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Bleues - Kadidiatou DIANI, l’incontournable

Bleue la plus régulière depuis le début de la coupe du monde, Kadidiatou Diani n’en finit plus de rayonner au sein de cette équipe de France. Ne lui manque désormais plus qu’un but dans cette coupe du monde.



Kadidiatou Diani (photo Eric Baledent/FOF)
Kadidiatou Diani (photo Eric Baledent/FOF)
Ce n’est plus une anomalie, et pourtant chacun de ses récitals incite à écarquiller les yeux et ses dribbles coupent parfois même le souffle du spectateur. Kadidiatou Diani n’en finit plus de régaler à chacune de ses sorties sous le maillot frappé du coq. Hier encore- pour paraphraser un célèbre chanteur -elle a été le facteur X de l’attaque tricolore, la seule à vraiment emballer le match au cours d’une première mi-temps où les Bleues avaient un mal fou à faire douter Barbara.

Elle aurait pu offrir sa première passe décisive de la compétition dès la 23e minute, après avoir mystifié Tamires, mais le but de Gauvin a été refusé après intervention de la VAR. La délivrance est venue juste après la pause (52e), suite à un nouveau dribble sur la latérale gauche brésilienne, qui a vécu un match compliqué, comme toutes ses homologues opposées à la Parisienne depuis le début de la coupe du monde. C’est d’ailleurs un peu de sa « faute » si le jeu des Bleues penche à droite.

« Quelqu’un de très précieux », dit Corinne Diacre

« Elle a énormément progressé », disait, les yeux plein de fierté, son entraîneur à l’année, Olivier Echouafni (qui l’a également eu en sélection), sur le plateau de TF1 dimanche après la rencontre. L’ancien entraîneur de Sochaux sait de quoi il parle, lui qui l’a vue planter 13 buts en championnat et finir en tête du classement des passeuses en D1 (12 passes décisives) cette saison. « C’est quelqu’un de très précieux aujourd’hui, a évidemment reconnu Corinne Diacre en conférence de presse d’après-match. Je n’ai pas de préférence, je l’utilise là où j’ai besoin pour l’équipe tout simplement. Elle peut jouer à tous les postes offensifs, elle l’a déjà démontré, elle peut même aller à gauche ». Un enchaînement de compliments qui détonne avec la fin d’intervention de la coach française, qui s’est plaint du rendement de certaines de ses coéquipières.

C’est l’ailière au mètre 68, grâce à son jeu en une touche très efficace, qui avait lancé Amandine Henry sur le premier but de la compétition, face à la Corée du Sud le 7 juin dernier. Elle également qui avait fait souffrir la Norvège, même si c’est le côté gauche qui avait brillé ce soir-là (but de Le Sommer sur penalty, passe décisive de Majri sur le but de Gauvin). « Il lui manque encore de marquer un but, pour qu’elle puisse continuer à être performante », a fait justement remarquer Corinne Diacre.

Car l’ancienne joueuse de Juvisy n’a cadré que 2 de ses 9 frappes pour le moment dans cette coupe du monde, même si elle a souvent (5 fois) pris sa chance depuis l’extérieur de la surface. Il s’en est parfois fallu de peu, mais c’est tout ce qui lui reste à faire pour finir d’enchanter le public français. Ça tombe, les quarts s’annoncent encore plus compliqués. Peut-être face aux USA, contre qui elle a claqué un doublé en janvier… Alors qu’Eugénie Le Sommer a été très en-dedans face au Brésil et qu’on reproche justement à Gaëtane Thiney son manque d’efficacité, ce pourrait être son moment de briller.

Mardi 25 Juin 2019
Vincent Roussel (avec S.D.)


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