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#D1 Arkema - Olivier ECHOUAFNI (PSG) : « On ne va pas à Lyon pour subir »

Avant le sommet de la D1 féminine entre le PSG et Lyon au Groupama Stadium (samedi 17h30), le coach parisien Olivier Echouafni a souligné l’ampleur de la tâche qui attend son équipe. Mais, estimant son groupe en progression, il a aussi fait preuve d’ambition dans le jeu. De quoi promettre un beau spectacle.



Olivier Echouafni (photo PSG)
Olivier Echouafni (photo PSG)
Le choc de la D1 est là, c’est un match que vous êtes impatient de jouer ?
C’est un des matches importants de la saison, une très belle affiche et on espère qu’il y aura un grand match. On sait qu’il va y avoir du monde dans un stade magnifique… Tous les ingrédients sont là pour que ce soit un gros choc.

C’est un peu une finale de la D1 féminine ?
Quand on regarde le classement, on voit que les équipes sont à égalité de points et qu’elles ne sont partagées que par la différence de but. On aurait pu arriver à Lyon avec deux points d’avance, on n’a pas réussi à le faire (Paris a partagé les points avec Guingamp avant la trêve) mais ça ne change rien au problème, c’est un concurrent direct pour le titre.

Ce match nul contre Guingamp (1-1), vous en parliez, ça reste un gros regret pour vous ?
Ça fait partie des aléas d’une saison. Jusque-là tous les feux étaient au vert, et je trouve que sur ce match on a plutôt été cohérents. Quand on regarde les statistiques elles sont à peu près pareilles à ce qu’on fait depuis le début de championnat, simplement on est tombé face à une équipe bien organisée, avec une gardienne en état de grâce qui a fait les arrêts qu’il fallait. Bravo à Guingamp d’avoir obtenu ce point.

"On s’attaque à une montagne"

C’est compliqué de préparer un choc comme celui-ci juste après une trêve internationale ?
Oui, car on ne va avoir qu’une seule séance collective, ce matin (vendredi), puisqu’on a récupéré une partie des filles seulement hier. Je l’avais signalé il y a un mois, en expliquant que ce serait bien, en termes de calendrier, que la FFF réfléchisse sur le fait de décaler ce genre de rencontre.

Est-ce qu’il y aura un sentiment de revanche samedi, par rapport au trophée des championnes perdu fin septembre ?
Ce sont deux compétitions différentes. La tristesse et la frustration, on les avait eu la saison dernière, après le match retour au Groupama Stadium où on avait pris une correction (5-0). On avait pris une gifle, ça avait été difficile à accepter, surtout au vue de la physionomie de notre saison. Sur le match en lui-même, l’OL avait été vraiment supérieur à nous, même s’il y avait eu un penalty non sifflé pour nous alors que Lyon menait 1-0. Ça n’enlève rien à ce que l’OL avait fait face au PSG, et au fait qu’on avait été au-dessus.

Que redoutez-vous le plus chez cette équipe lyonnaise ?
On redoute tout. C’est une équipe qui a beaucoup d’expérience, de vécu, qui sait se mettre en mode compétition. Ce sont des joueuses qui ont l’habitude de disputer de tels matches. Quand vous regardez les chiffres ils sont quand même assez effrayants. On s’attaque à une montagne, c’est une équipe invaincue depuis 2 ans et demi, qui n’a perdu que 2 matches lors des dix dernières années. Tout ça vous montre ce qui nous attend là-bas, même si les séries sont faites pour s’arrêter un jour ou l’autre... L’objectif, sincèrement, c’est d’aller gagner tous nos matches. On jouera pour gagner, donc on n’ira pas à Lyon pour subir.

Grace Geyoro disait il y a peu qu’au début de sa carrière, elle avait peur de jouer des matches contre Lyon, mais plus maintenant. Qu’est-ce qui a changé ?
C’est la maturité. Elles prennent de l’expérience, elles ont un an de plus et ça peut faire la différence. Je pense que le match de la saison dernière, notamment celui à Lyon, a laissé des traces en fin de saison, parce qu’on avait énormément subi, que les Lyonnaises s’étaient créées beaucoup d’occasion… Là où j’ai été rassuré c’est de voir ce qu’on a fait contre les Lyonnaises au trophée des championnes. Il faut surtout faire abstraction de l’environnement et être concentrés sur ce qui se passe sur le terrain.

"Ça reste un match à trois points"

Lyon est votre plus grand rival. Vous allez vous appuyer sur ça lors de votre discours d’avant-match ?
Ça reste un match à trois points. Contre Guingamp on en a perdu deux donc le rapport est le même. Il faudra tenir le rythme, on doit y arrive, ce n’est pas facile mais on s’accroche, on a des arguments, je pense qu’on a une équipe plus forte que l’année dernière.

Que pensez-vous de l’absence de Wendie Renard côté rhodanien ?
Je pense que c’est un élément très important pour l’OL. Wendie est une grande joueuse, avec une grande carrière, c’est un vrai leadership. Mais il y a des joueuses de qualité, internationales, qui sont capable de la remplacer derrière. Que ce soit Buchanan, Kumagai voire Henry, il y a du lourd derrière et je ne me pose pas la question.

Comment trouvez-vous Marie-Antoinette Katoto à l’approche de ce choc. Les problèmes intervenus à la pause contre Guingamp avant la trêve font partie du passé ?
Je la sens bien, prête à faire un grand match. Ce qui s’est passé à Guingamp fait partie des aléas d’une saison. Ça a été réglé le soir même, parfois on a des émotions qu’on a du mal à maîtriser, Marie est encore une jeune joueuse et elle progresse aussi dans ce domaine.

Samedi 16 Novembre 2019
Vincent Roussel

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