Laurent, c’est un scénario qu’on n’avait pas forcément imaginé. Comment analysez-vous cette défaite contre les Pays-Bas ?
Oui, forcément il y a de la déception. Encore une fois, on se met en difficulté en étant menés au score alors qu’on a le contrôle du ballon. On a plus de 70 % de possession, mais comme quoi ce n’est pas forcément un gage de réussite. Malgré cela, en deuxième mi-temps, on a poussé pour revenir. On égalise, on se crée de belles situations, mais on manque de réalisme. Il faut aussi reconnaître que la gardienne adverse fait de très beaux arrêts. À un moment, il aurait peut-être fallu jouer un peu plus avec la tête et se dire qu’un match nul (1-1) pouvait être un bon résultat, puisqu’on avait deux points d’avance au classement. Mais on se fait prendre en contre. Le paradoxe, c’est qu’on a maîtrisé le ballon, mais on tombe sur une équipe très réaliste : un coup de pied arrêté et un contre.
Vous n’êtes plus en tête du groupe. Est-ce que la pression change de camp ?
Oui, maintenant c’est nous qui sommes sous pression. On n’est plus leaders et il faudra récupérer la tête lors du match retour à Auxerre.
Oui, forcément il y a de la déception. Encore une fois, on se met en difficulté en étant menés au score alors qu’on a le contrôle du ballon. On a plus de 70 % de possession, mais comme quoi ce n’est pas forcément un gage de réussite. Malgré cela, en deuxième mi-temps, on a poussé pour revenir. On égalise, on se crée de belles situations, mais on manque de réalisme. Il faut aussi reconnaître que la gardienne adverse fait de très beaux arrêts. À un moment, il aurait peut-être fallu jouer un peu plus avec la tête et se dire qu’un match nul (1-1) pouvait être un bon résultat, puisqu’on avait deux points d’avance au classement. Mais on se fait prendre en contre. Le paradoxe, c’est qu’on a maîtrisé le ballon, mais on tombe sur une équipe très réaliste : un coup de pied arrêté et un contre.
Vous n’êtes plus en tête du groupe. Est-ce que la pression change de camp ?
Oui, maintenant c’est nous qui sommes sous pression. On n’est plus leaders et il faudra récupérer la tête lors du match retour à Auxerre.
"On encaisse deux buts, c'est deux de trop"
Vous avez évoqué le travail défensif. Est-ce qu’il reste encore beaucoup à faire ?
Ce qui est dommage, c’est qu’on avait travaillé sur le pressing, les transitions, la réaction à la perte du ballon… et on l’a globalement bien fait. Mais sur une situation de contre, on se fait surprendre. Et défensivement, c’est l’affaire de toute l’équipe, de l’attaquante jusqu’à la gardienne.
On encaisse deux buts, c’est deux de trop. Sur le coup de pied arrêté, on a le ballon au départ, mais on n’est pas présent sur le second ballon, on fait une faute évitable, puis on manque d’agressivité dans le duel. La joueuse adverse est opportuniste. À partir de là, comme en Irlande, on doit courir après le score, ce qui complique les choses.
Vous avez beaucoup centré, mais sans réussite…
Oui, on a tenté beaucoup de centres (une trentaine), mais on a manqué de justesse dans les 20 derniers mètres. Et il faut aussi reconnaître que les Pays-Bas ont bien défendu et nous ont attendus pour nous contrer.
Le match retour s’annonce décisif ?
Oui, le scénario sera sûrement similaire. Elles ont un point d’avance et le groupe est très serré. L’Irlande a gagné en Pologne, donc rien n’est joué. Une qualification pour une Coupe du Monde, c’est long et difficile. Maintenant, il faut se mobiliser pour le match retour. On sera chez nous. Sur trois matchs, on a six points, donc il faudra gagner contre les Pays-Bas pour ne pas dépendre des autres résultats.
Ce qui est dommage, c’est qu’on avait travaillé sur le pressing, les transitions, la réaction à la perte du ballon… et on l’a globalement bien fait. Mais sur une situation de contre, on se fait surprendre. Et défensivement, c’est l’affaire de toute l’équipe, de l’attaquante jusqu’à la gardienne.
On encaisse deux buts, c’est deux de trop. Sur le coup de pied arrêté, on a le ballon au départ, mais on n’est pas présent sur le second ballon, on fait une faute évitable, puis on manque d’agressivité dans le duel. La joueuse adverse est opportuniste. À partir de là, comme en Irlande, on doit courir après le score, ce qui complique les choses.
Vous avez beaucoup centré, mais sans réussite…
Oui, on a tenté beaucoup de centres (une trentaine), mais on a manqué de justesse dans les 20 derniers mètres. Et il faut aussi reconnaître que les Pays-Bas ont bien défendu et nous ont attendus pour nous contrer.
Le match retour s’annonce décisif ?
Oui, le scénario sera sûrement similaire. Elles ont un point d’avance et le groupe est très serré. L’Irlande a gagné en Pologne, donc rien n’est joué. Une qualification pour une Coupe du Monde, c’est long et difficile. Maintenant, il faut se mobiliser pour le match retour. On sera chez nous. Sur trois matchs, on a six points, donc il faudra gagner contre les Pays-Bas pour ne pas dépendre des autres résultats.
"Pas assez de rythme en première"
Est-ce que ce match ressemble déjà à une finale pour la première place ?
Aujourd’hui, c’était elles qui avaient la pression. Maintenant, c’est nous. On n’a pas le droit de perdre au retour. Mais surtout, il faudra gagner pour reprendre la tête du groupe. Un nul ne suffira pas. Si elles gagnent leurs deux derniers matchs, on aura laissé passer notre chance à l’aller. C’est frustrant, car les joueuses ont été courageuses, respectent le projet de jeu et se sont créé des occasions. Mais les Néerlandaises ont été plus réalistes.
Peut-on en tirer quelque chose de positif mentalement ?
Je ne sais pas si un mal est toujours un bien. Moi, je préfère gagner et rendre les matchs plus faciles. Aujourd’hui, on se complique la tâche en encaissant un but rapidement. Ensuite, on court après le score, ce qui est toujours difficile. Ça demande du mental, de la qualité. On s’est créé des occasions, mais la gardienne adverse a aussi fait les arrêts.
Offensivement, qu’est-ce qui a manqué ?
En première mi-temps, on manquait de vitesse dans le jeu. On avait de la qualité, mais pas assez de rythme. On a joué comme si on menait, alors qu’on était menés 1-0. Il fallait en faire plus dans les transmissions, les appels… ce qu’on a mieux fait en seconde période. À 1-1, si on marque le deuxième but, le match change complètement. Elles auraient dû sortir et nous auraient laissé plus d’espaces.
Les connexions offensives étaient-elles suffisantes ?
On a eu du mal, notamment parce que les Néerlandaises ont densifié l’axe. J’ai ajusté en deuxième mi-temps : inversion de côtés, repositionnements pour créer plus de jeu combiné avec Marie, libérer les couloirs… Sandy a notamment été à l’origine du but et de situations dangereuses. Mais il faut encore faire plus.
Sur le deuxième but, la gardienne aurait-elle pu mieux faire ?
Je n’ai pas revu l’action. On analysera à froid. C’est toujours facile de juger à chaud ou depuis les tribunes. Elle sait elle-même ce qu’elle aurait pu mieux faire. Elle est la dernière rempart, mais il y a aussi des erreurs en amont, notamment dans la transition et la réaction à la perte de balle. Elle touche le ballon, mais malheureusement il rentre.
Aujourd’hui, c’était elles qui avaient la pression. Maintenant, c’est nous. On n’a pas le droit de perdre au retour. Mais surtout, il faudra gagner pour reprendre la tête du groupe. Un nul ne suffira pas. Si elles gagnent leurs deux derniers matchs, on aura laissé passer notre chance à l’aller. C’est frustrant, car les joueuses ont été courageuses, respectent le projet de jeu et se sont créé des occasions. Mais les Néerlandaises ont été plus réalistes.
Peut-on en tirer quelque chose de positif mentalement ?
Je ne sais pas si un mal est toujours un bien. Moi, je préfère gagner et rendre les matchs plus faciles. Aujourd’hui, on se complique la tâche en encaissant un but rapidement. Ensuite, on court après le score, ce qui est toujours difficile. Ça demande du mental, de la qualité. On s’est créé des occasions, mais la gardienne adverse a aussi fait les arrêts.
Offensivement, qu’est-ce qui a manqué ?
En première mi-temps, on manquait de vitesse dans le jeu. On avait de la qualité, mais pas assez de rythme. On a joué comme si on menait, alors qu’on était menés 1-0. Il fallait en faire plus dans les transmissions, les appels… ce qu’on a mieux fait en seconde période. À 1-1, si on marque le deuxième but, le match change complètement. Elles auraient dû sortir et nous auraient laissé plus d’espaces.
Les connexions offensives étaient-elles suffisantes ?
On a eu du mal, notamment parce que les Néerlandaises ont densifié l’axe. J’ai ajusté en deuxième mi-temps : inversion de côtés, repositionnements pour créer plus de jeu combiné avec Marie, libérer les couloirs… Sandy a notamment été à l’origine du but et de situations dangereuses. Mais il faut encore faire plus.
Sur le deuxième but, la gardienne aurait-elle pu mieux faire ?
Je n’ai pas revu l’action. On analysera à froid. C’est toujours facile de juger à chaud ou depuis les tribunes. Elle sait elle-même ce qu’elle aurait pu mieux faire. Elle est la dernière rempart, mais il y a aussi des erreurs en amont, notamment dans la transition et la réaction à la perte de balle. Elle touche le ballon, mais malheureusement il rentre.






