Les premières démarches remontent à 2022. L’UNFP réunit alors les joueuses déléguées des clubs de D1 avec un objectif déjà clairement affiché : parvenir à un accord collectif et mieux encadrer le métier de footballeuse professionnelle, à l'instar de leurs homologues avec la Charte du football professionnel mise en place en 1973.
Le projet prend une autre dimension avec la création de la Ligue féminine de football professionnel. Au printemps 2024, Jean-Michel Aulas se montre particulièrement optimiste et estime la signature de la convention très proche. Dans l’attente d’un accord, de premières garanties sont instaurées, notamment autour de la grossesse, de la maternité et de la santé des joueuses. La LFFP entre finalement en fonction le 1er juillet 2024, mais sans la convention collective qui devait accompagner cette professionnalisation.
Le projet prend une autre dimension avec la création de la Ligue féminine de football professionnel. Au printemps 2024, Jean-Michel Aulas se montre particulièrement optimiste et estime la signature de la convention très proche. Dans l’attente d’un accord, de premières garanties sont instaurées, notamment autour de la grossesse, de la maternité et de la santé des joueuses. La LFFP entre finalement en fonction le 1er juillet 2024, mais sans la convention collective qui devait accompagner cette professionnalisation.
Plus de deux années de négociations
Plusieurs sujets vont retarder l’accord : droit à l’image collectif, prévoyance, maintien du salaire en cas de blessure, protection des joueuses mises à l’écart ou encore conditions des contrats à temps partiel. L’UNFP estime à plusieurs reprises que les garanties proposées restent insuffisantes. Au fil des mois, le retard devient d’autant plus visible que la LFFP poursuit parallèlement la structuration de ses deux championnats professionnels. À l’été 2025, son directeur Paul-Hervé Douillard explique que seuls quelques points restent encore à régler. Ils vont pourtant nécessiter près d’une saison supplémentaire de discussions.
Le 21 avril 2026, les capitaines des 24 clubs de Première et Seconde Ligue décident finalement de prendre publiquement position. Dans une tribune intitulée « Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits », elles rappellent que les négociations durent et demandent qu’un accord soit trouvé avant la saison 2026-2027.
Le 21 avril 2026, les capitaines des 24 clubs de Première et Seconde Ligue décident finalement de prendre publiquement position. Dans une tribune intitulée « Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits », elles rappellent que les négociations durent et demandent qu’un accord soit trouvé avant la saison 2026-2027.
L'accord trouvé au printemps 2026
Le déblocage intervient quelques semaines plus tard. Le 18 mai, l’UNFP, Foot Unis et l'Union des Clubs de Championnats de Football Français (U2C2F) annoncent un accord global. La convention collective est finalement signée le 25 juin 2026, avant d’entrer en application le 1er juillet. Pour la première fois, les joueuses de Première et de Seconde Ligue disposent ainsi d’un socle social commun. Le texte encadre notamment les conditions de travail et apporte des garanties en matière de prévoyance, de blessures, de maternité ou encore de retraite. Il constitue ainsi le pendant social du travail de professionnalisation engagé depuis la création de la LFFP.
Deux mois après son entrée en vigueur, Paul-Hervé Douillard en souligne l’importance. Dans un entretien accordé au Progrès le 2 septembre, le directeur de la LFFP évoque « une étape majeure dans la professionnalisation du championnat », notamment grâce aux garanties désormais communes aux joueuses des deux divisions. Le chantier doit désormais se poursuivre pour les entraîneurs et les membres des staffs.
Deux mois après son entrée en vigueur, Paul-Hervé Douillard en souligne l’importance. Dans un entretien accordé au Progrès le 2 septembre, le directeur de la LFFP évoque « une étape majeure dans la professionnalisation du championnat », notamment grâce aux garanties désormais communes aux joueuses des deux divisions. Le chantier doit désormais se poursuivre pour les entraîneurs et les membres des staffs.
Un retard révélateur des difficultés de la professionnalisation
Cette première convention collective représente donc une avancée importante, mais son histoire illustre aussi les difficultés rencontrées par le football féminin pour construire son modèle professionnel. Lorsque la LFFP est née en juillet 2024, son organisation avait finalement devancé le statut social de ses principales actrices. Il aura fallu deux saisons supplémentaires et une mobilisation publique des joueuses pour parvenir la convention collective lui apporte enfin le socle social qui lui manquait.
Principales avancées sociales
Contrat de travail : Fixation d'un premier contrat professionnel pour une durée maximale de 5 ans.
Congés : Obtention de six semaines de congés payés.
Hébergement : Prise en charge de sept nuitées d'hébergement lors de l'arrivée d'une joueuse dans son nouveau club.
Santé et Arrêt de travail : Maintien du salaire garanti pendant au moins 90 jours en cas d'arrêt de travail.
Maternité : Maintien intégral du salaire en cas d'arrêt lié à la grossesse et garantie de rémunération durant les seize semaines du congé maternité.
Droit à l'image : Le texte crée enfin un cadre juridique clair pour encadrer et protéger les droits à l'image collectifs des joueuses, permettant une meilleure redistribution des revenus commerciaux générés par la Ligue
Congés : Obtention de six semaines de congés payés.
Hébergement : Prise en charge de sept nuitées d'hébergement lors de l'arrivée d'une joueuse dans son nouveau club.
Santé et Arrêt de travail : Maintien du salaire garanti pendant au moins 90 jours en cas d'arrêt de travail.
Maternité : Maintien intégral du salaire en cas d'arrêt lié à la grossesse et garantie de rémunération durant les seize semaines du congé maternité.
Droit à l'image : Le texte crée enfin un cadre juridique clair pour encadrer et protéger les droits à l'image collectifs des joueuses, permettant une meilleure redistribution des revenus commerciaux générés par la Ligue






