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D1 - LYON sera-t-il encore champion ?

La D1 a commencé depuis seulement deux journées, et l’habituel Top 4 est déjà devant pendant que deux promus sont relégables. Le championnat est-il joué d’avance ou va-t-il nous proposer quelques surprises ? Premier volet



Le PSG et l'OL se sont déjà affrontés à la Valais Cup, avantage OL
Le PSG et l'OL se sont déjà affrontés à la Valais Cup, avantage OL

Lyon sera-t-il encore champion ?

Depuis que l’OL a trouvé la bonne formule en 2006 après deux ans de tâtonnements, il n’y a pas vraiment de débat sur l’équipe qui va remporté le titre. Lyon n’a concédé que quatre défaites en 8 ans : une première contre Juvisy au tout début (2e journée de la saison 2006-2007), deux contre Hénin-Beaumont et à nouveau Juvisy qui ont marqué la fin du cycle de Farid Benstiti (saison 2009-2010) et une l’an dernier contre le PSG pour la fin de celui de Patrice Lair.
Pourtant cette saison, les choses pourraient être légèrement différentes, pour des raisons à la fois endogènes et exogènes.
Même s’il ne reste que Wendie Renard et Camille Abily du premier titre, l’effectif actuel a très peu bougé depuis plusieurs saisons. Parmi les titulaires potentielles, seules Saki Kumagai, Élise Bussaglia et Ada Hegerberg n’ont pas participé aux quatre saisons sous les ordres de Patrice Lair. D’un côté c’est la force de l’équipe qui lui permet d’avoir un collectif parfaitement huilé et beaucoup d’automatismes. Mais cela risque aussi d’entraîner une certaine forme de lassitude et de routine. Le changement d’entraîneur – Gérard Prêcheur remplaçant Patrice Lair – va sans doute insuffler un peu d’air, mais avec toute l’incertitude que comporte un tel changement.

Les jeunes pour compléter le groupe

Delannoy et Schelin, un duel que l'on retrouvera pour se disputer le titre cette année encore
Delannoy et Schelin, un duel que l'on retrouvera pour se disputer le titre cette année encore
Autre conséquence de cette stabilité d’effectif, l’équipe vieillit, plusieurs joueuses atteignent ou dépassent les 30 ans et la marge de progression semble assez faible.
Dans le même ordre d’idée, la seule vraie recrue est la Norvégienne Ada Hegerberg (19 ans) qui remplace Laetitia Tonazzi (33 ans). À moyen ou long terme, c’est très bien vu, mais à court terme, la nouvelle ne pourra pas apporter beaucoup plus que l’ancienne, meilleure buteuse du club l’an dernier.
La conséquence est que l’équipe sera globalement la même que l’an dernier, avec un effectif assez court d’une quinzaine de professionnelles expérimentées. Si tout va bien, l’équipe reste redoutable, mais s’il y a une ou deux blessures ou méformes, les solutions ne seront pas légions. L'OL a d'ailleurs assuré les conditions des jeunes joueuses en leur faisant signer leur premier contrat fédéral (Carage, Tarrieu, Perrault).
C’est sans doute dans cette optique qu’a été fait le choix de Gérard Prêcheur, longtemps formateur à la FFF et en particulier au CNFE dont il a même entraîné l’équipe en D1 pendant deux saisons il y a une dizaine d’années. Les restrictions budgétaires que connaît l’OL actuellement ont entraîné le départ de toute une catégorie de joueuses comme Laura Agard ou Ami Otaki qui n’étaient pas internationales mais pouvaient jouer entre 15 et 20 matchs dans la saison, permettant de faire souffler les joueuses les plus sollicitées. L’an dernier, ce sont les jeunes de la formation lyonnaise, vainqueurs du Challenge U-19 qui auraient dû jouer ce rôle, mais seule Ève Périsset était apparue pour quelques bouts de matchs.

Le banc du PSG

A l'image d'Alushi, le PSG regorge d'internationales sur le banc mais aussi en tribune
A l'image d'Alushi, le PSG regorge d'internationales sur le banc mais aussi en tribune
Outre la possible légère stagnation lyonnaise, ce qui permet d’imaginer que le titre sera cette année disputé est la présence d’un vrai concurrent. Depuis deux saisons, Lyon n’est plus le club le plus puissant. Le PSG dispose des ressources pour se bâtir un effectif du même niveau que son concurrent. Il avait fallu deux saisons de construction à Farid Benstiti pour aller chercher le titre avec Lyon. Il a construit pendant deux saisons avec le PSG et dispose sans doute désormais d’une équipe apte à finir en tête. Josephine Henning et Caroline Seger s’affrontaient en mai en finale de Ligue des Champions, niveau que Fatmire Alushi a pour sa part atteint quatre fois avec Duisbourg, Potsdam et Francfort.
L’effectif parisien compte ainsi une vingtaine de joueuses internationales et semble paré pour faire face à tous ce qui peut arriver au cours d’une saison. L’incertitude sera la capacité de Farid Benstiti à faire cohabiter tout ce monde qui plus est à l'aube d'un nouveau Mondial. Il compte par exemple dans son effectif de quoi faire la charnière centrale de l’équipe de France (Sabrina Delannoy et Laura Georges) et celle de l’équipe d’Allemagne (Josephine Henning et Annike Krahn) ce qui va l’obliger à une habile gestion des temps de jeu.
Si l’on veut schématiser, on dira que Lyon une meilleure équipe type et plus rodée mais le PSG un meilleur effectif. Dans le cadre de la saison de D1 où ces équipes auront à peu près seulement à être concentrées pour remporter 16 matchs sur 22, la profondeur de banc est souvent moins importante que la capacité à remporter les confrontations directes. Lyon a sans doute encore un petit avantage à condition d’échapper aux blessures ou à la méforme d’une ou deux joueuses.

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LES GRANDES DATES DU QUATUOR

3e journee (20/09/2014) : Lyon-Montpellier
4e journee (28/09/2014) : Juvisy-Lyon
4e journee (27/09/2014) : Montpellier-PSG
5e journee (04/10/2014) : PSG-Juvisy
8e journee (01/11/2014) : Lyon-PSG
11e journee (30/11/2014) : Montpellier-Juvisy
13e journee (14/12/2014) : Montpellier-Lyon
14e journee (21/12/2014) : Lyon-Juvisy
14e journee (21/12/2014) : PSG-Montpellier
15e journee (11/01/2015) : Juvisy-PSG
18e journee (22/02/2015) : PSG-Lyon
21e journee (03/05/2015) : Juvisy-Montpellier

Jeudi 18 Septembre 2014
Sebastien Duret


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