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Coupe du Monde 2019 - Un révélateur d'un football féminin mondial à plusieurs vitesses

Les huitièmes de finale ont pris fin ce mardi avec un résultat historique : ne restent en course pour les quarts de finale que sept pays européens et les États-Unis, champions du monde en titre. De quoi rappeler que toutes les sélections dans le monde n'évoluent pas dans le même contexte -on se concentrera naturellement sur l'aspect football féminin dans cet article. Un point commun à tous les combats des sélections, la volonté de meilleures conditions de travail et des rémunérations à la hauteur de leur investissement. Tour d'horizon des équipes présentes au Mondial français.



Asie (AFC) : concurrence limitée et hiérarchie établie

(photo Frédérique Grando/FOF)
(photo Frédérique Grando/FOF)
Cinq nations disputaient la Coupe du monde, trois se sont qualifiées et ont perdu en huitièmes de finale.

La confédération est derrière l'UEFA la confédération la plus « dynamique » en football féminin, même s'il existe des disparités entre les nations, et que la concurrence se résume à un nombre limité de pays. La hiérarchie est assez claire depuis plusieurs années désormais, et la confédération est dominée par des pays d'Asie de l'est et du sud-est (comprenant l'Australie).

Le Japon avait atteint les demi-finales des JO en 2008, et les sélections de jeunes commençaient à pointer le bout de leur nez, mais c'est bien en 2011 que le Japon s'est révélé pour de bon et s'est imposé comme une nation-phare dans le paysage du football féminin mondial, fruit d'un travail en profondeur effectué depuis plusieurs années. Malgré le coup d'arrêt de 2016 et la reconstruction qui a suivi, il s'agit d'un pays qui met les moyens en œuvres pour obtenir les meilleurs résultats possibles et il faudra compter avec la sélection à l'avenir.

L'Australie a migré il y a 13 ans, quittant l'Océanie pour l'Asie pour évoluer dans un environnement plus concurrentiel. Avec des résultats plutôt probants, puisque la sélection a atteint les quarts de finale des trois éditions précédentes, ce qu'elle n'avait pas réussi avant son arrivée dans la confédération asiatique. Elle est désormais bien implantée dans le paysage mondial même si il lui manque le résultat qui lui permettrait de passer un cap. Les différends entre la sélection et la fédération sont pourtant bien présents, à l'image des problèmes soulevés lors des négociations pour la dernière convention collective il y a deux ans ou les problèmes récurrents entre joueuses et sélectionneurs.

En Chine, autrefois nation dominante et vice-championne du monde en 1999, et olympique en 1996, cherche depuis plusieurs années à retrouver son lustre d'antan. Les résultats ne sont pas (encore) présents, mais les moyens sont mis en œuvre pour y parvenir à l'avenir.

En Corée du Sud, le football féminin a longtemps été mis de côté car inapproprié. Il a fallu attendre les années 90 pour qu'il soit à nouveau autorisé, il s'agit donc d'une nation récente dans le paysage de la discipline. Qualifiée pour la Coupe du monde 2003 (trois défaites), elle refaisait surface au niveau mondial en se qualifiant pour le Mondial de 2015, profitant des deux places supplémentaires allouées à la confédération. Elle vient de disputer son deuxième Mondial consécutif, mais bénéficierait certainement d'un investissement plus important de la fédération pour déjà jouer les premiers rôles au niveau asiatique.

La Thaïlande fait partie de ces équipes qui évoluent dans une autre réalité que les meilleures nations au monde et qui a profité, comme la Corée du Sud, de l'élargissement du nombre de qualifiés pour participer aux deux dernières Coupes du monde. Ces participations ne peuvent que permettre à la discipline de se développer. Si les résultats de 2019 furent moins bons que ceux de 2015, il faut surtout regarder l'évolution positive qu'a connue la sélection depuis une dizaine d'années. Une évolution à laquelle Nualphan Lamsam, nommée manageure de l'équipe en 2009 et dont on a pu mesurer l'émotion d'un but marqué en Coupe du monde, contre la Suède, a contribué. Les efforts doivent continuer...

Afrique (CAF) : l'émergence se fait attendre

Les Camerounaises régulièrement en conflit avec leurs fédérations (photo Eric Baledent)
Les Camerounaises régulièrement en conflit avec leurs fédérations (photo Eric Baledent)
Trois équipes disputaient la Coupe du monde, deux se sont qualifiées et ont perdu en huitième de finale.

La confédération a longtemps existé au niveau mondial par l'intermédiaire du Nigeria, et dans une moindre mesure, du Ghana. Plusieurs équipes commencent à émerger, la Coupe du monde 2019 est historique avec deux nations qualifiées pour la phase finale, mais le chemin est encore long au niveau du continent, qu'il s'agisse des infrastructures, du volet financier, des préjugés...

L'Afrique du Sud, dont la fédération a été suspendue par la FIFA jusqu'en 1992 pour cause d'Apartheid, a disputé son premier match officiel en 1993. Elle disputait en 2019 sa première Coupe du monde, confirmant sa progression continentale après deux qualifications pour les JO en 2012 et 2016. Elle fait partie de ces nations émergentes amenées à progresser dans le sillage notamment d'anciennes joueuses à l'instar de la sélectionneuse actuelle Desiree Ellis, de joueuses d'expérience comme Janine van Wyk, par le biais de son club éponyme, ou de jeunes talents qui évoluent à l'étranger pour engranger de l'expérience et apprendre. Au niveau de la fédération et des moyens mis en œuvre, l'annonce de primes à celles de l'équipe masculine qualifiée pour la CAN a été annoncée avant le Mondial, pour la première fois de son histoire, les choses semblent donc aller dans le bon sens.

Le Cameroun, comme l'Afrique du Sud, fait partie des sélections émergentes. Qualifié pour les JO en 2012, le pays disputait sa deuxième Coupe du monde après avoir déjà réussi à sortir de son groupe en 2015. La communication avec la fédération n'est pas au beau fixe, qu'il s'agisse de la « crise » des primes avant le Mondial, ou le timing de changement de sélectionneur après la CAN et la qualification. Contrairement aux Banyana Banyana la plupart des Lionnes Indomptables sélectionnées évoluent à l'étranger et notamment en Europe pour de meilleures conditions de vie et de travail. La sélection commence à obtenir des résultats et à faire parler d'elle, ce qui devrait lui permettre de continuer à progresser. A souligner l'ouverture de la première académie de football féminin du pays en début d'année, fondée par la star de l'équipe Gaëlle Enganamouit. A la fédération de suivre...

Le Nigeria est l'équipe-phare du continent depuis de longues années, et pourtant, la sélection doit encore aller au bras de fer pour obtenir les primes qui lui sont dues, comme cela avait été le cas récemment après la CAN 2016. Sans sélectionneur, elle n'a disputé aucun match en 2017. Les joueuses regrettent le manque d'investissement de la fédération depuis de longues années malgré leur statut. Il semblerait cependant que des mesures aient été prises allant dans le bon sens, avec l'arrivée d'un nouveau sélectionneur, Thomas Dennerby, qui a mené la Suède à la troisième place de la Coupe du monde 2011, avec de réels objectifs de développement, des participations à des tournois internationaux, ce qui n'était jamais arrivé auparavant... l'émergence de certaines nations et l'écart de niveau se réduisant au niveau continental, le Nigeria doit passer à la vitesse supérieure. Les efforts déployés depuis le début de l'année doivent être confirmés et se prolonger.

Amérique du Nord et Centrale et Caraïbes (CONCACAF).

Le Canada dans l'ombre des USA (photo Frédérique Grando)
Le Canada dans l'ombre des USA (photo Frédérique Grando)
Elles étaient trois équipes au début de la compétition, deux en huitièmes de finale, une en quart de finale.

Au contraire de l'Afrique ou de l'Amérique du Sud, où l'on peut retrouver des problématiques communes à toutes les sélections, les différences sont grandes entre les nations CONCACAF.

La sélection des États-Unis est parmi les meilleures nations au monde depuis de nombreuses années, au cours desquelles elle a accumulé de nombreux titres. Championne du monde en titre, elle possède des millions de licencées, le football féminin est reconnu et la sélection bien plus compétitive que son homologue masculine. Mais tout n'est pas parfait, et les joueuses de l'équipe se battent depuis de longs mois pour une rémunération égale à leurs collègues masculins.

Le Canada
évolue dans l'ombre de son voisin nord-américain et comme lui, la sélection féminine est plus compétitive que la masculine, mais le football féminin n'y est pas aussi populaire malgré une évolution très positive ces dernières années. La fédération a des programmes et une vraie structure de développement pour la discpline.

La Jamaïque a marqué l'histoire de la Coupe du monde en devenant la première nation caribéenne à y participer. La sélection revient de loin et le doit à Cedella Marley (fille de). Négligée par la fédération qui a coupé son financement il y a plus de dix ans, elle a repris du service pour les qualifications pour le Mondial 2015 et les JO 2016, avant d'être à nouveau ignorée, jusqu'en 2018. Jouer la Coupe du monde en France en 2019, c'était le rêve de Marley depuis 2014. L'objectif a été atteint. Désormais, l'équipe espère pouvoir continuer à progresser et travailler sur le long terme. Avoir des joueuses comme la star Bunny Shaw, qui jouera à Bordeaux cette saison, capables de s'exporter ne peut qu'aider au développement de la discipline et jouer positivement pour le futur de la sélection.

Amérique du Sud (CONMEBOL) : le football avant tout masculin

L'Argentine a connu une longue traversée du désert (photo Frédérique Grando)
L'Argentine a connu une longue traversée du désert (photo Frédérique Grando)
Elles étaient trois, une s'est qualifiée et a perdu en huitième de finale.

Le CONMEBOL respire football... mais au masculin. En ce qui concerne les sélections féminines en revanche, le vie est dure, et ce même pour le Brésil, malgré ses résultats et les joueuses qui ont marqué l'histoire de la discipline. Ignorées par leurs fédérations, les sélections féminines sont souvent inactives pendant de longues périodes, mais les choses commencent à changer. Une dynamique à entretenir, car le potentiel est immense dans cette partie du monde où le football est une religion.

Le Chili, qui est passé tout près d'une qualification pour les huitièmes de finale, fait partie de ces sélections qui ont connu une longue période d'inactivité, dans son cas entre septembre 2014 et mai 2017. Pendant ce temps, la sélection masculine remportait les deux éditions de la Copa America disputée en 2015 et 2016. L'organisation en 2008 de la Coupe du monde des moins de 20 ans, ou du tournoi qualificatif pour le Mondial 2019 ont montré que le public était prêt à soutenir son équipe féminine, qualifiée pour la première Coupe du monde de son histoire. Il faut désormais mettre les moyens pour que Christiane Endler, dont l'importance dépasse largment le terrain et qui a fondé plusieurs écoles de football pour jeunes filles, et ses coéquipières puissent progresser.

L'histoire de la sélection féminine argentine est faite de bas et de moins bas. Parmi les moins bas, elle a participé à trois Coupes du monde (2003 et 2007 en plus de 2019) et aux JO de 2008. Le manque de soutien de la fédération lui a rendu la vie difficile, et pendant plusieurs années, elle n'était réunie que pour les Jeux Panaméricains ou des tournois qualificatifs, ignorée entre deux (2008-2010, 2012-2014, 2015-2017...). Avant la dernière Copa America, les joueuses de la sélection avaient fait parler d'elles et leur combat pour de meilleures conditions globales et les préjugés auxquels elles faisaient face avaient été révélées au grand jour. Qualifiées pour les barrages, elles avaient ensuite disputé leur premier match à guichets fermés contre le Panama, avant d'obtenir la qualification. En mars 2019, la fédération a annoncé la professionnalisation de son championnat. Puis les matches de la Coupe du monde ont été très suivis, et l'Argentine a obtenu deux matches nuls. La compétition (les participations précédentes étaient passées inaperçues) marque peut-être la naissance d'un futur grand du football féminin mondial. Les développements récents sont en tout cas porteurs d'espoir.

Longtemps seul au niveau continental, vice-champion du monde en 2007, vice-champion olympique en 2004 et 2008, le Brésil a été, et est toujours l'arbre qui cache la forêt. Pourtant, cela fait plusieurs années que les dysfonctionnements sont connus, notamment grâce à des joueuses de la sélection, fatiguées de se battre avec la fédéation. Le Brésil arrive à un tournant, et plusieurs de ses stars, légendes de la discipline à commencer par Marta, n'ont pas hésité à être vocales. Le cri du cœur de celle qui est considérée comme la meilleure joueuse de l'histoire à l'issue de l'élimination du Brésil par la France dimanche soir résume bien la situation actuelle du Brésil. Le manque d'efforts, de soutien et de moyens pour le football féminin, et un avenir qui s'inscrit en pointillés. Alors que les pays voisins semblent commencer à se réveiller, le Brésil s'est endormi.

Océanie (OFC) : isolée et seule au Monde

Un qualifié qui n'a pas passé la phase de groupe.

Dans la confédération, une seule nation rafle tout depuis le départ de l'Australie, la Nouvelle-Zélande. La distribution des places pour les grandes compétitions lui assure sa présence compétition après compétition, malgré une absence de résultats. La sélection s'était révoltée l'année dernière, menant au licenciement du désormais ancien sélectionneur, auteur de harcèlement et intimidations. Un épisode qui avait mené à la deuxième retraite internationale de la capitaine Abby Erceg, un an après la première, pour cause de manque de considération de la sélection de la part de la fédération. Depuis, l'équipe a signé une nouvelle convention collective stipulant des modaliéts financières égales à celles des All White, la fédération a présenté ses excuses pour Heraf, et avec l'arrivée de Tom Sermanni, c'est une nouvelle ère qui s'est ouvert pour la Nouvelle-Zélande. Il lui faut désormais réussir à faire progresser la sélection dans ce pays où le rugby est roi.

Europe (UEFA) : la force de frappe

Neuf équipes étaient qualifiées, huit en huitièmes de finale, sept sont toujours en course.

L'UEFA a toujours été une confédération présente dans les grands rendez-vous officiels dans le paysage du football féminin mondial. La géographie historique des nations dynamiques est différente de celle du football masculin pour des raisons ayant trait principalement à la place de la femme dans la société, et il n'est donc pas surprenant de retrouver l'Allemagne et les pays scandinaves comme équipes présentes au plus haut niveau depuis des décennies quand des équipes du sud de l'Europe connaissent un développement plus récent. Les nations plus à l'est, et notamment de l'ancien bloc soviétique éclaté au début des années 90, sont en retard pour l'instant.

La mise en lumière de la discipline depuis quelques années et la profesionnalisation de sa pratique commence cependant à changer le paysage. Des nations majeures du football masculin ont commencé à investir pour se mettre au niveau -au niveau des fédérations mais également des clubs professionnels masculins, de plus en plus présents- quand certaines nations du « nord » ont dû ou doivent se mettre au goût du jour pour accompagner l'évolution.

La Suède stable et toujours outsider (photo Eric Baledent)
La Suède stable et toujours outsider (photo Eric Baledent)
Les pays du « nord »
Ces trois nations sont à part, historiquement. Jusqu'en 2011 avec la France, elles étaient les seules à avoir atteint le dernier carré en Coupe du monde, et trustaient les places européennes aux JO.

L'Allemagne est LA nation-phare du football européen. Son million de licenciées, son championnat, les titres mondiaux et olympique, la Mannschaft évolue au plus haut niveau depuis longtemps, et ce n'est pas près de s'arrêter.

La Norvège a été la nation-phare avant l'Allemagne, remportant titres mondial et olympique à la fin du XXe siècle. Elle est plus en retrait désormais, mais toujours bien présente. Mais l'équipe évolue sans son Ballon d'Or Ada Hegerberg, retraitée internationale depuis la fin de l'Euro 2017. Depuis, les joueuses de la sélection ont obtenu une rémunération égale à celle de leur homologue masculine, mais pour l'attaquante de l'OL, les problèmes n'étaient pas seulement monétaires, mais également en termes de conditions de travail manquant de professionalisme.

La Suède est l'équipe, avec l'Allemagne et la Norvège, présente au plus haut niveau depuis le début des années 90, mais elle n'a encore rien gagné malgré des finales disputées. Le dernier accord avec la fédération en 2017 a grandement amélioré les conditions des joueuses avec la sélection, et les relations sont bonnes actuellement.

Les Pays-Bas émergent au plus haut (photo Eric Baledent)
Les Pays-Bas émergent au plus haut (photo Eric Baledent)
Les pays émergents (émergence plus ou moins récente)

L'Angleterre est l'une des équipes qui a le plus investi dans le football féminin récemment, et les progrès sont notables. La sélection a atteint les demi-finales d'une Coupe du monde pour la première fois il y a quatre ans et fait désormais partie des meilleures au monde ; le championnat est désormais l'un des plus compétitifs au niveau européen. La manière de faire n'a pas toujours été des plus classes, mais le développement de la discipline est flagrant.

L'Ecosse était le petit poucet des nations européennes qualifiées. Après les Coupes du monde de 1970 et 1971, le football féminin a de nouveau été autorisé en 1972 après cinq décennies d'interdiction car sa pratique, naturellement, ne convenait pas aux femmes. La sélection existe à nouveau depuis cette époque, mais ce n'est que récemment qu'elle a montré des progrès substantiels, se qualifiant pour ses premières grandes compétitions en 2017 (Euro) et 2019 (Coupe du monde). Ses jeunes talents évoluent à l'étranger, et les moyens investis dans la discipline par l'Angleterre voisine a impacté de façon indirecte les joueuses de la sélection actuelle. Mais la fédération doit investir pour un développement à l'échelle nationale si elle veut que la sélection continue à pouvoir compter sur des joueuses de qualité.

En Espagne où le football est roi, de gros efforts sont faits depuis des années pour développer la discipline, et la fédération n'hésite pas à investir pour devenir une des meilleures nations au monde. Le processus est en cours, mais les voyants sont au vert, et ce n'est pas l'officialisation de l'arrivée du Real Madrid dans le paysage qui va changer la dynamique positive embrayée récemment.

En Italie où le football est si important, comme en Espagne, les moyens mis en place sont plus récents, mais bien réels. L'arrivée de clusb professionnels masculins aident au développement de la discipline, et le parcours de la sélection lors de cette Coupe du monde devrait donner un gros coup d'accélérateur au football féminin italien.

Les Pays-Bas sont actuellement en pleine lumière. Le titre européen décroché à domicile il y a deux ans a véritablement changé la vision du football féminin dans le pays, et le public répond présent. Mais il faut désormais travailler pour que la sélection reste compétitive sur le long terme, car elle ne dispute que sa deuxième Coupe du monde.

En France, il y a eu une vraie évolution depuis une dizaine d'années. Le résultat lors de la Coupe du monde 2011 a donné un coup d'accélérateur à la discipline, qui continue de grandir malgré les déceptions consécutives de la sélection. Pour continuer à grandir, un championnat plus concurrentiel serait bénéfique, ainsi qu'un gros résultat de la sélection, pourquoi pas dès cette année en Coupe du monde, disputée à domicile ?

Mercredi 26 Juin 2019
Charlotte Vincelot

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