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#D1F - Jean-Louis SAEZ (Montpellier HSC) : « Il va falloir faire le dos rond »

C’est presque avec le goût de la défaite que Montpellier, tenu en échec (1-1) par Fleury ce mercredi, a quitté la région parisienne. Son entraîneur, Jean-Louis Saez, la voix marquée par un match aussi éprouvant sur le terrain que sur le banc, se montrait déçu, mais souriant après la rencontre.



Coach, vous gardez le sourire malgré ce résultat décevant !
On était venu pour gagner, et on repart avec un nul, qui nous fait perdre deux points pour se rapprocher de Paris, mais on verra bien par la suite.
Il y a eu trop d’ajustements (absence de Toletti, Torrecilla et Dekker notamment) à faire dans la composition de départ pour gagner ce match ?
On fait avec nos jeunes, peut-être que le fait qu’on soit rajeuni, et donc moins costaud, l’adversaire le ressent et l’utilise contre nous. On avait bien débuté, mais je pense que ne pas avoir mis ce deuxième but ça nous a tué. Scorer une deuxième fois nous aurait permis de continuer sur notre lancée, avec un jeu plus de possession. Après l’égalisation, on a changé le dispositif pour essayer de mettre plus de vitesse dans le jeu, mais on n’a pas réussi à trouver nos attaquantes.

Votre jeu manquait de verticalité…

On a un peu plus de maîtrise dans les matches, et du coup on utilise beaucoup le jeu en passes courtes, en oubliant d’aller de l’avant. Autant la semaine dernière (face à Rodez, victoire 2-1, NDLR), on avait beaucoup centré et beaucoup frappé, autant aujourd’hui on a beaucoup préparé. A 2-0, ça nous aurait permis de tenir le ballon, mais à 1-1 avec un bloc défensif qui était bien regroupé, on n’a pas réussi à contourner cette équipe et gagner les duels qu’il fallait dans la surface de réparation.

Votre adversaire, Fleury, est en pleine progression. Ils ont la capacité de se maintenir selon vous ?
C’est vrai qu’ils ont montré un beau visage aujourd’hui, je crois que dès qu’on a baissé le pied en fin de match on a senti qu’il y avait des choses intéressantes dans la circulation du ballon de leur côté. Maintenant les matches sont serrés, moi je me focalise surtout sur mon équipe avec le regret de ne pas avoir mis ce deuxième but.

A l’aller vous l’aviez pourtant emporté 8-0…
L’année dernière on avait été éliminé en Coupe de France par Saint-Etienne (1-0), et 15 jours après on leur en avait mis 8. Ça évolue d’une rencontre à l’autre, là on a un 3 contre 2 à jouer à 1-0, si Manon Uffren décide de décaler Blackstenius au lieu de frapper… En ce moment ce qui est embêtant c’est qu’on prend un but à chaque match, et qu’il faut donc en mettre 2 ou 3 pour gagner, donc c’est plus compliqué.

La deuxième place, elle est encore jouable d’après vous ?
Notre objectif ça reste d’être sur le podium. Après, même si je pense que les favoris sont Paris et Lyon, le fait d’avoir notre destin entre nos mains, ça nous permettait d’espérer dans ce championnat. Aujourd’hui ça risque d’être un peu plus compliqué. Il reste encore quelques matches, on verra, on savait que nos mois de janvier et février allaient être compliqués avec nos blessures dans le secteur défensif. On ne se cache pas derrière ça car ça nous permet aussi de donner du temps de jeu au plus jeunes. Il va falloir faire le dos rond, récupérer les blessés, et faire en sorte que tout le monde revienne dans les deux semaines à venir, et à 100%.

Propos recueillis par Vincent Roussel

Vendredi 23 Février 2018
Vincent Roussel

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