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#WEURO2017 - ANGLETERRE - FRANCE : entre confiance et méfiance

Adversaires lors de la dernière Coupe du Monde (1-0) et l'Euro 2013 (3-0), avec des succès tricolores, France et Angleterre se retrouvent pour un quart de finale d'une compétition majeure six ans après la mémorable qualification aux tirs au but à la Coupe du Monde 2011 des Bleues.



L'histoire a été plutôt favorable aux Bleues face à l'Angleterre qui n'a plus battu la France depuis les deux premières confrontations en 1973 (2-0) et 1974 (3-0). Les deux équipes se sont affrontés deux fois au cours de la saison 2016-2017. Après un match nul à Doncaster (0-0), la France s'est imposée à l'arrachée lors de la SheBelieves Cup (2-1). Une victoire au mental lors d'un tournoi sur lequel le sélectionneur s'est appuyé pour préparer cet Euro. L'esprit n'est pas nécessairement à la revanche comme le souligne Olivier Echouafni mais ce match a fait date depuis sa prise de fonction : "Etre capables quoi qu’il se passe de revenir dans un match, c’est important. Ca va nous aider demain et pour le restant de la compétition. Le match à la SheBelieves a dû laisser des traces car elles savent que tout peut arriver. C'est la première fois depuis ma prise de fonction qu'on va réellement les rencontrer en compétition. C'est une équipe qui, comme nous, s'est très, très bien préparée".

Si la France a souffert lors de ce premier tour avec une victoire sur penalty et deux matchs nuls (1-1) après avoir été menée au score. A l'inverse, l'Angleterre arrive en pleine confiance et n'a pas eu le temps de courir après le score. Ce scénario difficile, le sélectionneur français en fait un atout : "On a vécu une première phase de groupe difficile où on s’est endurcies, contrairement à l’Angleterre qui a connu une phase de groupes facile avec beaucoup de buts marqués. Demain (ndlr : dimanche), ça va faire un très beau match".

Echouafni : "Elles savent ce qu'on est capable de faire"

Mark Sampson, son homologue souhaite profiter de la bonne dynamique de son équipe, qui avait déjà brillé avec une 3e place à la Coupe du Monde 2015 et ce malgré une défaite en phase de groupe face aux Bleues (0-1). "On veut continuer sur notre lancée. Parfois, on a un espèce de sentiment. Ce sentiment qu’on va gagner. Le match peut être difficile, mais il faut avoir ce "feeling". On l'a eu plusieurs fois dans le passé quand on s'est dit que c'était un match vraiment difficile, mais on a réussi à gagner ce match, donc c’est bon pour nous. Parmi toutes les équipes qui sont encore là, il n'y a que la France qu'on n’a pas encore battue. Donc ça nous donne confiance."

Après la qualification décrochée face à la Suisse, Olivier Echouafni avait vu en son équipe de nouveaux espoirs pour défier l'Angleterre : "C'est une grande nation qui marque des buts, mais une nouvelle compétition va commencer. Croyez-moi, les Anglaises ne voulaient pas nous rencontrer, elles savent ce qu'on est capable de faire. Elles ont vu qu'à 10 contre 11, on avait encore des forces et du caractère. Rien ne pourra nous arrêter, on fera un match plein face à cette équipe."

Sampson : "Ca va se jouer sur des détails"

Des propos sur lesquels Mark Sampson avait réagi dès le lendemain après la victoire face au Portugal s'appuyant sur son bilan favorable depuis sa prise de fonction après l'Euro 2013 : "Le sélectionneur de la France est un peu né de la dernière pluie, il découvre les grandes compétitions. Il a joué 3 matches en grande compétition et en a gagné 1, j'en ai joué 11 et j'en ai gagné 9". L'équipe qu'il a façonnée en quatre ans semble à son summum : "Nous sommes une équipe expérimentée et je suis un entraîneur expérimenté, le match ne se joue pas dans une salle de presse, bonne chance à eux". Echouafni a finalement tempéré ce samedi : "Il avait raison (de dire que j’étais un novice dans le jeu)"

De même pour Mark Sampson qui posait plus son discours : "Ce sera un match serré, ça va se jouer sur des détails. Nous sommes l’équipe la plus complète que j’ai eue en trois ans. En ce moment, nous sommes confiantes. Le groupe a vraiment hâte de jouer. On doit combiner cette excitation à de la motivation. On veut être à notre meilleur niveau et on est prêtes pour tout." Le combat sur le terrain s'annonce disputé. Si Camille Abily n'a pas trop suivi les échanges à distance des deux sélectionneurs, elle a réagi ainsi ce samedi : "Je ne le connaissais pas avant 2013. Je suis content pour eux s’ils sont confiants. J’ai confiance en mon équipe, j’ai confiance en mon staff et on verra à la fin du match."

La confrontation France - Angleterre à l'Euro 2013


Dimanche 30 Juillet 2017
Sebastien Duret

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