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Coupe du Monde 2015 (Groupe F) - La FRANCE et l'ANGLETERRE en outsiders

L’appétit vient en mangeant. En arrivant en demi-finale de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2011 et du tournoi olympique de football féminin 2012, la France a ouvert le sien, qu’elle a commencé à rassasier en remportant le tournoi de Chypre en 2012 et 2014 ou en allant battre l’Allemagne sur ses terres en amical. Autant de performances qui valent aux Bleues un statut de vainqueur potentiel de Canada 2015.



Coupe du Monde 2015 (Groupe F) - La FRANCE et l'ANGLETERRE en outsiders
Elles devront l’assumer face à trois formations ambitieuses, dont l’Angleterre qui n’a plus de secret pour elles. Le Mexique et la Colombie pour leur part comptent parmi les équipes qui ont le plus progressé depuis quelques années, et semblent très proches de passer un nouveau palier. Pourquoi pas à Canada 2015 ?
Les derniers pas anglais en Coupe du Monde Féminine remontent au quart de finale d’Allemagne 2011, et une amère défaite aux tirs au but. Le bourreau d’alors ? La France, qui allait en remettre une couche à l’Euro 2013, puis en finale du Tournoi de Chypre 2014. Autant dire que la motivation des Trois Lionnes sera à son maximum pour effacer ces années de frustration.
Le tout jeune technicien Mark Sampson, 32 ans, espère donner un nouveau souffle au football féminin britannique, tout en s’appuyant sur des joueuses d’expérience comme Alex Scott, Fara Williams et Kelly Smith. En face, Philippe Bergeroo, quasiment le double de son âge, mise sur une génération qui arrive à maturité, tout en incorporant de jeunes talents comme Claire Lavogez ou Griedge Mbock Bathy.

Les Amériques comme adversaires

Curieusement, s’il fallait résumer le football mexicain à un seul visage, ce serait celui de Leonardo Cuellar, l’homme qui, presque à lui tout seul, a fait d’El Tri une équipe capable de poser des problèmes à n’importe qui. Elle tentera d’en poser notamment à la Colombie, qui suit presque la même évolution en Amérique du Sud, sous la houlette de Felipe Taborda, qui a accompagné une grande partie des joueuses depuis les U-17 jusqu’à la sélection A en passant par les U-20.
Le duo européen se prépare à souffrir face à un football latino-américain qui sait désormais allier la technique naturelle de ses joueuses à un sens tactique et une résistance physique en progrès constants. La Mexicaine Charlyn Corral, le Colombienne Yorelí Rincón, l’Anglaise Toni Duggan ou la Française Louisa Nécib font partie de ces rares joueuses capables de faire basculer à un match à elles seules, et de faire se lever un stade. Celui de Moncton en salive déjà.

Source FIFA

Mardi 9 Décembre 2014
Sebastien Duret

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