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Nathalie Richard (La Roche/Yon) : « Un petit peu préoccupant »

Avant de se rendre à Toulouse, La Roche/Yon n'est pas dernier simplement grâce à sa seule différence de buts. Et la pire attaque de D1 se déplace à Toulouse sans sa meilleure buteuse et capitaine, Claire Guillard. Même si la situation est « un peu préoccupante », Nathalie Richard, croit encore au maintien de son équipe et rappelle que l'année dernière, La Roche/Yon, alors dans la même position, s'était sauvée.



Nathalie Richard (La Roche/Yon) : « Un petit peu préoccupant »
Nathalie, la défaite (0-1) contre Saint-Etienne, le week-end dernier, n'était pas la meilleure façon de débuter l'année.
Non pas du tout. Pourtant, on voulait bien démarrer ce début d'année 2011 car on s'était bien préparé. On s'est pris un but à la 13e minute, on n'a pas baissé les bras, mais cela n'a pas suffit pour concrétiser nos actions. Malgré tout, on est resté combatives, on a retrouvé un état d'esprit qu'on avait perdu en fin d'année 2010.

Votre situation est préoccupante ? Inquiétante ?
Un petit peu préoccupante. Pas inquiétante car l'année dernière on était à peu près dans la même situation, on n'avait gagné qu'un seul match lors de la phase aller. Mais la différence avec l'année dernière, c'est qu'on avait eu un petit renfort au mercato (ndlr : l'arrivée de Catherine Mouillé de Saint-Herblain), chose qu'on n'a pas eu cette année, il va donc vraiment falloir compter que sur notre groupe. On va également devoir aller chercher les points à l'extérieur, c'est quelque chose qu'on a eu du mal à faire ces dernières années.

« En fin d'année, on était un petit peu blasé de toutes ces défaites »

La différence avec l'année dernière, c'est qu'il y a aussi trois descentes.
C'est pour cela qu'il va falloir faire plus que l'année dernière, ça va être difficile mais on y croit. Tant que mathématiquement, c'est jouable, on peut toujours faire quelque chose. On a bien fait un match nul contre le PSG l'année dernière, pourquoi ne pas rééditer l'expérience cette année contre une grosse cylindrée ?

Est-ce que cette série de six matches, six défaites pèsent dans les têtes ?
En fin d'année 2010, l'accumulation des défaites était un peu lourde, on était un petit peu blasé de toutes ces défaites. On se demandait comment on pouvait faire, on avait beau chercher des solutions, on ne trouvait pas. Aujourd'hui, on essaye de repartir sur une nouvelle année avec le même objectif de maintien en se disant qu'on n'a plus rien à perdre, on va jouer sans la boule au ventre.

Quel adjectif emploieriez-vous pour cette première partie de saison ?
Difficile. Après, le niveau D1 évolue d'année en année et, nous, on n'arrive pas à évoluer aussi vite , ce qui rend chaque année plus difficile. Et comme il y a trois descentes cette saison, c'est une année compliquée.

Comment La Roche peut se sauver ?
On devra toutes jouer ensembles, toutes être solidaires. On n'a pas de star et s'il y a une ou deux joueuses qui ne sont pas à 100% sur le terrain, cela se voit tout de suite. Cela crée des trous et comme on n'a pas de stars qui peut faire la différence toute seule, on est obligé de compter sur tout l'effectif et pas que sur une joueuse.

Ce sera suffisant d'être solidaires ?
On l'espère. On y croit toujours, car si on n'y croyait plus, on baisserait les bras tout de suite et ça ne servirait à rien de continuer à jouer.

« Peut-être que l'on comptait trop sur Claire pour marquer ? »

Nathalie Richard (La Roche/Yon) : « Un petit peu préoccupant »
Le fait de ne pas avoir un effectif conséquent peut aussi être un problème car vous avez moins de solutions de rechanges ?
Oui, on n'a pas eu de renforts, ou très peu, lors du mercato d'été, pareil pour le mercato d'hiver. C'est difficile, on est obligé de tourner avec le même effectif. Mais la professionnalisation des grosses écuries fait qu'on ne peut pas rivaliser car on ne fait pas de contrats fédéraux. Et pour attirer des personnes à La Roche/Yon, c'est difficile.

Finalement, ça vous dessert cette professionnalisation ?
C'est bien pour le foot féminin après pour La Roche, c'est plus difficile car on n'est pas issu d'un club professionnel. Si on veut se professionnaliser, il faut pouvoir mettre les moyens, et je ne suis pas sûr que le club puisse mettre les moyens financiers ou humains pour construire un tel projet.

Parlons du match de dimanche, vous vous déplacez à Toulouse, que faudra t-il faire pour l'emporter ?
Déjà ne pas se prendre de buts dans le premier quart d'heure car on a tendance à se prendre beaucoup de buts et à ne jamais pouvoir revenir. Si on n'encaisse pas de but, on se sentira plus fortes. On espère aussi marquer ce but qui nous ferait, peut-être, gagner et prendre confiance.

Les trois matches qui arrivent (Toulouse, Hénin puis Yzeure) peuvent déjà être décisifs. Sans résultats positifs, ce sera dur d'accrocher le maintien, non ?
Si on ne fait pas de résultat à Toulouse et contre Hénin, ça risque d'être délicat. Ce ne sera pas fini, mais ce sera très compromis.

Claire Guillard, votre capitaine et meilleure buteuse, sera absente pour ce match.
Elle est blessée pendant au moins trois semaines. Il va donc falloir redoubler d'efforts, aborder peut-être d'autres tactiques ? Je ne sais pas, on va voir ce que l'on peut faire pour pallier à son absence.

Vous êtes la plus mauvaise attaque de D1 (six buts inscrits), que faire pour marquer à nouveau ?

Essayer d'attaquer toutes ensembles. Peut-être que l'on comptait trop sur Claire pour marquer ? Sachant qu'elle n'est pas là, ce sera à nous de prendre nos responsabilités. Cela va peut-être responsabiliser un peu plus certaines fille qui n'osaient peut-être pas. Il y aura peut-être l'apparition de certaines U19 dans l'effectif.

« Je jouerais à fond à n'importe quel poste, même gardienne »

Personnellement, vous qui avez joué tous les matches avec votre club, comment jugez-vous vos performances ?
Je n'aime pas trop parler de moi (rires). J'ai fait un peu tous les postes, je suis un peu à la disposition de l'équipe : arrière droit, arrière gauche, milieu droit, milieu gauche, attaquante. C'est le coach qui décide, qui voit comment je suis. Mais mentalement, je suis bien dans ma tête, donc mes performances sur le terrain s'en ressentent. Et c'est pour ça que Malika (Bousseau, coach) peut me faire confiance sur différents postes.

Cette polyvalence ne vous gêne pas ?

La polyvalence ne me dérange pas. Je jouerais à fond à n'importe quel poste, même si c'est gardienne de but, ce n'est pas grave.

Est-ce que vous êtes bien à La Roche/Yon ?
Le club « famille » de La Roche/Yon me plaît énormément. Je me sens très bien, j'ai mes amis là bas, ma famille. C'est mon club de cœur et je ne me vois pas jouer dans un autre club.

Recueillis par Thibault Simonnet pour footofeminin.fr

NATHALIE RICHARD
Née le 2 décembre 1985 à Nantes
Défenseur ou milieu de terrain
1,62 m - 52 kg

Parcours
US Bouguenais (1995-2001), Saint-Herblain OC (2001-2005), ESOF La Roche sur Yon (2005-2008), Saint-Herblain OC (2008-2009), ESOF La Roche sur Yon (depuis 2009)

Cette saison
11 matchs (9 titularisations) - 0 but

LA FICHE

Vendredi 14 Janvier 2011
Thibault Simonnet

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