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Bleues - Sarah BOUHADDI : "Ne pas se focaliser sur l'adversaire"

La gardienne des Bleues disputera son premier match de Coupe du Monde, ce mardi face à l'Angleterre. Elle évoque ce rendez-vous mais ne veut pas focaliser que sur son adversaire et son rôle.



Sarah Bouhaddi n'était pas du Mondial en 2011 (photo D17)
Sarah Bouhaddi n'était pas du Mondial en 2011 (photo D17)
Comment abordez-vous ce premier match face à l'Angleterre ?
Pour un premier match de Coupe du Monde, c'est une grande affiche. C'est vrai que l'Angleterre, ca reste une belle rencontre. Les clés de ce match, on les aura avec le coach, on va en discuter pour savoir sur quoi il faut travailler. Maintenant il ne faudra se focaliser que sur l'adversaire. Il faudra aussi travailler notre jeu pour pouvoir contrer cette équipe.

Ce sera votre premier match en Coupe du Monde ? Une pression ?
Cela fait un moment que je suis en équipe nationale mais je n'ai jamais fait de Coupe du Monde. J'ai fait les JO, trois Euro mais pas de Coupe du Monde. C'est une compétition majeure, elle reste très importante pour moi et pour l'équipe. Je me prépare tranquille avec l'entraîneur des gardiens (ndlr : Albert Rust) et les autres gardiennes, mais il n'y a pas de pression particulière pour le moment.

"A moi de faire le boulot"

Est-ce que votre rôle sera prépondérant ?
On me met dans de très bonnes dispositions, après à moi de faire le boulot. J'espère aussi que l'on ne s'arrêtera que sur la gardienne. Je pense qu'il faut vraiment une grande équipe et un grand groupe pour gagner cette Coupe du Monde.

Comment jugez-vous malgré tout vos points forts ?
Je pense que j’ai une qualité différente par rapport à d'autres gardiennes. Je sors beaucoup dans les airs. J’ai un jeu au pied qui est intéressant et puis je suis capable de faire des choses à tout moment. Je ne sais pas quelles sont mes autres qualités. À moi de le montrer au moment présent.

Un sondage déclare que le football féminin à une belle image pour les Français, qu'en pensez-vous ?
Les gens se sont rendu compte que c'était un football sympa à suivre. Ils nous disent qu'on est simples, qu'il y a moins de simulations ou de filles qui pleurent, même s'il y en a aussi. Après, il ne faut pas comparer avec les garçons. Ils sont dans un autre monde. Nous, on a cette chance d'être dans l'anonymat et de pouvoir rester naturelles.

Avec FFF/LP

Lundi 8 Juin 2015
Sebastien Duret

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