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D1 - OL-ARRAS : le match vu par Laurie DACQUIGNY (FCF ARRAS)

Dimanche 2 décembre à 14h30, Arras tentait un périlleux déplacement chez l’ogre lyonnais, invaincu depuis le début de la saison. Les coéquipières de Laurie Dacquigny, milieu de terrain, savaient pertinemment que plusieurs classes séparaient les deux équipes au coup d’envoi.



Laurie Dacquigny et Arras ont une semaine pour digérer cette lourde défaite...(photos Jean-Luc Martinet)
Laurie Dacquigny et Arras ont une semaine pour digérer cette lourde défaite...(photos Jean-Luc Martinet)
Le scénario de ce match a très vite tourné en la faveur des joueuses de Patrice Lair, qui se sont distinguées en inscrivant trois buts lors des dix premières minutes de la rencontre. A la pause, les espoirs de l’équipe visiteuse étaient d’ores-et-déjà vains, puisque le tableau d’affichage indiquait 7-0 en faveur des coéquipières de Laetitia Tonazzi et Lotta Schelin. Laurie Dacquigny, milieu de terrain d’Arras, a accepté de revenir avec nous sur cette rencontre, en nous livrant plusieurs réactions « à chaud » depuis le TGV qui ramenait l’ensemble de la délégation arrageoise après ce match disputé à Lyon.

« Avant de débuter ce match, nous savions pertinemment que les choses allaient être extrêmement compliquées pour nous, face à une équipe lyonnaise qui domine le football européen, et qui a réussi à se faire un nom au niveau mondial récemment. Nous nous sommes bien préparées, dans l’optique du match important qui nous attend le week-end prochain face à Vendenheim, rencontre capitale pour nous, qui viendra clôturer cette première partie de saison ».
Consciente du danger permanent que représente l’attaque de l’olympique lyonnais, la stratégie était bien définie avant le début du match. « Nous savions que, contre une telle équipe, l’objectif principal était de bien défendre. Nous voulions essayer de soigner notre goal-average, chose que nous avons eu du mal à faire ce soir, et à laquelle il nous faudra remédier pour les prochaines échéances, car c’est un détail qui pourra s’avérer décisif en fin de saison. Aujourd’hui, notre manque d’expérience nous a fait défaut contre des joueuses très réalistes qui savent saisir chacune des opportunités qui se présentent à elles. Nous étions bien conscientes du fossé qui nous sépare de l’OL, mais là, nous ne pensions tout de même pas tomber sur un tel os ! Bien évidemment, c’est une défaite qui fait très mal et qui sera difficile à digérer, mais nous sommes déjà concentrées sur le prochain match de championnat, le week-end prochain face à Vendenheim, rencontre décisive pour la suite de notre saison ».

"Nous reconcentrer pour faire un bon résultat à Vendenheim"

Dacquigny lors du précédent match gagné contre Yzeure...
Dacquigny lors du précédent match gagné contre Yzeure...
Elle évoque la position actuelle du club en championnat, peu avant la dernière rencontre avant la trêve la semaine prochaine contre Vendenheim. « Si on regarde le classement de cette D1 féminine, nous sommes très satisfaites d’être à cette place aujourd’hui (7ème) ! Mais nous savons aussi que tout peut aller très vite et qu’il nous faudra se battre pour espérer terminer le plus haut possible en fin de saison. Certaines grosses écuries sont bien détachées en haut de tableau, ce qui n’est pas le cas pour toutes les autres, comme nous… Nous devrons nous reconcentrer pour faire un bon résultat dès le week-end prochain, de façon à nous éloigner au plus de la zone rouge et du bas de tableau ».
Enfin, Laurie Dacquigny rappelle les objectifs du club cette saison, dont le principal reste bien évidemment le maintien en D1 …
« Notre objectif de début de saison était de nous maintenir en D1… Cela restera le même jusqu’à la fin du championnat ! C’est notre fil conducteur, l’élément qui nous fera dire, ou non, que notre saison a été réussie. Sur le court terme, l’ambition est de structurer le club afin de pouvoir garantir une stabilité et une continuité en division 1. Sur du plus long terme à présent, pouvoir atteindre le statut et le niveau que certains clubs de l’élite ont acquis, de façon à réduire la différence entre les clubs de haut et bas de tableau, ceux qui tentent de se battre au mieux pour éviter la relégation. On s’aperçoit toutes qu’entre les clubs qui tendent vers le professionnalisme ou qui sont professionnels, et ceux qui sont amateurs comme le nôtre, il y a tout de même un fossé assez énorme ».

Propos recueillis par Benjamin Roux


Mardi 4 Décembre 2012
Sebastien Duret

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