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Coupe du Monde U17 - Des déceptions, et déjà des surprises

La phase de groupes de la Coupe du Monde Féminine U-17 au Costa Rica est à présent terminée et l'on connait les huit équipes qui s'affronteront en quarts de finale pour le titre suprême. Leurs victimes, elles, sont sur le chemin du retour avec dans leurs bagages beaucoup de souvenirs, quelques regrets et pas mal d'espoirs.



Trois petits matchs et puis s'en va pour le pays hôte (photo fifa.com)
Trois petits matchs et puis s'en va pour le pays hôte (photo fifa.com)
Pour le pays hôte, le rêve de titre s'est brisé en trois morceaux et autant de défaites dans le Groupe A. Après la troisième contre la Zambie, la capitaine Gloriana Villalobos a tenté de voir au-delà de sa déception. "La chose la plus importante que j'ai apprise durant le tournoi, c'est qu'il faut avoir des valeurs et qu'il ne faut jamais jamais baisser les bras et se battre pour ce qu'on veut", confie la milieu de terrain sur fifa.com dont le talent promet un bel avenir. "Si j'ai la chance de vivre d'autres expériences comme celle-ci, je pense que je tâcherai de mettre davantage l'accent sur le collectif et moins sur l'aspect individuel, d'avoir une attitude plus altruiste et me donner à 100% pour l'équipe".

Sa coéquipière Sofia Varela, unique buteuse de son équipe, retient avant tout l'incroyable ferveur populaire qui les a portées de la première à la dernière seconde : "Nous nous attendions à jouer devant un stade plein pour le match d'ouverture, mais nous étions vraiment surprises que ce soit toujours le cas pour le deuxième. Nous avons vraiment été touchées par le dernier, parce que le public est resté après le coup de sifflet de final pour nous soutenir et chanter pour nous".

Pour la première équipe féminine zambienne à s'aventurer hors d'Afrique, la déception est moins pesante avec trois points dans la valise comme le confie tout sourire l'attaquante Janny Mubanga : "Nos premiers matches ont été difficiles mais au final, je suis heureuse car nous avons réussi à gagner contre le Costa Rica. Je ne pensais même pas que nous allions pouvoir battre qui que ce soit car c'est la première participation de notre pays à cette épreuve".

Digestion difficile

Pour l'Allemagne, poids lourd toutes catégories du football mondial, quitter si rapidement la compétition est beaucoup plus dur à avaler. "Personne ne pensait que nous allions rentrer à la maison dès la phase de groupes", admet avec tristesse la milieu de terrain Ricarda Walkling. "Mais on peut acquérir de l'expérience, même quand on perd. C'était un très grand plaisir de participer à ce tournoi, c'était une occasion de progresser collectivement et sur un plan personnel".

"Nos joueuses sont très bien éduquées techniquement et tactiquement, mais nous devons progresser sur l'aspect physique et aussi apprendre à gérer la pression, un aspect que beaucoup d'autres équipes ont mieux appréhendé que nous", ajoute la sélectionneuse Anouschka Bernhard.

La Chine attendait elle aussi beaucoup mieux de sa deuxième participation à l'épreuve, mais était fixée sur son triste sort après seulement deux rencontres. La technicienne Gao Hong, ancienne gloire des Roses d'Acier et légende du football féminin dans son pays, mesure le chemin qu'il reste à parcourir pour ses protégées : "Une Coupe du Monde est une compétition tellement différente des autres. C'est un complet changement de style de jeu. Par exemple, en Chine, les joueuses ne sont pas habituées aux contacts physiques, comme elles en ont connu ici. Elles doivent progresser dans la possession et mieux savoir jouer sous la pression athlétique de l'adversaire et jouer rapidement."

Que ce soit pour les joueuses citées ci-dessus, ou pour celles de la Corée du Nord, de la Nouvelle-Zélande, du Paraguay ou de la Colombie, une expérience sur la scène mondiale ne s'oublie jamais, et les leçons se transmettent souvent aux générations suivantes.

FIFA.com

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Mercredi 26 Mars 2014
Sebastien Duret

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