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Coupe du Monde - Face à l'ESPAGNE, les ÉTATS-UNIS en favoris

Le cinquième huitième de finale va opposer l'Espagne, solide mais sans plus lors de la phase de poule, à une équipe des États-Unis en confiance et concentrée sur son objectif, le titre. La logique voudrait que l'Espagne ne soit pas le cinquième qualifié européen en quarts de finale.



L'ESPAGNE

Le parcours
L'Espagne a terminé à la deuxième place de son groupe derrière l'Allemagne pour un bilan de une victoire, une défaite, et un match nul. La victoire, ce fut face à l'Afrique du Sud lors de la première journée, une victoire qui fut longue à se dessiner puisque les Banyana Banyana ont mené jusqu'à la 69e minute, et un premier penalty de Jenni Hermoso. Face à l'Allemagne, elle a perdu sur le plus petit des scores lors d'un match globalement dominé, puis elle n'a pas réussi à faire la différence face à la Chine lors d'un match nul et vierge.

Les résultats
3-1 face à l'Afrique du Sud, buts de Jenni Hermoso sur penalty, Lucia Garcia
0-1 face à l'Allemagne
0-0 face à la Chine

LES ETATS-UNIS

Le parcours
Les États-Unis ont tranquillement remporté leur groupe en inscrivant la bagatelle de 18 buts, avec au passage un record face à la Thaïlande pour son entrée dans la compétition, ainsi qu'un quintuplé d'Alex Morgan. L'équipe, avec un large turnover, a ensuite fait la différence en première période face au Chili avant de buter sur Christiane Endler en seconde période pour une « petite » victoire. Lors de l'affiche contre la Suède pour la première place du groupe, la sélection états-unienne a gagné en maîtrise, sans encaisser de but encore une fois, pour terminer en tête du groupe avec un bilan plus que parfait, mais sans avoir été testée.

Les résultats
13-0 face à la Thaïlande, buts de Alex Morgan (x5), Rose Lavelle, Sam Mewis, (x2), Lindsey Horan, Megan Rapinoe, Mallory Pugh, Carli Lloyd
3-0 face au Chili, buts de Carli Lloyd (x2), Julie Ertz
2-0 face à la Suède, buts de Lindsey Horan, Jonna Andersson csc

L'Espagne, pour passer un cap

Les joueuses de Jorge Vilda ont déjà fait mieux qu'il y a quatre ans pour leur première participation, quand elles n'avaient pas réussi à gagner le moindre match ni à s'extirper du groupe. Qualifiée pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale, l'Espagne n'aura pas la tâche facile, et son début de tournoi n'est pas forcément extrêmement convaincant. Au compteur, une victoire difficile, une défaite, et un match nul malgré une très nette domination. Elle domine systématiquement ses rencontres, mais peine souvent à faire la différence.

En trois rencontres, elle a inscrit trois buts, tous contre l'Afrique du Sud, et un seul dans le cours du jeu. Son efficacité offensive est donc plutôt limitée jusque là, même s'il faut reconnaître le match de grande qualité de Peng Shimeng dans les buts chinois lors de la troisième journée de poule. Jorge Vilda a essayé plusieurs joueuses pour tenter de dynamiter l'attaque aux côtés de Mariona Caldentey et Jenni Hermoso, parfois en pointe, parfois un cran derrière les attaquantes. Le sélectionneur espagnol n'a toujours pas trouvé la solution.

D'un point de vue défensif, l'Espagne n'a pas donné toutes les garanties de solidité, mais n'a encaissé que deux buts, un en contre-attaque, l'autre pour cause d'attentisme. Le bilan n'est pas mauvais, mais l'arrière-garde ibérique a semblé pouvoir être assez rapidement en difficulté, notamment face à de la vitesse. Elle sait cependant jouer plus regroupée derrière quand cela est nécessaire, et c'est un test grandeur nature qui l'attend.

Les États-Unis, pour continuer la marche en avant

(photo Eric Baledent/FOF)
(photo Eric Baledent/FOF)
La Thaïlande, avec au passage un record, le Chili, et une équipe de Suède remaniée n'ont pas résisté à la sélection dirigée par Jill Ellis, qui n'a qu'un seul objectif, le titre. Il est compliqué de connaître son niveau actuel, car l'équipe n'a pas été vraiment mise en danger à l'exception de quelques actions suédoises. Offensivement, elle a battu le record de buts inscrits en phase de poule (18), et défensivement, elle n'a pas souvent été mise à l'épreuve, n'encaissant aucun but en trois rencontres. Sur le papier, c'est une phase de poule des plus réussies qu'a réalisé l'équipe, ce qui a permis à Jill Ellis de faire largement tourner son effectif, puisque seules les gardiennes remplaçantes n'ont pas joué, et seule Alyssa Naeher a disputé l'intégralité des trois rencontres. Peu mise en danger, bien reposée, la sélection états-unienne entame la phase à élimination directe dans les meilleures dispositions possible et va peut-être pouvoir donner un aperçu de son niveau actuel.

L'avis

Les États-Unis partiront favoris de cette confrontation face à une équipe espagnole qui peine à marquer, et ne donne pas pleine satisfaction derrière. Les deux équipes s'étaient quittées sur une courte victoire américaine en janvier, mais le scénario de la rencontre de ce lundi pourrait être tout autre. Le danger vient de partout du côté américain, et devrait mettre la défense espagnole à contribution.

Lundi 24 juin 2019 - 18h00

ESPAGNE - ETATS-UNIS
Reims (Stade Auguste Delaune)
Arbitre : Katalin Kulcsar (Hongrie)

0
Les Etats-Unis n'ont jamais été éliminées avant les demi-finales

1
Les deux sélections se sont affrontées à une reprise lors d'un match amical

8
Les Américaines restent sur huit victoires consécutives en Coupe du Monde et sont à deux unités du record détenu par la Norvège.

13
Les Américaines restent sur treize matchs sans défaite depuis celle face à la Suède en 2011.

Lundi 24 Juin 2019
Sebastien Duret

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