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Bleues - Corinne DIACRE : "On a essayé de varier nos animations offensives déjà"

A l'issue de la rencontre, Corinne Diacre est revenue sur la performance collective mais aussi celles de joueuses comme Dali, Périsset, Katoto ou encore Feller.



Corinne Diacre n'a pas eu le temps de douter sur le banc (photo Frédérique Grando)
Corinne Diacre n'a pas eu le temps de douter sur le banc (photo Frédérique Grando)
11 buts, quasiment aucune occasion concédée, de belles séquences et des entrées percutantes. Une soirée parfaite ?

C’est un match que l’on s’est rendu facile en démarrant fort. C’était un objectif. À partir du moment où l’on marque rapidement, on est moins embêté derrière.

Quelle note vous donneriez à votre équipe sur ce match ?


C’est difficile de mettre une note. Mais en tout cas, on est satisfaites des trois points. On continue notre marche en avant dans ces qualifications pour la Coupe du monde. C’est ce qu’on voulait, rester sérieux. Après il nous reste un deuxième match, avec un déplacement assez long au Kazakhstan qu’il va falloir maîtriser.

Que retenez-vous au final de cette rencontre avec ce festival offensif ?


On a essayé de varier nos animations offensives déjà. Tout n’était pas parfait dans la finition mais quand on a 70 ou 75% de la possession du ballon face à un bloc bas comme ce soir, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile dans le football. Maintenant, on a quand même réussi à marquer 5 buts en 1re période, 6 en seconde. Les entrantes n’ont pas affaibli l’équipe de France. Il y a plusieurs points positifs. Et ce sont trois points qui sont importants pour la suite.

Sur Kenza Dali, qui fait une belle entrée avec un but et 2 passes décisives. Satisfaite de sa prestation et qu’une joueuse qui sort du banc apporte sa fraîcheur à l’équipe ?

Oui, c’est ce qu’on leur demande aussi. Quand on fait un 11 de départ, on fait des déçues évidemment. Une fois la déception passée, il faut qu’elles se concentrent si on fait appel à elles au cours du jeu. C’est ce qui s’est passé ce soir avec les filles qui sont rentrées, même si Naomie (Feller, ndlr) est entrée moins longtemps. C’était un peu plus difficile pour elle mais tout le monde a fait ce qu’il fallait pour ne pas affaiblir cette équipe de France.

Parmi les joueuses présentes au coup d’envoi, il y avait Ève Périsset qui retrouvait une place de titulaire. Qu’avez-vous pensé de sa prestation ?

Elle est à l’image de l’équipe. On ne l’a pas vu dans son registre premier, à savoir défendre. Mais à l’image de l’équipe, elle a bien attaqué. Elle a cette capacité à mettre des bons ballons sur centre, tout comme le côté gauche aussi.

Katoto enchaîne de son côté avec 11 buts sur ses 7 dernières sélections. Une satisfaction aussi de voir qu’elle enchaîne bien ?

Oui, pour une attaquante c’est important de marquer des buts. Après, je pense qu’elle était un peu frustrée car elle aurait bien souhaité marquer un peu plus. Mais sur une défense basse avec ses qualités, elle qui demande d’habitude un peu plus de profondeur, c’est plus difficile pour elle ce soir. Mais elle a quand même réussi à marquer donc c’est bien.

"C’était le bon moment pour essayer certaines choses"

Naomie Feller a fêté sa première sélection ce soir. Allez-vous continuer jusqu’à l’EURO et à l’avenir à intégrer des jeunes comme elle pour apporter de la nouveauté au groupe ?

Il y a déjà pas mal de jeunes. Maintenant, il faut aussi qu’on arrive à trouver une certaine stabilité et puis surtout quelques automatismes entre les anciennes et les nouvelles qui arrivent. On ne peut pas se renouveler en permanence. Maintenant, c’était le bon moment pour essayer certaines choses. Après, aux jeunes aussi de se faire une place. Je ne serai pas patiente longtemps, à un moment donné il faut de la performance. Donc à elles de saisir leur chance.

Est-ce que vous sentez justement qu’une alchimie est en train de prendre entre les anciennes et les nouvelles ?

Oui, il y a quand même de bonnes choses. Après, le haut niveau demande un peu plus d’exigence qu’il faut qu’elles acquièrent. Quand on sort du club et qu’on arrive en équipe de France, ce n’est pas la même chose qu’en club. Il y a des choses à acquérir mais on est là aussi pour les accompagner.

Un mot pour finir sur le classement, avec le Pays de Galles qui a été accroché par la Slovénie…

Je n’avais pas connaissance du résultat, leur match ayant démarré avant le nôtre mais en même temps, je ne suis pas surprise vu les difficultés qu’elles nous ont posé il y a quelques semaines. Maintenant, on va avoir une première petite finale face au Pays de Galles au mois de novembre si on veut rester en tête.

Samedi 23 Octobre 2021
Daniel Marques

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