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Bilan D1 - L'ASJ SOYAUX-CHARENTE, loin d'avoir dit son dernier mot

Trois recrues étrangères, une dernière victoire importantissime contre Muret, Soyaux qui pointe à sept points du premier non-relégable, n'est pas encore mort dans cette D1.



Anaïs Dumont à gauche espère reste en D1 avec son club (photo club)
Anaïs Dumont à gauche espère reste en D1 avec son club (photo club)
Le mercato va changer pas mal de choses en D1. Et Soyaux n'y est pas étranger. En s'attachant les services de Rebecca Spencer (Arsenal Ladies), Fiona O'Sullivan (Kvarnsvedens IK) et Kathleen Smith (KR Reykjavik), le club du président Denis Bodi a frappé un grand coup. L'opération « maintien » peut désormais être lancé. « Il nous faut des joueuses d'expérience car la majorité des filles qui composent mon groupe aujourd'hui sont issues de la formation ou des clubs environnants », rappelait Corinne Diacre avant l'arrivée de ces trois étrangères. L'expérience et le talent de ces filles doivent donc aider Soyaux à se sortir de ce mauvais pas.
Aujourd'hui onzième avec 18 points, les filles de Corine Diacre vont devoir combler les sept points de retard sur le premier non-relégable, Rodez. « On a perdu des matches largement à notre portée. On s'incline contre Muret chez nous, à Vendenheim ou encore contre Yzeure, ça fait partie du lot d'une équipe très jeune qui est en reconstruction, explique l'entraîneur Corinne Diacre. Mais il ne faut pas nous demander la lune du jour au lendemain d'autant que notre recrutement s'est porté sur des joueuses de seconde division. Il a fallu un peu de temps pour qu'elles impriment le rythme de la D1 et la charge de travail qui va avec. »

"Les choses sont loin d'être acquises"

Rebecca Spencer gardera les cages charentaises
Rebecca Spencer gardera les cages charentaises
Autre point positif, les Charentaises, qui restaient sur six défaites d'affilée, se sont données un bon bol d'oxygène en remportant la dernière journée avant la trêve face à un concurrent direct, Muret (2-1). Elles ont pris leur revanche par rapport au match aller : « Ça nous enterre un peu moins vite même si les choses sont loin d'être acquises car on a perdu des points précieux contre des concurrents directs. On traîne ça comme un boulet depuis septembre. » Dernier motif de satisfaction : Soyaux semble avoir retrouvé son orgueil : « J'ai vu un sursaut d'orgueil contre Muret que je n'avais pas vu depuis un petit moment, il y a eu cette envie d'aller de l'avant. » Des recrues en forme, une pointe d'orgueil, il faudra au moins ça pour battre Vendenheim, premier adversaire de l'année 2012.

Thibault Simonnet

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Samedi 31 Décembre 2011

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