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#D1F - Gadéa - Asseyi (OM) : « On a à cœur de réagir »

Avant de la réception du PSG pour cette version féminine du Classique, l’attaquante de l’OM Viviane Asseyi et sa partenaire en défense Kelly Gadéa évoquent sur ce rendez-vous tout à fait banal pour les Marseillaises qui insistent quand même sur l’importance d’un résultat pour remonter la pente et quitter leur actuelle dernière place au classement.



photos OM.net
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Quel est l’état d’esprit du groupe avant la réception du PSG ce samedi (14h30) ?
Kelly Gadéa : Comme tous les matches, on est motivées. Après vous savez chez les filles il n’y a pas trop le Classique féminin, c’est juste les gens qui disent ça. Nous on aborde juste ça comme un match où il faut prendre des points. On est dernières, on a trois points, il nous en faut d’autres rapidement.
Viviane Asseyi : Le groupe va bien, on a à cœur de réagir par rapport au début de saison qu’on a fait. De l’abattement ? Non, ce sont les faibles qui en ont (sourire) ! On garde la confiance, il le faut.

La rivalité est-elle aussi forte que chez les hommes ?
V.A : Non ça n’a rien à voir ! Déjà l’OM n’est monté que la saison passée en D1. Ce n’est pas le match qu’on coche sur le calendrier en début de saison, nous on en coche 22 !

On sait que pour les fans des deux équipes ça reste un rendez-vous particulier. Les supporters ont dû vous en parler…
K.G : Non, ça va pas tant que ça ! Après j’espère qu’ils seront là pour nous encourager, mais je pense qu’ilsviendront.
V.A : Non, du tout ! Tout le monde en fait une histoire, mais il y a d’autres matches tout aussi importants. Les supporters, quand on les croise, ils nous disent juste « allez l’OM », en nous rappelant qu’ils sont derrière nous. Ils n’ont pas d’attentes particulières par rapport à ce match.

Le public marseillais est chaud. L’ambiance passe à un autre niveau lors de cette rencontre ?
V.A : Oui ! Concernant les matches à domicile, la rencontre de l’année passée face au PSG restera comme notre meilleur souvenir avec les supporters. Ils nous avaient poussé, poussé, et ça nous avait redonne encore plus de force sur le terrain. Leur motivation et le fait de nous supporter comme ça, nous fait du bien.
K.G : C’est notre match référence de l’année dernière en effet. Le coup franc de Bretigny ? (Qui avait scellé la victoire olympienne, ndlr) Ah oui ça restera à vie ! Et puis notre joie, etc… c’est quelque chose qui nous a profondément marqué.

Justement, votre victoire de l’année dernière (2-0 à domicile) avait fait sensation. Vous pensez pouvoir le refaire ?
V.A : Ah ça, seul l’avenir nous le dira !
K.G : Si on peut le faire on ne va pas se gêner (sourire). On va être motivées, on sera des guerrières. On les connait un peu, elles ont une très belle équipe, et surtout un très bon milieu. Notamment avec Formiga, qui est impressionnante, et Grace Geyoro, qui est la future « Grande » milieu de terrain. C’est une très bonne jeune, elle fait du bien. Puis il y a aussi Hermoso qui est pas mal... Il va falloir surveiller l’entrejeu et surtout ne pas leur laisser beaucoup d’espaces.

Est-ce que le souvenir de cette victoire est un des points que vous utilisez pour vous motiver ?
K.G : Oui. On essaye de transmettre ces sensations vécues lors de ce match. C’est notre match référence, du coup on essaye d’évaluer tout ce qu’on avait fait de bien pour le reproduire samedi. Même si l’équipe de Paris et la nôtre ont changé.
V.A : On sait que si collectivement on est bien, qu’on fait les efforts les unes pour les autres, qu’on a envie, on est capable de faire plein de bonnes choses. Après, d’une saison à l’autre ça change complètement, la vérité est sur le terrain, et il n’y aura que là-bas qu’on pourra faire la différence. La motivation est là, et je pense qu’au vue de notre classement, on est deux fois plus motivées.

Finalement, n’est-ce pas le meilleur match pour se relancer ?
V.A : La situation dans laquelle on est fait que l’identité de notre adversaire ne change pas la donne : il faut y aller à fond ! Là c’est le PSG, mais ça aurait pu être n’importe qui d’autre, on n’aurait pas eu le choix. Il faut remonter la pente, et je sais qu’on va le faire cette saison.

Viviane, concernant l’équipe de France, on n’imagine que du coup cela n’affecte pas vos relations avec les Parisiennes de l’équipe nationale… Mais est-ce que ça va chambrer, quand même, en fonction du résultat, à Clairefontaine ?
V.A : (Rires) Je ne sais pas encore si je suis appelée (l’interview a eu lieu le mardi, NDLR) donc je ne peux vous dire pour l’instant. Peut-être, que oui, on verra. On n’a pas parlé du match avant entre nous en tout cas.

La saison dernière aussi, la première victoire s’était fait attendre, est ce que ce n’est pas plus difficile cette année ?
K.G : C’est vrai que c’est compliqué. On perd beaucoup de matches en seconde mi-temps, on a beaucoup de mal… On travaille, on reste soudées, et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort (sourire) ! On a un gros mental, et je sais qu’on va se relever, il faut qu’il y ait ce déclic, ce petit coup de folie, une belle victoire qui nous permette d’aller de l’avant comme ça s’est passé l’année dernière !
V.A : Non… Je pense qu’on ne peut s’en prendre qu’à nous même de la situation dans laquelle nous sommes. Je ne compare pas les années. Chacune à ses différences, on va peut-être finir moins bien classées que l’année dernière, peut-être mieux, on ne sait pas. Personnellement, je vis au jour le jour, et je gère l’instant présent.




Samedi 18 Novembre 2017
Vincent Roussel

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