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Coupe de France - Patrice LAIR (PSG) : "On est un peu déçu, mais pas abattu"

L'entraîneur parisien était avant tout déçu pour ses joueuses et leur investissement, mais après avoir à nouveau bousculé Lyon, Patrice Lair espère une autre issue le 1er juin.



Patrice Lair et Gérard Prêcheur avant la rencontre (photo PSG.fr)
Patrice Lair et Gérard Prêcheur avant la rencontre (photo PSG.fr)
Pour Gérard Prêcheur, Paris a joué pour aller aux tirs au but, partagez-vous cet avis ?
Ce sont de belles paroles. Ca me fait rigoler. Ils égalisent sur un penalty où il y a autant faute de Le Sommer que de Cruz. Peut-être. Sur le papier, c'est sur, il n'y a pas photo. Sur le papier, mais aujourd'hui je pense que l'on méritait autant qu'eux la victoire. Il y a eu des possibilités. On a fait un match cohérent, de qualité, si on avait gagné, tout le monde aurait dit que cela était normal. C'est un peu trop facile.

En seconde période, vous avez reculé, mais Lyon n'a pas eu tant qu'occasions que cela ?
Elles ont eu une occasion par Hegerberg. Kate (Kiedrzynek) fait un super arrêt. On a un ballon en fin de match qu'Ouleye aurait pu en enchaînant par une frappe donner la victoire. C'était un match plus ou moins fermé, tactique aussi. Je n'allais pas me jeter dans la gueule du loup. On en avait pris en demi-heure la semaine dernière au Parc OL. Les consignes étaient de bien cadrer, de ralentir leurs actions. Elles n'ont pas été dangereuses du tout. Après cela se joue sur un coup de dé, je pense que notre but est un peu plus beau que celui de Lyon. C'est comme ça, c'est la coupe.

Lyon avait les faveurs du public ?
Ils ont été soutenu par le public. Tant mieux. Paris, je pense a une mauvaise image. Il va falloir qu'on la corrige. Je suis breton mais ce soir (vendredi) je ne suis pas forcément content d'être breton. Je suis d'un peu plus haut et on a des meilleurs clubs, on n'est pas en CFA2 !

"J'ai été en face aussi, c'est quand même plus simple"

Vous avez des regrets ?
Je suis extrêmement déçu pour mes joueuses. Pour moi, ça passera vite. Tout l'investissement dans le travail tactique, dans la préparation, il y a eu une grosse débauche d'énergie, un travail qui a été fait toute la saison, on arrive quand même à tenir Lyon quand même. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui y arrivent. On les a battu au mois de décembre (1-0) et dès demain, on va s'entraîner, et on va se préparer pour faire un bon match à Cardiff et pourquoi pas que cela nous arrive. On est un peu déçu, mais pas abattu.

Ce match va vous servir pour la finale à Cardiff ?
Oui forcément. Cela va nous permettre de corriger encore certaines choses, d'être plus pointilleux. On savait aussi très bien que l'on ne pouvait pas trop injecter dans ce genre de match, surtout offensivement. C'est un peu dommage. Eux, je pense qu'ils ont cette aisance, ils ont un effectif de grosses qualités mais ce soir (vendredi) cela n'a pas été aussi flagrant que cela.

Ce match démontre que tout reste possible selon vous ?
Biensûr. On peut faire douter. C'est dommage qu'on ait pris ce penalty sinon je pense que l'on peut aller tranquillement à 1-0 à la mi-temps. Après, c'est tactique. Je ne vais pas demander à mes joueuses d'aller tout de suite chercher un deuxième but. On sait très bien qu'elles vont à 2 000 à l'heure devant. Hegerberg, Le Sommer, Thomis, il n'y a pas beaucoup d'équipes au monde qui peuvent aligner un trio comme ça. Je ne veux pas demander à Ashley (Lawrence) de jouer plus haut. On a un système de jeu que l'on travaille depuis le début de saison parce que je pense qu'il est bien adapté à nos joueuses. On ne peut pas faire autrement. Je n'ai pas forcément l'équipe pour jouer 4-3-3 ou en 4-2-3-1. Il faut que l'on corrige ça dans notre recrutement pour la saison prochaine. On n'est pas loin. Ce soir, il n'a pas manqué grand chose. On a quand même montré une belle image du Paris-Saint-Germain même si on critique notre manière de jouer. J'ai été en face aussi, c'est quand même plus simple.

Qu'en est-il de Cristiane et Cruz, sont-elles blessées ?
Non, ça va aller. Ce sont des guerrières, elles se battent pour le club. Elles vont bien se reposer. Ce soir, il valait mieux les sortir que de se priver de joueuses importantes pour la finale à Cardiff. Ce sera un grand moment, à nous d'être encore en progression. Si on progresse, pourquoi pas. C'est bien, on inquiète encore l'Olympique Lyonnais. On croit en nous et j'espère que l'on va revenir encore plus fort.

A Vannes,
Sébastien Duret




Dimanche 21 Mai 2017
Sebastien Duret


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