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#D1Arkema - Olivier ECHOUAFNI (PSG) : « On sait que la saison va être une vraie bataille »

Après avoir fait la différence en seconde période, le PSG a évité le piège face à Guingamp mais l'entraîneur parisien sait qu'il faudra être prudent face à tous les adversaires/



Echouafni (photo PSG.fr)
Echouafni (photo PSG.fr)
Première rencontre, première victoire en D1. La machine est bien relancée…

Elle a mis du temps à se lancer mais sincèrement, je m’en doutais. Il fallait avoir un discours mobilisateur. L’après Ligue des Champions comme vous le savez, c’est toujours compliqué. Surtout après la déception que l’on a vécu. Il fallait ne pas gamberger, ne pas réfléchir et vite repartir dans ce championnat et cette nouvelle saison. La première période n’était pas à la hauteur techniquement, pas assez de mouvement. Et derrière, on a un second acte où les filles ont élevé leur niveau de jeu et ont su concrétiser les situations qu’elles se sont procurées.

La Ligue des Champions est digérée ou c’est encore un peu tôt ?

Il va falloir de toute façon la digérer. Et la plus belle des manières de le faire, c’est de gagner ces matchs qui ne sont pas faciles. On a un début de championnat très dur avec la réception de Guingamp puis le déplacement à Bordeaux. Des prétendants aux cinq premières places voire à la Ligue des Champions dans le cas des Bordelaises. Donc finalement, c’est peut-être une bonne chose qu’on ait ce genre de défi à relever.

Un mot sur Diani qui sort un gros match, en dehors des statistiques…

Non, elle fait une bonne seconde période. Sa première période n’a pas été au niveau, je lui ai dit. Peut-être qu’elle a essayé de relever son niveau derrière et c’est ce qui s’est passé. Kadi elle est comme ça. Ça change beaucoup de choses dans le match. Mais que ce soit elle ou d’autres qui ont haussé leur niveau, ça a joué sur la seconde période.

Prochain match, déplacement à Bordeaux qui vient d’être accroché par Reims. Ça montre que le championnat va être disputé…

Exactement, c’est la réflexion que je me suis faite. Lorsque je vois la compétition en D1, le championnat va être très serré. Ça va être disputé, les résultats vont être serrés voire peut-être même surprenant à l’image de Reims, mené 1-4, qui au bout du compte égalise dans les arrêts de jeu. Nous, on doit avant tout se préoccuper de notre cas. Pas des autres. Mais on sait que la saison va être une vraie bataille.

Sur les choix de départs aujourd’hui (ndlr : samedi), il y avait la volonté de faire tourner ?

Oui car on est déjà à huit matchs de compétition, dont quatre avec une intensité assez élevée. Il va aussi y avoir une trêve internationale où les joueuses vont beaucoup jouer. Donc c’était important de réinjecter un peu de sang frais à l’intérieur. Celles qui avaient moins de temps de jeu ces derniers temps ont d’ailleurs été intéressantes.

"Sur les cinq changements, c’est une vraie question qu’il faut se poser"

Cela explique aussi l’absence de Geyoro aujourd’hui ?

Oui, Grace malheureusement a un petit souci physique. Donc elle est arrêtée deux à trois semaines. C’est un coup dur. Mais j’espère que ce ne sera pas trop long. Ça va être une saison où l’on risque d’avoir de toute façon des problèmes sur l’ensemble des effectifs, que ce soit filles ou garçons. On le sait. Il faut s’y préparer et être vigilant.

Sur cette usure physique, il y a notamment ce débat entre 3 ou 5 changements autorisés, la FFF ayant finalement conservé la règle initiale à l’inverse de la LFP. Vous seriez favorable aux cinq changements ?

Oui et d’ailleurs pour vous donner une anecdote, mon confrère Frédéric Biancalani pensait qu’il pouvait faire cinq changements. C’est une requête qu’il faut qu’on fasse auprès des instances pour avoir plus de profondeur. Pas forcément un banc plus large, avec 18 joueuses sur la feuille il n’y a pas de problème. Mais sur les cinq changements, c’est une vraie question qu’il faut se poser.

Pour terminer, sur le recrutement, avez-vous fixé un calendrier ou une date limite ?

Pour l’instant, on est toujours à l’affût d’une opportunité. Mais ce n’est pas une fin en soi non plus.

Lundi 7 Septembre 2020
Sebastien Duret

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