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Fernand FABRE (SAINT-CHRISTOL-LES-ALES) : « Ce qui peut nous sauver, c’est l’engouement »

Mal en point en Division d’Honneur, les Gardoises reçoivent le leader du Groupe C de D2, Toulouse, dimanche à 15 heures au stade du Rouret pour les 16es de finale de Coupe de France.



Fernand FABRE (SAINT-CHRISTOL-LES-ALES) : « Ce qui peut nous sauver, c’est l’engouement »
Fernand, comment préparez-vous ce 16es de finale?
C’est très difficile parce qu’on a eu les intempéries et pendant la semaine, je ne peux pas bénéficier de l’intégralité de mon effectif car beaucoup de filles sont dans l’administration. Elles sont pompiers, gendarmes tandis que d’autres sont en fac à Montpellier, je ne les ai pratiquement que le vendredi. Mais pour ce match, on a fait un effort pour avoir plus de monde.

C’est un grand jour ?
Oui car au sein du club, le foot féminin n’était pas la priorité mais je vois que tout le monde est motivé autour de ce match. Il y a un bon engouement au sein du club et ça va faire bouger un peu les choses.

Il y en a besoin ?
Sur Alès, le foot féminin n’est pas trop développé car ça fait 25 ans que l’on existe mais c’est dur parce que l’on n’a pas de jeunes. L’an passé, j’avais réussi à monter une équipe de U18 mais je n’ai pas pu le renouveler cette année. On était 28 et cette année on est que 18. Aujourd’hui, je dois avoir une moyenne d’âge de 20-21 ans car beaucoup d’anciennes joueuses sont parties.

Comment un village de 6500 habitants arrive à se retrouver à ce niveau de la compétition ?

(Rires) On est la banlieue d’Alès, on a un bon potentiel. On a de la qualité, les filles ont un bon niveau. On est d’ailleurs le club qui a perdu Camille Catala, il y a trois-quatre ans et qui est maintenant en équipe de France.

"J’ai conscience qu’il y a un sacré fossé entre les deux équipes"

Fernand FABRE (SAINT-CHRISTOL-LES-ALES) : « Ce qui peut nous sauver, c’est l’engouement »
Ca va vous sortir du quotidien du championnat parce que St Christol est en difficulté (5e sur 6).
Oui mais je ne bénéficie pas de l’effectif en entier. Par exemple, dimanche dernier, on a joué en Coupe à 10 contre 11 par -8°C. On a gagné mais les filles ne sont pas là tous les week-ends. Mais pour ce tour de coupe, elles ont toutes fait un effort pour se libérer.

Vous avez prévu quelque chose de spécial pour ce match ?

On est un petit club et pour se faire offrir quelque chose…Une fois on est allé à Narbonne, les filles ont voulu aller à l’hôtel mais le club n’a pas pu participer, ne serait-ce que pour donner 50 euros, t elles se sont payées elle-même l’hôtel. Ce n’est pas facile. On fera une petite collation come le match précédent.

Vous êtes confiant ?
Ce sera très dur. J’ai conscience qu’il y a un sacré fossé entre les deux équipes. Ce qui peut nous sauver, c’est l’engouement qu’il y a au club et puis les filles sont moins stressées que le tour précédent. Elles sont prêtes à faire quelque chose.

Ca se jouera sur quoi ?
Il faudra être très solidaires, élever notre niveau et notre rythme, c’est ce qui fera la différence. Le niveau technique n’est pas le même non plus. C’est un bon petit match pour s’étalonner et pour voir les valeurs de certaines joueuses.

Le match de l’équipe de France à Nîmes mercredi est aussi une bonne pub pour le département ?

C’est bon pour le développement du foot féminin dans le Gard. Cela va nous apporter d’autres licenciées. Après le match on a déjà eu deux ou trois contacts pour l’an prochain, ça a du bon.

Recueilli par Thibault Simonnet

Vendredi 17 Février 2012

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