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Chine - Bruno BINI : "Mettre en place une grosse machine pour venir en France en 2019"

De retour en France, avant un stage à La Grande Motte et des rencontres amicales face à Nîmes, l'OM et Montpellier fin janvier, le sélectionneur français de la Chine Bruno Bini revient sur le début de sa nouvelle aventure (avec les feminines.fr)



Bruno Bini après la victoire contre les Etats-Unis (photo Oosports)
Bruno Bini après la victoire contre les Etats-Unis (photo Oosports)
Morceaux choisis de l'interview complète que vous pouvez retrouver sur lesfeminines.fr

« Je me régale. je suis sur le terrain tous les jours, même deux fois par jour. Et puis, parce que j’ai trouvé les gens qui partagent les mêmes valeurs que moi. C’est très bien. Après, on ne peut pas savoir de quoi sera fait l’avenir, pour l’instant j’ai beaucoup de bonheur à être là-bas. »

«Parce qu’en 3 mois, tu ne peux pas dire, partant de la 17è place mondiale, et que l’on va jouer contre le 4è, le 6è et le 9è mondial, la Corée du Sud qui est très proche de nous et seulement deux qualifiés dans la zone Asie les JO, tu ne peux pas dire que l’on va aller aux JO. Je leur ai dit, pour moi, les jeux viennent trop tôt.»

«Le gros projet, c’est la Coupe du Monde en France en 2019. Pour cela, j’ai signé un 1+3 et dans un an, on se revoit – il fallait que je sache si j’allais réussir à m’adapter, et puis eux aussi – et si comme je le pense, tout va aller comme il faut, on va signer trois ans et mettre en place une grosse machine pour venir en France et faire une bonne Coupe du Monde en France. »

«Ce sont des gens travailleurs. Beaucoup. Ce sont des bourreaux de travail. Elles ne se plaignent jamais et elles sont toujours avec le sourire. Toujours dans la bonne humeur.»

«En fait, il me semble, avec le peu de recul que j’ai, que mon travail va être celui-là : Elles ont beaucoup de clés, et aussi beaucoup de portes à ouvrir … et il me semble -peut-être- .. -je dis bien peut-être-.., car je n’ai jamais de certitudes, on leur aurait expliqué qu’il n’y avait qu’une ou deux clés qui ouvraient ces portes là. Et mon job -on y a déjà pensé-c’est de dire qu’avec cette clé là, tu peux ouvrir cette porte et qu’avec cette même clé, au bout d’un certain moment, elles puissent ouvrir sept, huit portes à la fois. C’est un petit peu le travail pédagogique que je vais avoir avec elles au niveau du football.»

« Les filles ne parlent pas anglais. Je commence à apprendre quelques mots de chinois. Les mots courants. A droite, à gauche. Avance, recule. Frappe. Bravo. je me suis fait un petit éphéméride. Je me débrouille quoi. Et j’arrive à connaître toutes les filles par leur prénom même si pour quatre ou cinq, c’est compliqué. Je leur ai donné un surnom avec leurs accords. Que ce soit plus facile.»

« J’ai de plus en plus de distances vis à vis de la presse. Moi je suis dans mon truc là-haut. Je ne lis pas les journaux, car c’est trop compliqué pour moi. Je ne vais pas sur les réseaux sociaux non plus. Je n’ai pas de comptes, s'il y en a ce sont des comptes qui ont usurpé mon identité. J’ai d’anciennes joueuses qui me donnent amicalement de leurs nouvelles et c’est clair entre nous, je ne veux pas savoir ce qui se passe en équipe de France. Elles me donnent des nouvelles de leur famille, de leur vie et cela me fait plaisir. Enfin, il y a quand même plein de personnes qui ont salué le fait que nous ayons gagné aux Etats-Unis. Ce sont les personnes qui m’aiment bien.»

« Si comme je le pense, ils ont déjà décidé de se lancer pour 2019 -après le ballon est rond pour tout le monde- cela serait tout sauf une surprise que la Chine fasse un gros truc.»

L'interview en 3 parties
Partie 1
Partie 2
Partie 3

Jeudi 31 Décembre 2015
Sebastien Duret


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