste après, elle a gagné beaucoup de duels, disait pour sa part Amandine Henry. Heureusement qu’elle était là aussi, sur le premier match elles nous en met deux… On ne peut pas lui en vouloir, loin de là au contraire ». Puis Griedge Mbock, lorsque des confrères se demande si ce n’est pas la première grosse boulette de sa carrière : « J’espère que ce sera la dernière aussi (rires) ». En tout cas, une chose est sûre : « je vais passer dans le zapping », a reconnu la principale intéressée, avec le sourire.

Vendredi 14 Juin 2019
Sebastien Duret

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