Footofeminin.fr : le football au féminin
Footofeminin.fr

Footofeminin.fr : le football au féminin

Bleues - Océane HURTRÉ, la nouvelle venue

L'équipe de France se retrouvera du 5 au 10 octobre pour un rassemblement conclu par un match amical face à la Lettonie, le samedi 10 octobre à Laval. Pour cette première fenêtre de la saison, Laurent Bonadei a retenu un groupe de 23 joueuses, avec une nouvelle venue : Océane Hurtré.



La milieu de terrain de Birmingham City est appelée pour la première fois avec les A. Âgée de 22 ans, Océane Hurtré avait déjà évolué dans les sélections de jeunes et notamment avec les U23. Son début de saison en Angleterre a convaincu Laurent Bonadei de lui offrir sa chance.

« C'est une joueuse que je suis depuis plus de deux ans déjà », explique le sélectionneur, qui avait notamment observé ses premières apparitions avec le PSG. Partie ensuite à Birmingham, alors en deuxième division anglaise, la Française y a participé à la montée avant de réussir un début de saison remarqué. « Elle est en pleine progression et elle mérite d'avoir sa chance », résume Bonadei.

Vicki Becho retrouve également les Bleues tandis que Julie Swierot, Anaïs Ebayilin, Melween Ndongala ou encore Thiniba Samoura confirment la place prise progressivement par la jeune génération. Griedge Mbock effectue pour sa part son retour après avoir été freinée par une alerte physique en début de saison.

Plusieurs cadres sont absentes, notamment Elisa De Almeida, Oriane Jean-François et Delphine Cascarino, toutes trois pour des raisons physiques. Le sélectionneur a insisté sur sa volonté de ne prendre aucun risque à une période chargée pour les internationales.

Un rassemblement court avant une fenêtre beaucoup plus dense

Les Bleues arriveront à Clairefontaine le lundi soir avant quatre séances prévues du mardi au vendredi, la première devant être ouverte au public. Les Tricolores se rendront en Mayenne à la veille du match, après s'être entraîné sur les installations du CNF. La rencontre sera à suivre à 21 heures en direct sur France 4.

Ce rendez-vous doit permettre à Laurent Bonadei de poursuivre le travail engagé depuis deux ans sans multiplier les essais. Le sélectionneur estime désormais disposer d'un vivier d'une trentaine de joueuses suivies dans la perspective de la Coupe du Monde. La fenêtre de novembre-décembre, avec trois rencontres annoncées et un groupe qui devrait être élargi, offrira davantage de possibilités pour poursuivre cette revue d'effectif.

La liste des 23

Gardiennes : Mylène CHAVAS (Paris FC), Pauline PEYRAUD-MAGNIN (Crystal Palace), Constance PICAUD-INCONNU (West Ham).

Défenseures : Selma BACHA (OL Lyonnes), Estelle CASCARINO (West Ham), Maëlle LAKRAR (Real Madrid), Griedge MBOCK (PSG), Melween NDONGALA (Paris FC), Thiniba SAMOURA (PSG), Alice SOMBATH (Tottenham).

Milieux : Sandy BALTIMORE (Chelsea), Anaïs EBAYILIN (PSG), Grace GEYORO (London City Lionesses), Océane HURTRÉ (Birmingham City), Sakina KARCHAOUI (PSG), Anaële LE MOGUEDEC (Paris FC), Julie SWIEROT (OL Lyonnes).

Attaquantes : Vicki BECHO (OL Lyonnes), Kadidiatou DIANI (London City Lionesses), Kelly GAGO (West Ham), Marie-Antoinette KATOTO (OL Lyonnes), Melvine MALARD (Chelsea), Clara MATEO (Paris FC).

Laurent Bonadei : « L'objectif, en ligne de mire, c'est la Coupe du Monde »

Pourquoi avoir appelé Océane Hurtré ?

« Océane, c'est une joueuse que je suis depuis plus de deux ans déjà, quand elle avait fait quelques apparitions avec le Paris Saint-Germain en fin de saison. Après, elle a fait un choix osé puisqu'elle est partie à Birmingham, qui était en deuxième division anglaise. Elle a fait une saison complète et participé à la montée de cette équipe en première division.

Elle réalise un très bon début de saison. Elle avait également fait une belle prestation avec les U23 lorsqu'on avait organisé une opposition. Elle est en pleine progression et elle mérite d'avoir sa chance. »

La présence de plusieurs jeunes montre-t-elle que la passerelle entre les U23 et les A fonctionne ?

« Depuis le début et ma prise de fonctions, j'ai intégré beaucoup de jeunes. Maintenant, on les connaît bien, on les a identifiées. Océane vient se mêler à cela, mais j'ai toujours favorisé une passerelle avec les U23.

Il y a une très bonne connexion avec le secteur des jeunes, et pas uniquement les U23. Mon adjointe Sabrina Viguier fait un travail remarquable avec les différentes sélections. C'est aussi mon rôle de favoriser l'apparition de jeunes joueuses dans cette équipe. »

Pourquoi Elisa De Almeida, Oriane Jean-François et Delphine Cascarino sont-elles absentes ?

« Les trois cas sont un peu différents. Elisa s'est blessée en arrivant dans son nouveau club, au niveau du quadriceps. Elle reprend seulement cette semaine avec le groupe d'Arsenal. C'était un peu trop tôt pour faire appel à elle.

Oriane a un petit souci au niveau du genou, au niveau des cartilages. Elle a fait une séance de PRP il y a un peu plus de quinze jours. Tout va bien mais elle est en phase de reprise.

Delphine, c'est un peu particulier. Elle a raté certains matchs pour être préservée. Elle a un petit syndrome pubalgique récurrent et son club essaye de faire attention. Le but était de ne pas prendre de risques avec elle. »

Le sélectionneur rappelle également le contexte : « On a la chance et le mérite d'être qualifiés pour la Coupe du Monde. L'objectif, c'est aussi de préserver l'intégrité physique des joueuses dans une période où il y a beaucoup de matchs. »

De plus en plus de Françaises évoluent à l'étranger. Est-ce indispensable pour progresser au plus haut niveau ?

« On a quand même encore douze joueuses qui jouent en France et onze à l'étranger, pour une bonne partie en Angleterre. Certaines joueuses font des paris osés, se remettent en question.

Toutes les expériences sont bonnes à prendre pour les joueuses qui vont à l'étranger, mais je constate aussi qu'il y a des joueuses qui viennent en France. On a encore un championnat qui est attractif.

Il faut trouver le bon équilibre pour faire en sorte que les joueuses, qu'elles soient dans le championnat français ou à l'étranger, continuent leur progression individuelle et soient de plus en plus performantes pour être efficaces avec l'équipe de France. »

Après le large brassage effectué depuis votre arrivée, le groupe pour la Coupe du Monde commence-t-il à se dessiner ?

« Au départ, le but était de faire un brassage assez large pour avoir un effectif assez large à suivre tout au long de ces deux années. Maintenant, l'objectif, en ligne de mire, c'est la Coupe du Monde. Ce n'est pas de recommencer à essayer et à tenter tout un tas de choses.

Il y a un groupe d'une trentaine de joueuses qui sont suivies. Sur ce rassemblement, on n'a qu'un seul match contre la Lettonie, c'est pour cela que j'ai pris uniquement 23 joueuses. Je prendrai un groupe plus large pour les trois matchs de novembre-décembre afin de revoir un peu tout le monde et de permettre à tout le monde de s'exprimer. »

Pourquoi avoir choisi la Lettonie comme seul adversaire de cette fenêtre ?

« Il y a différentes contraintes liées à l'organisation des matchs. Toutes les autres équipes européennes sont concernées par les barrages pour se qualifier à la Coupe du Monde, à part quelques équipes. La Lettonie fait partie de celles qui étaient disponibles.

Quand on m'a dit qu'on allait faire un seul match sur cette fenêtre, j'ai dit : pourquoi pas ? Le 17, il y a un gros match dans notre championnat, Paris Saint-Germain - Olympique Lyonnais. Les joueuses seront libres après notre match, cela leur permettra de retourner dans leur club, d'avoir un peu de repos et de bien préparer cette affiche sur toute une semaine. »

Bonadei refuse cependant de considérer la rencontre comme une simple formalité : « Ce ne sera pas un match facile. Il faut respecter toutes les nations. Ce que j'attends, c'est beaucoup de sérieux et un état d'esprit. »

Qu'attendez-vous précisément de cette rencontre ?

« On sait qu'on va jouer contre une équipe qui va forcément évoluer avec un bloc bas. Cela va nous permettre de travailler certains principes de notre animation offensive en position haute, mais aussi les situations de contre que l'on retrouve assez souvent dans les matchs.

On va surtout se focaliser sur nous. J'aurai quelques attentes en termes de jeu et surtout au niveau de l'état d'esprit, pour voir le comportement. »

Quels adversaires souhaitez-vous rencontrer avant la Coupe du Monde ?

« Les matchs de novembre-décembre sont toujours en négociation. Ce n'est pas facile de réussir à concilier les adversaires, la volonté des diffuseurs et le fait de jouer deux matchs à l'extérieur et deux à domicile.

Sur les fenêtres de février, avril et juin, nous aurons six matchs officiels de Ligue des Nations. L'important pour moi était donc d'avoir des adversaires variés. On travaille pour pouvoir rencontrer des équipes de différents continents sur la période de novembre-décembre. »

Griedge Mbock retrouve le groupe. Où en est-elle physiquement ?

« Griedge, c'est la capitaine de cette équipe. Elle fait l'unanimité dans le groupe. Elle a fait une très bonne préparation avec le Paris Saint-Germain. Malheureusement, elle a eu une petite alerte à l'ischio qui a nécessité deux semaines de repos. Elle a rejoué les deux derniers matchs. C'est pour cela que je l'ai rappelée. »

Quelle sera la hiérarchie entre Pauline Peyraud-Magnin, Constance Picaud-Inconnu et Mylène Chavas ?

« On fera un point en début de stage, comme on l'a toujours fait avec Lionel et les gardiennes. Il y a une très bonne communication entre les trois gardiennes, Lionel et moi, avec beaucoup de transparence et d'honnêteté.

Mon idée sur les trois matchs de novembre-décembre est probablement de donner un match à chacune. Mylène avait fait une très belle saison l'année dernière avec le Paris FC et elle méritait aussi d'être vue. Pauline a signé à Crystal Palace et fait de très bons matchs, comme Constance. D'un côté, il y a l'expérience, de l'autre Constance qui monte en puissance. Tant mieux, c'est bien pour l'équipe de France. »

Que pensez-vous du début de saison de Marie-Antoinette Katoto avec l'OL Lyonnes ?

« Elle a marqué cinq buts. Pour une buteuse, c'est important de marquer, cela donne de la confiance. Elle travaille aussi beaucoup pour le collectif, notamment au niveau du pressing, de la tenue du ballon et du jeu dos au but. Elle a des caractéristiques spécifiques.

J'ai vu aussi qu'elle était affûtée physiquement. C'est de bon augure pour l'équipe de France. Mais, comme toutes les autres joueuses, il y a de la concurrence. Pour l'instant, elle est performante et c'est bien pour elle. »

Jeudi 1 Octobre 2026
Daniel Marques

Dans la même rubrique :