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#D1Arkema - J9 : Wendie RENARD (OL) : "Cela se joue souvent contre le Paris Saint-Germain"

La capitaine lyonnaise a évoqué ce mercredi en conférence de presse l'affiche de ce vendredi soir face au Paris-Saint-Germain (21h00, Canal +).



L'an dernier, vous étiez suspendue contre le PSG. Vous devez avoir hâte de jouer ce match ?
De manière générale, on a hâte de jouer tous les matchs. C'est un choc parce que depuis plusieurs années, le monde du football et les journalistes ont fait que ce soit un choc. C'est un match attendu. On a hâte de jouer ce match. Il faudra être prêtes vendredi à 21h00, au coup d'envoi. On est dans notre préparation, on sait ce que l'on a à faire. En face, elles ont aussi envie de nous battre. Ce sera à nous encore une fois de mettre les ingrédients pour le remporter. On sait ce qui nous attend.

Comment expliquez-vous les résultats à Paris. Qu'est-ce qui fait que vous ne gagniez pas ces dernières années ?
C'est une équipe qui est très solide défensivement. A la maison, on a aussi cette envie avec les supporters même si malheureusement aujourd'hui, cela fait quelques temps qu'il n'y a pas les supporters. Quand vous avez vos supporters derrière vous, cela nous pousse à tenir le score ou donner le maximum pour gagner. C'est pour ça, ce sont toujours des matchs à enjeu, difficile à gagner. Cela se joue sur des détails. On a fait beaucoup de matchs nuls mais ce qui compte, c'est le titre au bout et on a été championnes. C'est ce que je vais retenir.
On est à deux points de Paris Saint-Germain. Cela va être un match compliqué parce que c'est une belle équipe mais encore une fois, on a les arguments pour les embêter. On joue au Parc des Princes, un stade mythique, c'est à nous de jouer.

"Ce sera à nous de bien l'entamer dès les premières minutes"

capture image OLTV
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Vous pouvez faire un grand pas dans le championnat en cas de victoire ?
C'est sûr qu'en les mettant à cinq points, tu fais un pas vers le titre. Après il restera des matchs et si tu les négocies pas bien, tu peux vite tomber dans tes travers. Chaque match est différent. Encore une fois, c'est un choc. Ce sera à nous de bien l'entamer dès les premières minutes mais effectivement en cas de victoire, on prendrait encore plus l'ascendant mais rien ne sera joué. Le championnat est long. Après le COVID, il peut y avoir des blessures. Il suffit qu'il manque deux/trois joueuses dans l'effectif, on peut être déstabilisées même si on a un groupe compétant. Mais on voit au haut niveau que cela se joue à des détails. Avant de penser classement, il faut penser à jouer et à gagner.

Vous dites que tout ne sera pas jouer mais on se rend compte par le passé, que cela se joue sur ces confrontations ?
On ne va pas se le cacher, c'est vrai mais on a vu que l'on a laissé des points à Dijon, à Bordeaux. Rien n'est joué parce que si tu négliges l'adversaire, si tu ne respectes pas le football, tôt ou tard, tu les payes. Le championnat, c'est jusqu'au bout. Ici à l'OL, avec l'enchaînement des matchs, cela peut être compliqué. On peut entendre que l'on néglige des matchs. Mais on entame nos matchs de la même manière et on a toujours envie de gagner. Cela se joue souvent contre le Paris Saint-Germain mais là aussi parce que c'est un grand club qui met des moyens année après année. Cela va faire une belle affiche. On est habituées.

"Ce sera à nous d'écrire l'histoire du match de vendredi soir"

Est-ce malgré tout cela ne vous donne pas de la confiance ?
La confiance, c'est un danger. Bien sûr, c'est important quand tu gagnes, l'adversaire de pose des questions. Chaque match est différent, tout est remis à zéro à partir du moment où le match commence. Ce sera à nous d'écrire l'histoire du match de vendredi soir. Le passé parle pour nous mais la vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain et dans le sport encore plus. C'est pour cela que l'humilité, c'est important et le respect de l'adversaire, c'est important. On respecte tout le monde. On est confiantes mais si nous ne sommes pas collectivement ensemble, on aura des failles. J'ai confiance en mes coéquipières.

En l'absence de public, est-ce que ces matchs ont la même saveur ?
J'en profite pour faire un coucou à nos supporters. C'est vrai que c'est un peu difficile, ils ont toujours tendance à nous suivre dans les quatre coins de la France et en Europe. Cela manque maintenant on sait que lorsque l'on va sur le terrain, on est déjà dans notre bulle et c'est à nous de ramener cette victoire pour les rendre fiers et ramener ce petit bonheur dans cette période.

A propos des Bleues : "On a déjà parlé. Cela ne sert à rien de continuer"

Est-ce que la préparation a été perturbée avec tout ce qui se passe autour de l'Equipe de France ?
Non pas du tout parce que c'est différent. On est aussi en club et on sait sur quoi on doit se focaliser. On a un match important vendredi. Pas du tout !
On a déjà parlé. Cela ne sert à rien de continuer. Le plus important, c'est Paris. Voilà. On a une semaine pour préparer ce match. Il y a des discussions. On ne va pas en rajouter des tonnes à chaque fois. Aujourd'hui, le but est de bien se préparer. On a un match important.

Attendez-vous la liste avec impatience. Pensez-vous être dans la liste demain ?
Bonne question (rires). Aujourd'hui, je joue, j'enchaine mes matchs, je suis bien. Après la coach fera ses choix comme elle a toujours fait. Il n'y a pas de problèmes.

En tant que défenseure, avez-vous une attention particulière sur Kadidiatou Diani ?
Je la connais aussi en Equipe de France. Il n'y a pas une joueuse, c'est un collectif qui est particulièrement solide avec des joueuses qui s'entendent très bien, qui combinent bien. Kadi, on connait ses qualités, on ne va pas les lier mais on a des arguments en face. Ce sera un match dans le match mais il n'y a pas forcément une focalisation sur une joueuse. C'est ensemble que l'on gagne. Biensûr, à un moment donné, il faut faire la différence individuellement. Il faudra être costaud collectivement.

Cela fait quelques années que vous jouez en D1. Est-ce que le Paris Saint-Germain a été votre plus dur adversaire en D1 ?
Non, par forcément, il y a eu des adversaires costauds par le passé. Après c'est une équipe qui se structure années après années, après on ne peut pas le cacher. C'est une équipe collectivement qui a son mot à dire. Chaque fois, cela donne un beau duel. Le score est souvent serré à un but, aux tirs au but.

Vendredi 20 Novembre 2020
Sebastien Duret

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