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Brèves de D1 (VIII) - Pesant d’or, bonne leçon et Nasser Al Khelaïfi

Footofeminin vous fait revivre la huitième journée de D1 sous un angle décalé et inédit



Tonazzi et Montpellier n'ont pas marqué à domicile lors des trois derniers matchs (photo MHSC)
Tonazzi et Montpellier n'ont pas marqué à domicile lors des trois derniers matchs (photo MHSC)
Prêcheur prend des précautions
Satisfait de la victoire contre le PSG (2-1), le coach lyonnais Gérard Prêcheur se voulait malgré tout prudent sur l’analyse de la rencontre. « Je vais bien analyser la rencontre pour bien mesurer l’ascendant que l’on a eu sur Paris, mais il me semble que l’on était supérieur. Je ferai cependant preuve d’humilité, je vais avoir besoin de plusieurs vidéos pour tirer les enseignements de cette rencontre. La Ligue des Champions est une autre compétition. Même si il y a un ascendant psychologique, les compteurs seront remis à zéro. »

Pesant d’or
Malgré la défaite, Farid Benstiti croyait encore au titre de champion. « Le seul point positif, c’est qu’il n’y a que 2-1. Pour le goal average, c’est très important. On va garder de la fraîcheur et ce 2-1 en tête. Ce résultat vaut son pesant d’or. » Ciblant notamment Seger et Cruz, le technicien lyonnais a, en revanche, déploré la fatigue de certaines de ses joueuses : « J’ai senti certaines de mes joueuses très vite fatiguées, même si on a fait preuve de courage. On ne pouvait pas rendre la balle à l’adversaire au bout de 5 ou 10 secondes, surtout quand cet adversaire est l’Olympique Lyonnais. On n’a pas eu la possibilité de ressortir par nos milieux et on s’est montrés incapables de faire le jeu, ce qui est d’habitude notre force. On n’a pas senti cette capacité à aller presser plus haut. »

Saine rivalité
En zone mixte, l’attaquante Elodie Thomis a rappelé qu’elle aimait bien affronter le PSG : « On aime bien disputer ce genre de rencontre. Cela donne du piment et il y a une saine rivalité avec le PSG. Il n’est pas le seul à vouloir nous faire tomber et la saison est encore longue. C’est le type de match intéressant à jouer dans une carrière ».

Nasser Al Khelaïfi en prend pour son grade…
Interrogée par lemonde.fr, la défenseuse centrale du PSG, Laura Georges en a profité pour glisser un petit tacle au président Nasser Al Khelaïfi, coupable de ne pas venir voir jouer la section féminine contrairement à son homologue Jean Michel Aulas : « Je ne donnerai pas d’excuses à Nasser Al-Khelaïfi. C’est mon président, mais on ne le voit pas aux matchs des féminines. Il est venu une ou deux fois seulement la saison passée. On peut dire de Jean-Michel Aulas qu’il est très présent dans les médias, mais c’est un manager près de ses joueurs. Si son équipe féminine en est là, c’est parce qu’il s’investit avec ses moyens, mais aussi en tant que personne. » Et d’ajouter en forme d’encouragement : « Si le président croit au foot féminin, il faut qu’il soit présent. Il suffirait simplement qu’il communique, lors de ses interviews, sur son équipe féminine pour que les gens aient envie eux aussi de s’investir dans le football féminin. »

…Les joueurs du PSG aussi
« Les joueurs du PSG ? On ne les connaît pas. Thiago Silva et Marquinhos sont venus nous voir jouer en Coupe d’Europe, lors du match retour contre Twente. On a organisé un déjeuner avec les équipes professionnelles du PSG, l’an dernier, pour la photo officielle de début de saison. Mais, à part ça, je ne les connais pas du tout. Si je le regrette ? Oui, parce qu’on fait partie d’un même club. J’aimerais bien discuter avec les arrières centraux pour savoir comment ils voient le jeu. Mais on n’a pas d’opportunité… », a constaté Laura Georges, visiblement un peu agacée par ce manque de soutien.

Alushi regrette les ambiances allemandes
« Les spectateurs? Malheureusement, ce n’est pas si bon. Pour la Ligue des Champions, le match contre Twente, il y avait 2000 personnes à Charléty qui est beaucoup trop grand pour le football féminin à ce stade. Nous jouons souvent devant seulement 500 personnes. C’est beaucoup mieux en Bundesliga », a déclaré cette semaine Fatmire Alushi sur canal-supporters.com

Bernard Espié : "On a fait la moitié du chemin"

Albi a su surmonter la pression pour remporter une précieuse victoire face à l'ASSE (crédit : Mica GBM)
Albi a su surmonter la pression pour remporter une précieuse victoire face à l'ASSE (crédit : Mica GBM)
Reprendre confiance
Pour la première fois de la saison, Julie Perrodin gardait les buts de l’ASSE en l’absence de Marion Mancion, fautive contre Issy, qui a joué avec la DHR ce week-end. « Ce n’est pas une sanction, il faut qu’elle joue et qu’elle se remette en confiance », a confié le coach Hervé Didier.

Luxation
Une quatrième défaite d’affilée et désormais trois points de retard pour les Stéphanoises sur la première équipe non relégable, Metz. Tout cela n’augure rien de bon pour les Vertes qui ont en plus perdu Morgane Courteille à Albi qui s’est luxée l’épaule. Et le calendrier est plus que compliqué pour l’ASSE avant la fin des matches allers. Les Stéphanoises affronteront l’OL, le PSG et iront à Soyaux !

Fébrilité
Entre Albi et Saint-Etienne, la partie a mis du temps à se décanter. Notamment à cause de l’enjeu du match. C’est ce qu’a confié David Welferinger à la Dépêche du Midi : « Je pense qu’il y avait une pression sur les deux équipes par rapport aux autres résultat. C’était une journée où on n’avait pas le droit de se tromper. Cela a rendu les joueuses fébriles et ce n’était pas un grand match en soi. »

La moitié du chemin
Face à Saint-Etienne et grâce à un but contre son camp de Tenisoun Sissoko, Albi a enregistré une troisième victoire en D1F à la plus grande joie de son président Bernard Espié : « Cela fait trois victoires et un match nul, on a fait la moitié du chemin. Il nous faudrait 7 victoires pour remplir notre objectif maintien. On est sur de bonnes bases, on peut aborder la suite assez sereinement. »

Dix minutes de folie
Les Sojaldiciennes sont parvenues à faire plier Metz dans un match capital pour le maintien. Le tout en dix minutes ! Et alors qu'il y avait 2-2, les filles de Juan Paredès ont lâché les chevaux. Un centre astucieusement dévié par Migot (57e), un face à face remporté par Djebbar (64e) et une frappe en pivot dans la surface de Deschamps (67e) ont permis à Soyaux de prendre ses distances avec la zone rouge. Sept points exactement.

Une bonne leçon
Voilà ce que vont retenir les Messines de leur déplacement à Soyaux. C’était en tout cas la teneur des propos du coach messin dans Sud Ouest, Gérôme Henrionnet après la défaite contre Soyaux (5-2) : « On n’a pas joué, on a trop subi, dans les duels, on était systématiquement en retard. Soyaux voulait vraiment cette victoire. Nous avons trop été dans la réaction. On a encore beaucoup de choses à apprendre, aujourd’hui c’est une bonne leçon. »

Faustine Robert : "J’étais vraiment un cure-dent avant"

La grande Charlotte Saint-Sans Levacher effectuait son retour de blessure avec Arras (photo W Morice)
La grande Charlotte Saint-Sans Levacher effectuait son retour de blessure avec Arras (photo W Morice)
Arras a fait des cadeaux
Claude Rioust a déploré les erreurs commises face à Juvisy alors que les Nordistes ont tenu la dragée haute pendant 40 minutes face au troisième de D1. Mais une faute de main de Musin a permis à Juvisy d’obtenir un corner et à Butel d’ouvrir le score. Rageant. « Ce que je regrette aujourd’hui, c’est que nous donnons trois buts sur les quatre alors que Juvisy n’avait pas besoin de ça. L’ouverture du score conditionne le reste du match. » La lanterne rouge arrageoise défiera Issy lors de la prochaine journée.

Elle les enfile par deux
Juvisy poursuit son redressement et a enchaîné une troisième victoire en trois matches. Revenu à trois points de Paris, les Essoniennes ont aussi quatre points d’avance sur Montpellier et Guingamp. C’est Sandrine Brétigny qui a enfoncé le clou en fin de match en inscrivant un doublé comme face à Soyaux. L’attaquante juvisienne a inscrit ses 3e et 4e buts de la saison.

Contrarié par le pressing
Gêné par le pressing des Costarmoricaines, Montpellier n’a pas su se défaire de Guingamp. Réputé pour gagner tous ses matches contre les équipes hors top4, le MHSC a concédé un nouveau 0-0 après celui face à Rodez. Jean-Louis Saez : « C'était bien meilleur dans la circulation du ballon alors que l'on avait eu beaucoup de difficultés à le sortir correctement jusqu'alors. L'adversaire aussi nous a pressés, on savait que c'était un peu la marque de fabrique de Guingamp de faire du pressing. »

Guingamp peut-il la garder ?
Non. Sarah M’Barek pense que son équipe (4e, 22 pts à égalité avec Montpellier) ne pourra pas rester à cette place jusqu’à la fin de la saison. C’est en tout cas ce qu’a déclaré la coach guingampaise : « Sur la longueur de la saison, je ne pense pas, on a un groupe plus jeune et ce sera sans doute difficile pour nous de tenir, sourit l'entraîneur de Guingamp. Mais comme on est ex-aequo avec elle, on peut se permettre de dire qu'on est aujourd'hui au même niveau au classement et sur ce match ».

L’explication du surnom
Dans une interview un brin décalé sur i[Au premier poteau], Faustine Robert évoque son surnom « la Naine » qui la suit depuis toute petite : « Pendant des années, je suis restée toute petite et mince comme jamais. J’étais vraiment un cure-dent avant, j’arrivais jamais à dépasser les…J’ai dû peser 20 kg pendant je ne sais pas combien d’années ! J’ai vraiment eu une difficulté niveau poids et surtout taille, et, du coup, petite, mon frère, mes parents, toute ma famille, m’appelaient tout le temps « La naine, la naine ». Et puis maintenant, c’est resté. Mon frère, quand on se voit, il ne m’appelle jamais Faufau ou Faustine, c’est tout le temps, « Naineuh – Naineuh », et ma tante, c’est pareil. C’est resté et j’pense que ça restera. »

Satisfait du résultat pas de la manière
C’était le sentiment du coach ruthénois Nicolas Bach après le renversement de situation de son équipe face à Issy. Mené 2-0, les Ruthénoises ont réussi à faire leur retard et à s'imposer 3-2 dans ce match diablement important pour la descente. « Je suis satisfait du résultat et pas trop de la manière. On est passé au travers des duels et de l'entame de match. On avait les moyens de mieux jouer au foot, de plus mettre en difficulté Issy les Moulineaux. Cela n'a pas été un très grand match. On va juste se satisfaire du résultat et du caractère qu'on a pu montrer. »

Satisfait de la manière, pas du résultat
Pour le coach d’Issy, Nicolas Gonfalone, qui voulait enchaîner un deuxième succès après la victoire à Saint-Etienne, c’était évidemment tout le contraire : « Bizarrement, je suis assez satisfait de ce que l'on a fait et très frustré du résultat. On a été exactement dans ce que l'on avait prévu avec 2- 0 au bout de 30 minutes. Et puis, un moment de doutes et avec de bonnes équipes comme Rodez, qui est bien en place, cela va vite et cela revient 2-2. En seconde mi-temps on a eu la maitrise du ballon sans pour autant se créer d'occasions. Il faut être honnête. Rodez a cette grosse qualité de savoir maitriser et de jouer des coups de contres qui auraient pu faire mal. Il nous manqué un peu de poids devant pour faire la différence. »

Jeudi 6 Novembre 2014


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