Footofeminin.fr : le football au féminin

D1 - Jennifer Maier (Soyaux) : « On a notre mot à dire »

Dans un match déjà capital, Soyaux se déplace chez un autre promu, Vendenheim dimanche. Qui de la plus mauvaise attaque ou de la plus mauvaise défense du championnat prendra le pas sur l'autre dans ce duel de mal classé ?



D1 - Jennifer Maier (Soyaux) : « On a notre mot à dire »
Jennifer, deux défaites en deux matches, ça démarre mal pour Soyaux.
On a commencé par Juvisy qui était un gros morceau pour nous mais il y a, effectivement, eu ce petit raté contre Muret il y a 15 jours.

C'est un résultat décevant face à un concurrent direct pour le maintien.
Sur l'ensemble du match, on peut nourrir quelques regrets car la rencontre aurait pu basculer en notre faveur en première comme en deuxième période. Mais le travail que l'on fait depuis le mois d'août ne doit pas être remis en cause.

Que faut-il améliorer ? Vous n'avez pas encore inscrit le moindre but dans ce championnat.
Depuis 15 jours, on travaille énormément notamment cet aspect-là. Contre Juvisy, on ne s'est pas créé d'occasions franches mais face à Muret, on a eu quelques occasions nets et on ne les a pas mises au fond.

« Personne ne misait un « kopeck » sur nous »

Comment s'est passé ce bref passage en D2 ?
On avait gardé le noyau dur du groupe, celui qui avait vécu la descente. Psychologiquement, ça nous a fait énormément de bien parce qu'on a appris à gagner, ça ne nous était plus arrivé lors des deux dernières saisons car on avait éprouvé pas mal de difficultés en D1. Le groupe s'est donc reconstruit et il y a l'apport de nouvelles joueuses qui évoluaient jusque-là en D2 qui découvrent la D1. L'apprentissage est compliqué surtout après les deux premiers matches mais ça va on s'y réhabitue vite.

S'il y a contre performance à Vendenheim, va-t-on commencer à se poser des questions du côté de Soyaux ?
Non je ne pense pas. On y va pour faire un résultat, on a notre mot à dire dans ce championnat. La saison dernière en D2, on avait déjà trois défaites lors de la première partie de championnat et personne ne misait un « kopeck » sur nous. Et au final on est quand même remonté. On ne se prend pas la tête, on comptera les points début décembre et à la fin du championnat.


« Si on a arrive à répondre physiquement... »

D1 - Jennifer Maier (Soyaux) : « On a notre mot à dire »
Vendenheim est dans le même cas de figure que vous en ayant perdu ses deux premiers matches contre Lyon et Juvisy.
On a bien bossé pendant 15 jours, Bernadette Constantin a pris le relais de « Coco » Diacre qui est partie avec l'équipe de France. Dimanche, on s'attend à un match très athlétique. C'est un concurrent direct pour le maintien, on y va pour gagner. Si on a arrive à répondre physiquement, je pense que techniquement, on peut faire la différence.

Plus mauvaise défense contre plus mauvaise attaque, ça va donner quoi dimanche ?
Une victoire de Soyaux bien sûr (Rires)

Quelles seront les clés du match ?
Avoir un état d'esprit conquérant. Nous l'avons même si nos deux premiers matches ne le montrent pas forcément. On a un bon groupe qui vit bien après il ne va pas falloir se mettre de pression inutile, ne pas faire le match avant dans nos têtes. On se devra aussi de bien respecter les consignes du staff et de marquer le but qui fera la différence. J'ai confiance en mon équipe et je sais que même si on perd des points dimanche, on pourra les récupérer sur d'autres matches.

Vous semblez optimiste quant à la suite de la saison de Soyaux.
L'an dernier, on a eu des matches compliqués, et on a arraché des victoires. Je ne sais pas s'il y a deux ans, on aurait eu cette capacité mentale à reprendre le dessus et à arracher la victoire. On a acquis ce petit supplément d'âme l'an dernier.

Personnellement, vous en êtes à 130 matches ( D1/D2 confondues) avec Soyaux, ça représente quelque chose ?
J'ai toujours été fidèle à Soyaux sauf une année. Mais j'ai aussi essuyé le banc de touche car il y avait pas mal de bonnes joueuses et j'avais affaire à une forte concurrence. Depuis que « Coco » a repris l'équipe, elle m'a fait descendre d'un cran en charnière centrale et mon association avec Siga Tandia se passe bien. D'un point de vue personnel ça va puisque je n'essuie plus le banc de touche pour le moment (rires).

T.S.

Samedi 24 Septembre 2011

Dans la même rubrique :