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#D1Arkema - En chiffres : le bilan de la saison 2021-22 (3/6)

Achevée le 1er juin, la D1 Arkema a vu Lyon reprendre son titre pendant qu’Issy et Saint-Etienne la quittait. L’occasion de revenir avant la fin du mois sur une saison rythmée et de zoomer sur certaines dynamiques des clubs durant cet exercice.




Saint-Etienne inoffensif, Issy et Soyaux en souffrance

Pour confirmer cela, on va regarder de plus près les tirs tentés et subis par les clubs de D1 Arkema jusqu’ici. On va croiser le volume de tirs par match de chaque club avec la valeur xG moyenne de ces tirs (npxG par tir), en commençant tout d’abord par ceux tentés.

Comme à la mi-saison, la défaillance de la production offensive stéphanoise ressort clairement, Soyaux et Issy se retrouvant eux aussi en difficulté dans ce secteur (en rouge). L’ASSE affiche le pire total npxG par tir (0,079) en plus de n’obtenir que 7,5 tirs par match en moyenne. Sachant que sa meilleure attaquante dans ce domaine, Kelly Gago (0,150 xG par tir), ne suffit pas à compenser ce problème. La faute à des positions de frappes et des zones pas assez dangereuses pour inquiéter ses adversaires.

Pour ce qui est de Soyaux et Issy, les cas sont quasiment identiques. Si l’ASJS tire plus que ses concurrents pour le maintien en moyenne (8,7, seul l’EAG s’en sort mieux à 9,4), elle reste la seule avec Saint-Etienne et Issy sous la barre des 0,1 npxG par tir en plus de présenter une des plus faibles proportions de tirs cadrés (40,31%, seul Dijon fait pire). Les Isséennes affichent elles des chiffres similaires dans la dangerosité de leurs tirs (0,098 nxpG par tir) mais font face à une production moindre (8,1 frappes par rencontre). Seule différence entre les deux clubs, l’efficacité offensive qui laisse un peu plus de marge aux Sojaldiciennes comme vu avant (-12,2% pour l’AJSJ, -1,9% pour Issy).

À l’opposé du spectre, le leader lyonnais est à nouveau dans une autre dimension comparée aux 11 autres clubs. À noter que si le PSG fait mieux sur la qualité des tirs (0,168 npxG par tir), il affiche un volume très proche du Paris FC. Les joueuses de Sandrine Soubeyrand se montrent là encore bien plus proche du PSG que ce dernier ne l’est de l’OL, ayant une nouvelle fois de la marge au niveau de la qualité de ses frappes. Un domaine où le FCF91 excelle, étant le 3e club à ce niveau derrière le tandem PSG-OL (0,139 npxG par tir).

Guingamp confirme lui son problème d’efficacité offensive vu la bonne présence de ce dernier dans le groupe de devant alors que Bordeaux apparaît décroché en comparaison avec les autres équipes du top 6. La perte de la serial buteur Khadija Shaw l’été dernier ne semble pas avoir été totalement compensée par la montée en puissance de Katja Snoeijs, car si le volume de tirs est stable (13,6 contre 13,5), la qualité des tirs est de son côté en nette baisse (0,119 npxG par tir contre 0,159 en 2020/21).

Les statistiques de cet article sont fournies à partir de la base de Footoféminin et des données brutes des rencontres fournies par notre partenaire InStat Football : https://instatsport.com

*xG : Expected Goals, soit le nombre de buts que l’équipe aurait dû marquer en fonction de la probabilité que ses tirs se transforment en buts (calculée grâce à divers facteurs). Les npxG font référence à cette valeur, moins les xG des penalties obtenus (0,75 par penalty).

**Tir ratio : nombre de tirs effectués / (nombre de tirs effectués + nombre de tirs subis) x 100. Si le résultat est supérieur à 50%, l’équipe tire plus que son opposant et inversement si le résultat est inférieur à 50%.

Mercredi 29 Juin 2022
Daniel Marques

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