Footofeminin.fr : le football au féminin

D1/D2 - Comment les clubs gèrent-ils la vague de froid ?

Les clubs essayent tant bien que mal de trouver des solutions de repli par ce froid exceptionnel. Hénin-Beaumont, Vendenheim, Claix et Le Mans racontent leur situation



(photo Claix)
(photo Claix)
Tous les matches féminins annulés ce week-end, la majorité des terrains impraticables. Comment se sont déroulés les entraînement dans les différents coins de France cette semaine ? Entre travail athlétique, jeux en salle...La majorité des clubs sont dans le même bateau. Hénin-Beaumont, dans le Nord de la France, a évidemment été touché et l'une des solutions de repli fut une structure de foot à 5 d'Arras. « On a réussi à conclure un partenariat avec une structure privée, on a un crédit d'une quarantaine d'heures et on se retranche là-bas dès que l'on a entraînement », explique le coach Yannick Ansart qui a aussi réussi à dégoter une salle à 15 kilomètres d'Hénin. « On essaye tant bien que mal de s'adapter mais ce n'est pas évident surtout dans notre situation au classement ». Hénin se plaint aussi du « manque d'équité sportive » lors de la dernière journée. Seuls deux matches s'étaient déroulés et le coach pense que les équipes qui disputeront les matches en retard auront désormais « moins de pression ».

« Je suis sans cesse au téléphone pour trouver des solutions »

Du côté de Vendenheim, c'est la même situation en plus froid. Les Alsaciennes fréquentent les salles de sports comme celle du CREPS à Strasbourg ou les structures de foot à 5. Le vendredi, le coach, Dominique Steinberger, essaye de sortir du cadre du foot. Ainsi, les Fédinoises se sont essayées au badminton : « On essaye de se mettre au chaud, on ne peut pas s'entraîner dehors, il fait tellement froid que ce serait vraiment dangereux pour les organismes. C'est la première année que je constate ça, c'est impossible de jouer. Je suis parti ce matin (ndlr : mercredi), il faisait -14°C... La préparation est forcément tronquée, et comme tout le monde se rabat sur les salles de sport il y a saturation, on est constamment obligés de jongler, je suis sans cesse au téléphone pour trouver des solutions, c'est compliqué à gérer. »

« La première fois que ça m'arrive »

Claix qui se trouve à 10 km de Grenoble est aussi dans une situation glaciale. Cette semaine, le thermomètre est rarement passé au dessus des -3°C. « On vivote avec des soccer5, des séances de musculation, de gym. On ne peut pas s'entraîner le risque de blessure est trop important. L'an dernier on ne pouvait pas jouer parce que le terrain était enneigé mais là il fait juste trop froid, c'est la première fois que ça m'arrive », confie le coach Nicolas Bach. Cette situation inédite fait que Claix n'a pas joué depuis le 22 janvier (0-0 à Nîmes) et risque de ne rejouer que le 26 février en championnat. « Cela nous fait une plus grande trêve que la trêve hivernale. On essaye garder les organisme prêts mais ce n'est pas facile car il y a un manque de compétition et on ne peut même pas faire de matches amicaux. Ca risque d'être bien « jojo » à la reprise ».
Du côté du Mans, tous les terrains sont enneigés sauf ceux de LEMANSFC. Des terrains évidemment réservés aux pros et pris d'assaut. Les filles ont quand même pu en profiter en fin de semaine. « On n'a pas trop d'installations mis à notre disposition, on a donc fait beaucoup de gestion avec du travail athlétique, on tenait à garder le rythme pour être bien physiquement. On préférerait jouer évidemment mais on n'a pas trop le choix, ce sont les aléas du championnat », souffle Xavier Aubert qui attend un radoucissement pour cette semaine. A moins que la neige ne vienne encore perturber les plans.

Thibault Simonnet

Dimanche 12 Février 2012

Dans la même rubrique :