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Bleues - Les réactions des sélectionneurs Philippe BERGEROO (France) et Bruno BINI (Chine)

A l'issue de la rencontre, les deux sélectionneurs sont revenus sur cette rencontre de préparation France - Chine remportée par les Tricolores (3-0).



Quel bilan faites-vous de ce match ?
J'ai la chance d'avoir une équipe qui bosse énormément et qui ne rechigne pas. On était un peu inquiet avant le match, parce qu'on avait travaillé la puissance. Mais là on n'a pas eu l'impression que les filles ont été émoussées même si j'ai fait quelques changements pour éviter les blessures. Mais ce n'est qu'un match de préparation, même si c'est préférable de commencer par une victoire.

Qu'avez-vous pensé de la prestation de Kadidiatou Diani ?
Diani est une joueuse que j'ai intégrée depuis deux ans et je pense que c'est une très très bonne joueuse de Juvisy. Sur ce qu'elle a montré aujourd'hui, ça confirme le stage de Ploufragan et la semaine que l'on vient de réaliser au Centre Technique.

Où en sont Thomis et Georges qui étaient blessées ?
Il n'y a pas trop de problème pour Thomis. Elle soignait une aponévrose. Pour Georges, on est beaucoup plus inquiet. Elle ressent encore des problèmes de contracture. On va faire le point avec le docteur et voir si on a la possibilité de la garder ou non. Je ne peux pas de me permettre de partir à 18 avec une blessée.

Où en êtes-vous de la préparation ?
On est dans notre deuxième bloc de préparation physique. On a encore un troisième bloc qui est élevé à réaliser. Ca permet d'aller chercher sur le plan mental, il y a beaucoup de choses positives. J'ai fait tourner au bout d'une heure pour ne pas prendre trop de risque avec des blessures musculaires. On avait décidé de faire rentrer Méline Gérard à la mi-temps et quatre, cinq joueuses à l'heure de jeu.
Demain (ndlr : dimanche) on a une séance de récupération et on va enchaîner sur tout l'aspect technico-tactique, travailler la justesse des passes même si ça n'a été pas trop mal ce soir (ndlr : samedi) malgré la fatigue.

Méline Gérard a fait une bonne entrée. La hiérarchie est-elle établie chez les gardiennes ?
J'ai la chance d'avoir trois gardiennes de haut niveau. On a fait un classement avec Sarah (Bouhaddi) n°1, Méline (Gérard) n°2, Laetitia (Philippe) en n°3. J'ai cette chance-là de faire jouer l'une ou l'autre sans faire baisser le niveau de l'équipe.

L'apport de Majri en milieu de terrain ne manque-t-il pas ?
Le problème que j'ai eu est la blessure de Boulleau. En faisant monter Majri offensivement c'était un plus. Là je suis obligé de la faire redescendre et donner un petit peu de la vitesse à mon jeu. Sur les côtés il me faut de la percussion, j'ai lancé des jeunes depuis un moment contre des équipes faibles. J'avais commencé avec Griedge qui avait 18 ans. Ca commence à bien fonctionner. Lavogez, je lui tire mon chapeau, car elle a été retiré le penalty. Elle amène sa vitesse, sa puissance et sa folie.

Bruno BINI : "On a manqué d'impact"

Quelle est votre analyse après cette défaite ?
On a vu la différence qu'il y avait entre une équipe qui va chercher l'Or à Rio et une équipe qui va pour passer les poules et faire un quart de finale. Après tout est possible, je pense que l'on savait que cela allait être dur mais je regrette un peu que l'on ait manqué d'impact dans le jeu.

Votre équipe a réagi en seconde période...
La deuxième mi-temps a été encourageante sur ce qu'on a fait. On a rectifié à la mi-temps en resserrant les lignes. mais c'était un peu trop tard. On a fait plus de jeu même si on a été dominé. Ce n'est qu'un match de préparation. Et les matchs de préparation à Charléty je m'en méfie. On avait gagné le Japon il y a quatre ans (2-0) avant de partir aux Jeux ici et ils nous ont fait la cerise après en demi-finale (1-2). On se console comme on peut. On continue notre chemin. Un journaliste m'avait demandé si vous aviez prévu quelque chose si vous perdiez. Si on est en bonne santé, il n'y a pas de raison de se soigner. On s'est un peu enrhumé ce soir. On va prendre une tisane chinoise et ça ira mieux.

A Paris,
Sébastien Duret

Lundi 18 Juillet 2016
Sebastien Duret

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